Vidéos

Le Festival OFF d’Avignon va remettre le prix du public 2015 à  « Tutu »  de Philippe Lafeuille.

Sylvie Lefrère revient sur cette oeuvre, vue en avant première à Marseille le 1er octobre 2014.

Pour ouvrir le bal de cette nouvelle saison, je n’ai pas hésité à faire l’aller et retour entre Montpellier et Marseille. La compagnie «Les Chicos Mambos», emmenés par Philippe Lafeuille,  fait son grand retour après «Méli-mélo», succès planétaire. Pour fêter ses 20 ans, elle m’a… lire la suite

Pippo Delbono, Avignon, ma Tante, Sophie Calle, la Rage, Pina Bausch, la Mère de Pippo, son souffle, la mélancolie, son corps, la mort, ses cris, chaque année ou presque depuis sa découverte, l’oeuvre de Pippo Delbono est là, en moi. Mais pour de multiples raisons qui s’entremêlent de façon abrupte, évidente et troublante, il me faut assister à l’exposition qu’il propose à la Maison Rouge, à Paris,  « Ma Mère et les autres ». Que ce soit ce jour-là, jeudi… lire la suite

Nous sommes jeudi 24 juillet, le moment de vivre la dernière Offinité des spectateurs de l’édition 2014 du Festival d’Avignon. Rythmée par les rencontres entre spectateurs, notre édition ne ressemble à aucune de celles que nous avons vécues. C’est donc pour nous déjà l’heure du bilan : In, Off… « Le Off est-il In ? Le In est-il Off ? » Ou sont-ils tous les deux « out » ?

Une nouvelle fois, nous restons fidèles au principe des Offinités, selon… lire la suite

Il est 17h50. La file d’attente  se forme à l’intérieur du théâtre de Montfavet près d’Avignon pour « Intérieur » de Claude Régy. Les intermittents s’adressent à la foule des spectateurs agglutinés dans le couloir. À Manuel Valls, ils envoient leur leitmotiv « Non merci!« . Le discours est en boucle depuis dix jours et sature visiblement le public. Puis, la consigne donnée par Claude Régy, metteur en scène âgé de 91 ans nous est communiqué: « à partir de maintenant, vous… lire la suite

La 6ème journée des Offinités du blog du Tadorne intitulée « Le grand écart du Off » nous a fait vivre un nouveau parcours sensible de spectateurs du OFF d’Avignon visant à articuler, par la pensée et par le corps, les relations entre théâtre et danse. Pour l’occasion, trois spectatrices (Franboise, Hélène, Estelle) ont inclus le groupe des Tadornes pensant, au départ, assister à une journée dédiée à la danse. Leur surprise fut totale lorsqu’elles comprirent que les Offinités plaçaient l’enjeu ailleurs. Précisément dans les mains, les pieds… lire la suite

Ce dimanche matin, le ciel est dégagé. Les animateurs du blog le Tadorne se préparent pour leur 5ème Offinité, rendez-vous régulier donné depuis le début du festival aux spectateurs désireux de vivre un parcours de spectacles, de retours créatifs, et d’un temps partagé de création avec le chorégraphe Philippe Lafeuille. À 17h, en public, au village du Off, il chorégraphie nos savoirs sensibles. Lors de nos Offinités, point de vision dogmatique sur la «culture» ; point de discours usés jusqu’à la corde….juste un mouvement, une énergie… lire la suite

En cette fin de journée au village du Off d’Avignon, nous sommes assis en cercle – chacun prend la parole. Une participante ose alors : « Je vous remercie parce que j’ai toujours pensé que le Festival d’Avignon, ça n’était pas pour moi. Dans ma famille, on m’a toujours fait penser que le Festival était réservé à une élite à laquelle je n’appartiens pas. Je n’y connais rien, je n’ai pas de culture. Et pourtant, aujourd’hui, je suis venue à Avignon, j’ai vu des spectacles du Off,… lire la suite

Deux spectacles sur nos liens avec les Antilles, l’Afrique et l’Europe méritent d’être reliés même si un continent , celui des Festivals Off et In, les sépare…Deux approches pour entendre autrement l’histoire contemporaine, alors que le passé nous a clivé.

« Noir de boue et d’obus » de Chantal Loïal au Théâtre Golovine est probablement l’une des créations du Off qui m’a le plus interpellé. Le titre est déjà une éclaboussure. Comment la danse peut-elle inviter la poésie pour évoquer la guerre 14-18 des Antillais et classée trop… lire la suite

« Adieu et merci « .

Le titre en dit beaucoup, trop peut-être. La référence aux nombreux artistes vieillissants, parfois proches de l’oubli et le désir d’un l’ultime sursaut sur une scène qui laisse la part belle aux fantômes d’une gloire pourtant si souvent annoncée, est probablement le fil conducteur de cette pièce. Un spectacle qui pour le coup, en surprendra plus d’un; par l’audace et la vigueur de l’époustouflante mise en abime de la position de l’artiste face à son public au moment précis du salut.… lire la suite

Puis-je imaginer ma vie sans la danse ? Il m’arrive parfois de ressentir ce cauchemar, de paniquer à l’idée de ne plus rien écrire sur elle; de la laisser, pour me détourner de moi, de vous. Ce soir, Klap, Maison pour la Danse à Marseille, programme «Stimmlos» d’Arthur Perole. Trente kilomètres me séparent et je dois dépasser ma fatigue accumulée depuis 10 jours. Je ne le connais pas. Juste qu’il vit dans les Alpes-Maritimes, département du bout du bout où la danse cherche… lire la suite