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Frédéric Flamand, fier d’être marseillais….

 


Une semaine pour écrire…sur « La Cité Radieuse » chorégraphie de Frédéric Flamand, vue au Théâtre de la Criée de Marseille samedi 5 novembre 2005.
Une semaine pour vous faire part d’une œuvre saluée par la presse, le public et qui m’a laissé indifférent pour ne pas dire…dépité.
Une semaine pour tenter de dénouer les fils…Rien n’y a fait.
Je suis plombé par le contexte marseillais et français. J’ai vu cette œuvre au moment où les traminots reprenaient provisoirement le travail après une grève de 32 jours. Suis-je toujours en 2005 pour qu’un tel conflit social s’éternise ? Marseille a le visage d’une ville en dehors de la modernité, repliée sur des bastions, engluée dans la pauvreté. Frédéric Flamand a-t-il senti cette fragilité, ce totalitarisme rampant au moment de concevoir « La cité radieuse » ? Il y a de quoi douter vu les réactions du public marseillais.
Pourtant, l’idée lumineuse de revisiter «La cité radieuse » de Le Corbusier en collaboration avec l’architecte Dominique Perrault pouvait donner de la perspective, du propos, du sens au moment même où les banlieues explosaient. Puisqu’il s’agissait de « créer une vision au-delà du miroir » (dixit Perrault)…Promesse non tenue à la limite de l’imposture ! J’ai bien tenté, comme on me l’y invitait,  à ne  plus me centrer sur un point de la scène mais à naviguer tantôt vers les images numériques, tantôt vers les mouvements du danseur ou du collectif. Certes. Mais pour quoi ? Plus le spectacle avançait, plus je m’en éloignais comme si tout cela ne m’était pas adressé. Etrange sensation, ni agréable, ni désagréable.
Une semaine pour écrire sur l’indifférence!
A la fin de la représentation, le public criait sa satisfaction ! Je me croyais à une manifestation sportive ! Le comportement du public répondait-il à un message subliminal de Flamand ? Lequel ? En quittant rapidement la salle, j’ai pris le temps de lire la revue de presse (très positive) sur ce spectacle. Mon regard est attiré par un titre – Frédéric Flamand : "les marseillais sont fiers de leur ville"-. C’est donc peut-être cela. Au-delà du miroir, il y a peut-être l’acte d’engagement de Frédéric Flamand au Ballet National de Marseille. Ou alors, le désir de redonner de la fierté aux marseillais comme au temps de Le Corbusier.
La fierté…Il serait peut-être temps de sortir de ce petit jeu démagogique et de donner aux marseillais autre chose que leur miroir déformé.

Je m’égare…peut-être.

A lire les différents sujets "Danse" du Tadorne:

Le Ballet d’Europe à la Friche Belle de Mai: l’imposture rêvée…

« La fin des terres » de Philippe Genty enveloppe le public du Toursky…

La place du Singe" d’Angot, Monnier: le beau souvenir d’Avignon 2005.

La magie inoubliable de Raimund Hoghe sur ARTE.

"Danse à Aix": les faux pas de l’édition 2005

"Last Landscape" de Joseph Nadj: l’autoportrait des festivaliers?

Mathilde Monnier plombe la soirée du Festival d’Avignon.

Christian Rizzo: le magicien du Festival d’Avignon.

L’Europe vu par Roméo Castellucci au festival d’Avignon

Angelin Preljocaj et "Les 4 saisons": l’exil à Châteauvallon!

William Forsythe, "You made me a monster", …

Vandekeybus au Festival d’Avignon: « Puur » se perd…

B. ¹03 Berlin de Roméo Castellucci m’a perdu…

« Anathème » de Jacques Delcuvellerie: la messe est dite.

Jan Fabre et "l’histoire des larmes": le rendez-vous manqué.

Les réseaux européens de Danse au Festival de Marseille: une forme olympique?

