EN COURS DE REFORMATAGE

À plusieurs reprises, des amis et lecteurs nous ont questionnés: pourquoi ne pas publier à l’avance l’agenda des spectateurs Tadorne? J’ai hésité à répondre favorablement, car je ne souhaitais pas positionner le blog sur le terrain de la communication culturelle. Peu à peu, une évidence s’est imposée: cet agenda peut être un outil pour partager avec nous nos choix et nos engagements.

Voici donc l’agenda du mois d’octobre de Sylvie Lefrere, Bernard Gaurier, Laurent Bourbousson, Sylvain Saint Pierre et Pascal Bély.

De Marseille, à Paris, en passant par Rennes, Nantes,… lire la suite

Ma programmation de spectateur a d’étranges coïncidences. Mercredi 3 avril, Pippo Delbono dans «Dopo la Battaglia» à la Comédie de Valence métamorphosait la scène en espace mental où le péril d’une folie collective faisait émerger la poésie du fou dansant, celle qui nous sauvera («Pina, Bobo, Pippo») . Quelques jours après, le 3 bis F (lieu d’art contemporain à Aix en Provence niché au coeur de l’hôpital psychiatrique Montperrin) programmait «Tentative de trous pour voir le ciel à travers» de Christelle Harbonn. C’est… lire la suite

Au fond du plateau, il y a des chaises alignées: bien sûr on pense à Pina Bausch.

Des portes se ferment et s’ouvrent: bien sûr on pense à Pina.

Ils sont en habillés en  rouge, combinaison de soie, et l’on pense encore à Pina.

Il y a le Lac des Cygnes et toujours, on pense à elle.

Aujourd’hui, Pina n’est plus seule. Elle a son guide, son fidèle, son fils…. Pippo Delbono, quasiment inconnu en France, nous subjugua en 2002 avec «Il silenzio» à… lire la suite

Il arrive que la danse soit en harmonie avec la ville. Le festival «Tanz im August» se fond dans Berlin jusqu’à devenir invisible. A chaque spectacle, la même sensation : on y explore l’espace à l’image d’une capitale qui élargit ses frontières pour y accueillir l’improbable créatif. Retour sur quatre propositions au coeur d’une ville accueillante et si calme…

Gregory Maqoma est Sud-Africain. Dans «Beautiful me», il est accompagné de quatre musiciens pour ce solo crée avec trois chorégraphes de renom (Akram Khan,… lire la suite

La machine est partout. « Tapez 1,puis 2 et * pour revenir au menu précédent« . Les automates d’accueil peuplent nos imaginaires, provoquent le cauchemar à l’image des chaînes automobiles d’antan. C’est aussi cela le progrès: changer la forme mais toucher le fond. La vison de la relation humaine s’industrialise même au théâtre où certains artistes convoquent une machinerie sur le plateau censée transcender le propos. A quelques jours d’intervalle, quatre compagnies m’offrent une étrange traversée…

Hélène Cathala est chorégraphe. Pour le festival Dansem à Marseille,… lire la suite

Las 3h30 de la mañana. Los espectadores ya no tienen mucha fuerza después cinco horas de esta obra de arte pictural, de un teatro coreográfico, agotados por tantas solicitaciones  visuales, auditivas e incluso olfactivas. « La casa de la fuerza » de la española AngélicaLiddel es un puñetazo, que nos precipita dentro de la crisis, la que habíamos olividado demasiado pronto.

Salvo que el teatro está aquí para reavivar las heridas porque todos somos hechos de esta materia. Esta noche, en el Cloître des Carmes, actores… lire la suite

« C’est une pièce culte »; « A ne pas manquer »; « comment ça, tu ne l’as pas encore vue? ». La pression est forte à la veille de « Rosas Danst Rosas » d’Anne Teresa de Keersmaeker, jouée au Festival Montpellier Danse. Cette pièce, créée en 1983 pour quatre danseuses (dont la chorégraphe) est une oeuvre majeure du répertoire de la danse contemporaine. Car, comme le précise Wikipédia , « certains… lire la suite

La chorégraphe Odile Duboc n’est plus. Une de ses oeuvres, « Rien ne laisse présager de l’état de l’eau » m’avait bouleversé en 2008. Je me souviens des lumières de Françoise Michel et de l’état « liquide » dans lequel je me trouvais alors…Inoubliable…Cette danse sensible et éclaireuse va me  manquer…

Rarement la rédaction d’un article ne m’a autant impressionné. Intimidé, j’écris à partir de ma confusion, sans trop savoir où j’évolue. « Rien ne laisse présager de l’état de l’eau »… lire la suite

« Il faut absolument être moderne », Arthur Rimbaud, « Une saison en enfer »

C’est sur cette « injonction » du poète maudit que Jacques Blanc, directeur du Quartz, Scène Nationale de Brest, ouvre son édito (1)  sur le festival « Antipodes » qui aural lieu du 2 au 13 mars 2010. Ça nous inquiète toujours un peu de devoir absolument être quelque chose.Mais… La suite nous donne envie, elle teinte les propos de Rimbaud d’une dimension d’ouverture… lire la suite

« Ce qui m’intéresse principalement aujourd’hui c’est que le spectateur ne soit plus placé devant une oeuvre, mais qu’il pénètre à l’intérieur de l’oeuvre » déclare Christian Boltanski au sujet de « Personnes », l’exposition qu’il donne à voir jusqu’au 21 février au Grand Palais.

Dans la « Mélancolie des Dragons« , actuellement au Théâtre du Rond-Point des Champs-Elysées, Philippe Quesne nous fait pénétrer dans le parc d’attractions de six hommes aux cheveux longs, amoureux des groupes de hard rock des années… lire la suite