THEATRE FRANCAIS CONTEMPORAIN

L’après 2013 sur le territoire métropolitain de Marseille donne déjà quelques signes d’inquiétude. Point de rendez-vous marquant pour les semaines à venir; place toujours aussi minimaliste de la danse dans les programmations ; Le Merlan, scène nationale, toujours sans projet… 2013 semble ne rien avoir changé structurellement. En parcourant ma page Facebook, je lis ce qui se joue ailleurs et ne viendra probablement jamais ici.

Comment s’accrocher pour ne pas perdre le fil qui me relie au monde de l’art ? Il y a eu la… lire la suite

En cette fin de semaine, je sors hors des murs de la ville. Je roule, tambour battant, vers un de mes lieux préférés, Sortie Ouest à Béziers. La fraicheur de la nuit nous accueille, et dès le premier chapiteau, l’équipe est là, attentionnée pour chaque spectateur. Un sourire, un mot, un geste. Quel plaisir de retrouver Isabelle, Laurent, Jean et les autres !

Le deuxième, légèrement plus grand, nous invite dans le plaisir de la bonne bouche, autour de cuvées et de produits de la région. On y… lire la suite

C’est à l’auditorium de Quimper. Je m’imaginais une grande salle. C’est finalement une église, transformée en lieu de spectacle comme il en existe tant dans le sud de la France (à Marseille, à Avignon). Ce choix n’a rien du hasard: on entre ici, non pour se recueillir, mais pour s’accueillir, spectateurs de passage, adolescents et adultes, en transit entre ici et là-bas. L’oeuvre «A la renverse» est la pause nécessaire, le temps de s’interroger sur sa route, sa trajectoire de vie ; de penser à ses amours… lire la suite

Comment faire entendre les textes de Jean Vilar (correspondance avec sa femme, notes de mise en scène et de tournée, extrait du Memento…) et les rendre vivants aujourd’hui ? Tel est le pari réussi du metteur en scène Stanislas Roquette et de l’acteur Stanislas Siwiorek dans «La machine de l’Homme» présenté à la Maison Jean Vilar au cours du dernier Festival d’Avignon.

Isoler Vilar dans une chambre, le montrer seul face à lui-même s’avère une porte d’entrée intéressante pour éloigner le spectateur de l’homme public… lire la suite

La société française se prépare à la prise de pouvoir des institutions par le Front National. La sphère médiatique est acquise à ce processus en le validant par ses prédictions sondagières qui alimentent des éléments de langage d’une classe politique aux ordres de la communication. Je reste donc très attentif à ce que les artistes nous renvoient pour ouvrir nos systèmes de représentation et nourrir une pensée affaiblie par tant de dogmes descendants sans visée.

Cette semaine, le Festival Actoral à Marseille a répondu présent à travers deux propositions qui,… lire la suite

Depuis le Festival d’ Avignon, nos corps de spectateur étaient au repos. Aujourd’hui, nous avons rendez-vous avec Gwenaël Morin au Théâtre de la Bastille à Paris. Cet homme et sa troupe nous ont à plusieurs reprises bouleversés et nous l’avons écrit : avec enthousiasme, plaisir et gravité. Aujourd’hui, nous retrouvons ce théâtre avec sa petite jauge de spectateurs qui permet cette proximité avec les acteurs sans qu’elle soit outrancière ou démagogique. Nous nous apprêtons à vivre cinq heures de théâtre autour de quatre œuvres de Rainer Werner Fassbinder (… lire la suite

From: Sylvie Lefrere < lefrerepuer@aol.com

Envoyé : mercredi 17 juillet 2013 17:10

To: Pascal Bely<pascal.bely@free.fr>; s.saint-pierre@hotmail.fr>

Chers amis,

Ce soir, nous nous retrouvons tous les trois au Palais des Papes pour la dernière création de Jérôme Bel, «Cour d’Honneur», traitant de la mémoire des spectateurs autour de ce lieu mythique. J’en attends beaucoup, car cette posture du spectateur est un sujet qui m’alimente et me questionne au sein de notre groupe de Tadornes ! Voyons comment Jérôme Bel pose sa patte créative,… lire la suite

Ils sont face à nous. Depuis plus de trois heures. Ils n’ont jamais eu peur du public. Bien au contraire. Ils l’ont affronté, non pour le caresser dans le sens du poil, mais pour l’inclure. Ils sont jeunes (entre 25 et 35 ans) et leur arrogance créative provoque un plaisir fou. La salle les ovationne. Ils n’en reviennent pas eux-mêmes. Certains sont au bord de craquer par tant de fatigue accumulée et d’affection reçue de la part d’un public reconnaissant de ne pas l’avoir plombé ou disqualifié.

Je suis également… lire la suite

Il faut être insouciant pour proposer au public du Off une telle aventure. Il faut être jeune, certainement. La Nivatyep Compagnie, sous la houlette de Juliette Peytavin (vous aurez remarqué au passage l’ambigramme) déborde d’audace, de fraîcheur, d’imprudence, mais surtout de tendresse.

Tout commence à l’ERAC (École Régionale d’Acteurs de Cannes), véritable vivier pour comédiens en devenir. Juliette Peytavin s’interroge sur les variations de rapports au sein d’un groupe imposé. Ses trois années d’étude lui permettront de travailler le sujet, à la manière d’un sociologue de… lire la suite

Pendant le Festival d’Avignon, j’aime nos échanges de spectateurs sur notre groupe Facebook. Ils sont sans concession. À propos de «Par les villages», mise en scène de Stanislas Nordey, Francis Braun écrit: «Je suis prêt à me battre pour défendre ce spectacle». Pascale s’impatiente: elle attend des propos plus étayés ! Nicolas, fidèle lecteur, lui répond:  «Ça va venir. Les Tadornes s’invectivent et se défient avant la bataille d’arguments».

Je n’ai pas vu la pièce, mais le texte de… lire la suite