La chambre D’Isabella: les retrouvailles d’Avignon 2004

Anne Teresa de Keersmaeker: la désunion…

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La Mairie d’Aix en Provence déshabille la danse

En ce dimanche pluvieux, je décide d’aller au cinéma…”L’enfant” des Frères Dardenne est à l’affiche. C’est un beau film, noir et optimiste qui donne espoir en l’homme…En l’humanité…
Je sors du cinéma…Il est 17h…Que faire dans cette “ville d’eaux et d’arts”? La galerie du Conseil Général est ouverte pour une exposition au titre prometteur: “Deuxième peau…Habiller la danse“. Il s’agit à travers de multiples photos et d’habits de scène de démontrer comment les chorégraphes ont habillés le corps. Les photographies de Laurent Philippe sur les chorégraphies d’Angelin Preljocaj, de Pina Baush, et de William Forsythe sont magnifiques. J’ai l’impression de faire le bilan de mon parcours de jeune spectateur chorégraphique…Quelques costumes de Découflé et de Jean-Paul Gautier agrémentent cette belle exposition…En quittant les lieux, je fais part à l’hôtesse d’accueil d’une erreur dans la légende d’une photographie d’Angelin Preljocaj. Elle ne prend même pas la peine de noter ma remarque: “je ne fais que de la surveillance”. Le Service Public me désespère parfois…En sortant, je croise Angelin Preljocaj qui se rend à l’exposition…!

Cette exposition se tient dans un contexte pour le moins tendu. L’absorption du festival “Danse à Aix” par le Centre Chorégraphique National (Les Ballets Preljocaj) soulève la polémique. Cette décision prise par Mme Joissains, Maire UMP et par la DRAC est inacceptable à plus d’un titre:
– Au regard des procédures de Délégation de Service Public (puisqu’il s’agit de “changer d’opérateur” dixit le Maire, pourquoi n’y-a-t il pas un appel d’offres? C’est une question de transparence et d’égalité.)
– Au regard de l’absence de projet artistique de substitution. Sur quel projet ce transfert s’opère-t-il? Nous n’en serons rien tant le silence des “adjoints” à la culture de Mme Joissains et des Ballets Preljocaj est assourdissant. Pourtant, c’est une question légitime si l’on veux bien se mettre à la place du festivalier contribuable citoyen!
– Au regard des confusions dans les positionnements. Ginette Escoffier, ancienne Directrice de “Danse à Aix” est membre du Conseil d’Administration des Ballets Preljocaj.  Bizarre, non? N’y-a-t-il pas conflits d’intérêts ou tout au moins une éthique à respecter?
Entre:
– L’aberration d’une telle décision d’un point de vue moral, politique et juridique,
– Le piètre bilan artistique de l’édition 2005 de “Danse à Aix” (à lire mon bilan, tellement annociateur de la tempête actuelle!)
– et mon attachement au travail artistique d’Angelin Preljocaj,
…ce soir, je n’arrive pas à être manichéen.
En effet, je me souviens encore de l’édition en mai 2004 de “Corps à coeur”, festival crée par les Ballets Preljocaj ou durant une semaine, j’ai pu découvrir de magnifiques chorégraphes et danseurs venus de l’Europe entière (voir même de Russie avec Olga Pona). Je me souviens d’une belle ambiance parmi le public, ravi de découvrir ces propositions étonnantes (Comment oublier  Lisbeth Gruwez dansant sous une pluie d’huile d’olive dans ” Quando l’uomo principale è una donna” de Jan Fabre). Je rêve donc d’un festival 2006 à l’image de ce “Corps à coeur”…si bien habillé! Je ne saurais trop vous conseiller de vous rendre sur www.ladanse.com. La rubrique sur “Danse à Aix” est éloquente. Les réactions sont violentes, sans distance et sans proposition pour un  projet alternatif.  Il fallait  une autre orientation pour “Danse à Aix”. A force d’isolement, d’enfermement dans des choix artistiques dépassés et d’absence de mise en réseau avec Dansem, Les Hivernales, Objectif Danse, “Danse à Aix” s’est laissé piégé par l’arbitraire.
Les danseurs peuvent aller se rhabiller…
Le Service Public me désespère parfois…Aix en Provence et ses édiles, souvent…

Pascal Bély – www.festivalier.net


A lire sur le même sujet:

Le bilan de “Danse à Aix”, édition 2005.

