J’ai 53 ans, je vis à Marseille où j’ai installé mon cabinet de consultant depuis 1994 (www.trigone.pro). Enfant d’ouvriers, ce sont les enseignants qui m’ont transmis par la culture les valeurs républicaines.
Adolescent, j’ai joué dans un court métrage puis au théâtre avec le metteur en scène montalbanais François-Henri Soulié. Cette expérience initiatique a profondément marqué mon rapport à l’art en y ancrant les émotions de l’enfance. C’est tardivement, à 36 ans, que j’ai découvert mon premier spectacle de danse avec les Ballets Preljocaj (« Paysage après la bataille »). Cette révélation fut le début d’un parcours de «spectateur consommateur» jusqu’en 2005, où le chorégraphe Jérôme Bel provoqua la rupture avec «The Show must go on». En interrogeant avec provocation, humour et respect, la place du spectateur, cette œuvre fut à l’origine  en 2005, du blog «LE TADORNE»,  www.festivalier.net
Être blogueur ne peut se réduire à un statut, à un métier, mais à un travail qui s’inscrit dans un processus dynamique. Faute de quoi, le danger de se rigidifier dans une posture de critique est grand (à moins d’en adopter les codes avec tous les risques d’empiéter sur la chasse gardée de la profession !). Je suis issu de l’internet, espace du réseau, du rhizome, de l’horizontalité. À côté, je suis consultant et formateur auprès d’équipes de la petite enfance, du social et de l’éducation que j’accompagne à se projeter dans des environnements complexes.
C’est donc dans l’interaction, au cœur d’articulations créatives que je trouve l’énergie pour régénérer mon écriture et mon métier D’autre part, j’ai connu le chorégraphe Philippe Lafeuille en 2009 lors d’une correspondance où il saluait et encourageait mon travail de spectateur. Expert danse à la DRAC Ile de France, il pressentait que les commissions d’attribution des subventions aux compagnies s’ouvriraient tôt ou tard aux spectateurs engagés. En janvier 2011, pour accompagner sa création «Cendrillon, Ballet Recyclable», il fonda sa compagnie «La Feuille d’Automne». Il me demanda d’en être le Président. J’ai accepté, conscient de la portée symbolique de cette proposition.
Pascal Bély.
06 82 83 94 19 / pascal.bely@free.fr
« Nous devons préserver les lieux de la création, les lieux du luxe et de la pensée, les lieux du superficiel, les lieux de l’invention de ce qui n’existe pas encore, les lieux de l’interrogation d’hier, les lieux du questionnement. Ils sont notre belle propriété, nos maisons, à tous et à chacun. Les impressionnants bâtiments de la certitude définitive, nous n’en manquons pas, cessons d’en construire. La commémoration elle aussi peut être vivante, le souvenir aussi peut être joyeux ou terrible ».Jean – Luc Lagarce.

Une réponse à L’agitateur, Pascal Bély

  • lefebvre dit :

    bonjour monsieur bély,
    je vous cherchais depuis la formation aideravar, je suis la trésorière, amatrice de preljocag, se demandant où elle se positionne dans l’assos.
    juste pour vous dire merci, çà m’a bien sortie de ma confortable position. et j’ai repris des projets, laissé en état depuis …20 ans.
    réservation de billet à faire pour juillet à château vallon, j’espère vous y rencontrer, mon mari est aussi un grand amateur de ces spectacles.
    au plaisir de vous revoir, avec aideravar, laurence me l’a confirmé.
    michèle

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