Archives mensuelles : février 2010

« Il faut absolument être moderne », Arthur Rimbaud, « Une saison en enfer »

C’est sur cette « injonction » du poète maudit que Jacques Blanc, directeur du Quartz, Scène Nationale de Brest, ouvre son édito (1)  sur le festival « Antipodes » qui aural lieu du 2 au 13 mars 2010. Ça nous inquiète toujours un peu de devoir absolument être quelque chose.Mais… La suite nous donne envie, elle teinte les propos de Rimbaud d’une dimension d’ouverture… lire la suite

L’hiver n’en finit plus et nos corps se calfeutrent à l’image d’un pays apeuré qui maltraite tout ce qui n’est plus dans la norme. Le « bien » prend le pouvoir pour effacer le « mal » qui se propage. Nous « polissons » pour mieux masquer l’effroyable : les dérives fascisantes et sécuritaires du discours politique et managérial, la violence esthétique de nos entrées de ville, les principes de précaution qui moralisent la prévention. Notre société est incroyablement violente, mais nous cachons,… lire la suite

Le théâtre des Doms, « la vitrine sud de la création en Belgique francophone », reçoit deux spectacles de la programmation des Hivernales d’Avignon. Avec chaleur, le responsable du lieu nous accueille, jusqu’à nous offrir thé et café chaud à l’entracte. Ici, en terre belge, l’accueil est gratuit, sans bande sonore de supermarché. Il se trouve que les deuxpropositions sont accueillantes et réchauffe l’ambiance glaciale qui plombe le festival. Tout est donc lié.

Ce soir, Patricia Guannel impressionne, sidère, hypnotise.  « Lespri Kò… lire la suite

« Ce qui m’intéresse principalement aujourd’hui c’est que le spectateur ne soit plus placé devant une oeuvre, mais qu’il pénètre à l’intérieur de l’oeuvre » déclare Christian Boltanski au sujet de « Personnes », l’exposition qu’il donne à voir jusqu’au 21 février au Grand Palais.

Dans la « Mélancolie des Dragons« , actuellement au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées, Philippe Quesne nous fait pénétrer dans le parc d’attractions de six hommes aux cheveux longs, amoureux des groupes de hard rock des années… lire la suite

Ambiance glaciale pour l’ouverture du festival de danse contemporaine en Avignon, « les hivernales ». Le public n’est pas au rendez-vous pour « Switch me off », fruit d’une rencontre entre un metteur en scène (Thomas Ferrand) et un chorégraphe, directeur du Centre Chorégraphique National de Tours (Bernardo Montet). Pourtant, nous aurions du être nombreux pour accueillir la danse, art de l’ouverture, tant on imagine difficilement l’inverse : un chorégraphe dirigeant des comédiens. On serait en droit d’attendre que ce spectacle… lire la suite

Nineteen sixty-five?« Je me souviens… ». À la Perec, on nous invite. Ça sent l’enfance… le moment où l’on n’est pas assez grand… mais où pourtant on respire les effluves d’interdit d’un frustrant et? bien trop loin ? « plus tard, quand tu seras grand ! »… 

Ce soir ça y est… je suis grand… , c’est déjà un peu plus tard?Je vais la voir cette « Paper dance », celle qui m’a fait rêver… lire la suite

Ainsi donc, l’Afrique fait de nouveau parler d’elle. Alors qu’un média français l’insulte avec une émission de télé réalité, un festival de danse contemporaine la met à l’honneur (« Les Hivernales d’Avignon »). Tandis que le site « Arrêts sur Images » faisait dernièrement le point sur le terrible problème d’image dont souffre ce continent, condamné à la fatalité des stéréotypes, l’éditorial (1) du directeur des Hivernales crée le malaise. Là où TF1 ridiculise les Africains à coup d’animaux dangereux et de danses tribales, Emmanuel Serafini… lire la suite

Pour Louis Jouvet, « le théâtre rend aux hommes la tendresse humaine ». Aujourd’hui, nous pouvons compter sur le théâtre belge et allemand pour « humaniser » les programmations « tendances » et déplacer le spectateur vers les eaux troubles que l’on éclaircit trop souvent pour ne plus le choquer. L’auteur et metteur en scène Franz Xaver Kroetz nous propose avec « Negerin » (négresse), une oeuvre qui permet à trois acteurs d’exception (Laurent Caron, Didier De Neck et Anne… lire la suite

« Bla, bla, bla« : les mots se succèdent et la lassitude se creuse dans cet air-plane-movie du sentimentalisme multiculturel.

« France do Brasil », mis en scène par Eva Doumbia, est un assemblage de textes écrits par Aristide Tarnagda, originaire du Burkina Faso, suite à des improvisations faites par les acteurs qui composent la troupe multiethnique (brésilien, africain, français, arabe?) de « La part du Pauvre ».

À la lecture du résumé dans le programme, j’entrevois le… lire la suite

Le théâtre penche. Après les structures métalliques et les échafaudages qui ont envahi les scènes du dernier Festival d’Avignon, métaphore de la déshumanisation de nos sociétés, la tendance est à la pente. « Avatar » le film de James Cameron illustre ce monde en 3D, où le bas est en haut, où tout penche pour mieux rééquilibrer le vivant. Deux pièces méritent une analyse approfondie, d’autant plus que leurs scénographies se ressemblent étrangement.

 « Öper Öpus» de Zimmerman et De Perrot nous offre une scène toute… lire la suite

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