La fin de “Danse à Aix”…suite!

Danse à Aix: le renouveau?

Danse à Aix : petit enterrement entre amis?


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“Danse à Aix”: les faux pas de l’édition 2005

CET ARTICLE A ETE ECRIT LE 10 AOÛT 2005.

Avec « Danse à Aix », j’ai une histoire quelque peu particulière. Je suis arrivé à Aix en Provence en 1997 et ce festival a été ma première immersion dans la vie culturelle de la ville. Je venais d’Orange, ville dirigée par le Front National, et les manifestations d’opéra et de danse de l’été 1997 étaient pour moi un bain de jouvence…démocratique ! C’est à « Danse à Aix » que je vis pour la première fois un spectacle de danse (Angelin Preljocaj puis Daniel Larrieu…excusez du peu !). C’est ce festival qui a fait ma culture chorégraphique pour me guider plus tard vers « Les Hivernales d’Avignon », vers « Montpellier Danse » et surtout vers les spectacles de danse du Festival d’Avignon. Ce rappel est important car il situe le contexte du bilan de l’édition 2005 dans une perspective historique.
Autant le dire tout net, l’édition 2005 est la plus mauvaise depuis 1997. L’esprit du Festival s’est éloigné ; le public a déserté de nombreuses soirées au Parc Jourdan et la qualité artistique des propositions a souvent fait défaut.

L’absence de projet global.

Je n’arrive pas à cerner la ligne directrice, le projet global de ce festival. Certains me rétorqueront que le principal est de présenter des spectacles variés, qui plaisent au plus grand nombre ! Sans cette ligne, sans le projet, le spectateur compare, oppose, là où il faudrait relier et mettre en perspectives. Le projet guide le spectateur ; il l’aide parfois à comprendre quand le propos est difficile ou quand les résonances personnelles sont fortes.
Comment comprendre le projet de « Danse à Aix » quand cohabite le raffiné « Steak House » de Gilles Jobin avec l’artillerie lourde de Josette Baiz et la vulgarité chorégraphique de Nathalie Pernette ? A elle seule, la différence ne fait pas lien ! Comment relier les belles « Aphorismes géométriques » de Michel Kelemenis avec l’affligeant spectacle de cabaret «Ca sent l’humain » de Roser Montlo Guberna et Brigitte Seth ? Comment  relier quand, dans la même soirée, cohabite le bouleversant « Welcome to bienvenue » de Xavier Lot et « L’ADAMI Académy » ?
Les slogans publicitaires vide de sens (« Savoir Danser Fort » pour l’édition 2005) ne sauraient masquer l’absence de projet global.

Un festival replié sur lui – même, enfermé dans des schémas répétitifs de   programmation.
Peu de festivals sont aujourd’hui aux mains d’une seule personne. En effet, face à la complexité des propositions artistiques, seule une équipe est en capacité de travailler un projet dans sa globalité. « Avignon » est dirigé par un trio, « Les Hivernales » par une équipe inscrite en réseau dans un projet européen,…A Aix,

