EN COURS DE REFORMATAGE

Mardi 12 juillet, Journée noire au Festival d'Avignon.

 
 


J'ai rendez-vous à 19h au Théâtre Municipal pour B. ¹03 Berlin de Roméo Castellucci. Je n'aime pas ce théâtre : il est vieux, mal fait et l'on ne trouve jamais sa place?Quelle métaphore ! Des lapins en tissu occupent les places des spectateurs. Je dois, tout au long de la pièce, composer avec un objet que je n'ai pas choisi. Le lapin sert immédiatement de repose pied et d'exécutoire tout au long de ce spectacle prétentieux.

 


Je ne suis pas au… lire la suite

 

Il est 13h en ce dimanche à l’ambiance d’un printemps humide. J’ai le cœur qui bat comme si j’avais un rendez-vous amoureux. Cela peut paraître étrange mais Olivier Py a su créer avec son public un lien unique. Notre dernière rencontre remonte à 2000 pour « l’Apocalypse Joyeuse »  où de 17h à 5h du matin, j’avais assisté à l’un des plus grands spectacles de ma vie. Je repense encore à cette ambiance si particulière dans le public quand débuta à 4h du matin le dernier acte ! Seul le… lire la suite

Lundi 11 juillet 2005. Une journée européenne.

France Inter ; 8h20. Bernard Kouchner est l'invité du matin. Il évoque Srebrenica, dix ans après. Il semble gêné lorsque le journaliste évoque le rôle de la France lors de ce massacre. Je ne me doute pas encore que la faillite de l'Europe me guidera vers Avignon.


19h à la Salle Benoît 12. J'attends pour « The Biography Remix »  de Michael Laub. Cette pièce retrace la vie de Marina Abramovic, artiste Serbe, pionnière du « body art » qui consiste à repousser… lire la suite

Il est 14h30, sous un soleil de plomb (ne comptez pas sur le Festival d’Avignon pour protéger son cher public…alors que les attachés de presse sont tranquillement à l’intérieur, au frais…) ;  j’attends pour « Dieu et les esprits vivants » de Jan Decorte. C’est un artiste inconnu en France et les attentes sont fortes pour la critique et le public. Une dame s’approche de moi ; Libération et son cahier spécial sur la scène flamande est introuvable sur Avignon. Je lui promets de lui donner; elle me propose de… lire la suite

Je file à La Chartreuse de Villeneuve lez Avignon. J’adore ce lieu, propice à la réflexion et à la culture. Je m’arrête à la librairie. Les ouvrages d’Olivier Py sont en bonne place mais je n’achète rien…comme si Jan Decorte m’influençait sur ce choix littéraire ! Ne me demandez pas pourquoi, j’ai rendez-vous avec ma psychanalyste mardi !


« Le cas de Sophie K. » débute avec un décor minimaliste (un piano, des ordinateurs et un canapé). Jean- François Pêyret et Luc Steels ont voulu nous raconter l’histoire de la mathématicienne, romancière,… lire la suite


Je quitte Villeneuve pour le Palais des Papes (avouez que cela fait un peu chic, non ?) pour « L’histoire des larmes », par Jan Fabre. Je tente un jeu de mots… « Une pièce à pleurer » ! Où est donc le sens ? Suffit-il de faire du bruit sur scène pour se faire entendre ? A quoi sert-il de répéter les mêmes phrases (« l’urine, les larmes, la sueur ») si ce n’est pour masquer la pauvreté du texte. Il y a certes quelques beaux moments (notamment quand les danseurs enveloppe les parties de… lire la suite


Dimanche 2 juillet ; Marseille;  22h…J’ai rendez-vous avec Anne Teresa de Keersmaeker. Cela se voit…D’un pas décidé, j’arpente le parc Henri Fabre, heureux de commencer mon périple festivalier et de retrouver l’univers complexe de cette chorégraphe. Elle  a toujours eu le talent de relier avec humour ce qui s’oppose. J’ai besoin de relliance au moment où la France s’enferme dans les oppositions, où tout semble se cliver si vite.
Soudain, sur le chemin qui me menait vers l’entrée, je rencontre A. (une connaissance professionnelle) et son amie. Elles souhaitent vendre leur place au regard de… lire la suite