Patrice Poyet dirige seul et nous présente chaque année ses goûts personnels. Soit. Ainsi nous retrouvons depuis 2002 des chorégraphes sensibles à la culture gay (Horta cette année, Faizal Zeghoudi en 2004), à l’esprit « Cabaret » (Berrettini en 2004, Roser Montlo Gubernaen en 2005) ; nous retrouvons l’incontournable Josette BaÏz, et les chorégraphes régionaux amis du Directeur, souvent dépourvus d’un propos porteur de sens. En 2005, nous avons eu droit à deux spectacles à l’esprit identique et aux performances artistiques plus que douteuses (Nathalie Pernette et Roser Montlo Gubernaen). La danse "cabaret" est-elle à ce point en vogue pour qu’elle ait une telle place? Je ne reconnais pas dans cette programmation la vivacité de la création en France et en Europe (cf. la programmation des "Hivernanes" en Avignon et du "KunstenFESTIVALdesarts" à Bruxelles).
Au final, le festival semble replié sur lui-même, destiné aux amis des amis. Il suffisait de voir le public pour « Talents Danse » ou les « Aphorismes géométriques » de Michel Kéléménis: tout le monde semblait se connaître ! Dès lors, comment ne pas s’étonner de la désertion de la presse nationale qui a manifestement préféré aller voir ailleurs après les tous premiers spectacles (Robyn Orlin et Nadj chez Baë). Il faut ajouter que pour la première fois,

Patrice Poyet était présent dans une des créations (« Journal d’inquiétude » de Thierry Baë) ; il n’a jamais hésité chaque soir à monter sur scène pour nous présenter le programme de la veille, et du lendemain (quelle valeur ajoutée pouvait bien apporter ces informations si ce n’est de masquer l’absence d’un projet fort…il fallait bien occuper le terrain…)
Un festival à la pédagogie absente.

Pour la première fois,
je n’ai pas pu conseiller à mes amis néophytes un spectacle de l’édition 2005. Cela me semblait révélateur d’une absence de projet pédagogique. Josette Baïz ne pouvait servir à elle seule d’alibi ! A titre d’exemple, j’ai pu faire découvrir la danse à un ami grâce à « La Chambre d’Isabella » de Jan Lauwers au Festival de Marseille.

Il faut retrouver ce lien pédagogique et sortir des effets de modes enfermants qui n’alimentent que leurs auteurs et leurs quelques admirateurs.

Un festival en baisse de moyens.

La baisse des moyens était palpable cette année. De trois représentations à l’Archevêché en 2004, nous n’avons eu droit en 2005 qu’au très consensuel « Ballet du Grand théâtre de Genève ». Deux jours plus tard, le Ballet Preljocaj s’isolait en programmant « Near Life Expérience » en dehors du Festival, alors que sa nouvelle création "Les 4 saisons" etait programmée à Châteauvallon et à "Montpellier Danse"…Cherchez la cohérence!

Le partenariat avec l’ADAMI a permis de  maintenir, faute de moyens, une programmation sur le papier, bien pauvre en propositions innovantes quand elle n’a pas frôlée l’imposture.
En dernier lieu, il faut ajouter les conditions de confort déplorables du Parc Jourdan où le public a du s’asseoir sur de nombreuses chaises cassées, se contorsionner le cou au Château de Trets en l’absence de gradin et recevoir en prime au cours du spectacle, des charmants cailloux envoyés par les habitants de ce village  (qui le restera pour longtemps!)

J’ai découvert grâce à « Danse à Aix » un beau chorégraphe (Michel Keleménis) et un etonnant danseur (Bienvenue Bazié). C’est insuffisant pour sauver l’ensemble de la programmation.

Une autre orientation devra être prise l’an prochain pour la 30ème édition en partenariat avec les Ballets Preljocaj et en réseau avec les compagnies et festivals européens.
Faute de quoi, les festivaliers pourraient faire quelques perturbations chorégraphiques.

A lire sur le même sujet:

La Mairie d’Aix en Provence déshabille la danse".

La fin de "Danse à Aix"…suite!

Danse à Aix: le renouveau?

Danse à Aix : petit enterrement entre amis…

Bernard Menaut assure la sécurité de « Danse à Aix »

William Petit et le « désordre » européen à « Danse à Aix »

Robyn Orlin à "Danse à Aix".

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La fin de Danse à Aix.

Libération à publié dans son édition du 17 octobre 2005 un article sur la disparition dans sa forme actuelle de "Danse à Aix". La Direction du Festival m’a envoyé par mail son communiqué officiel suite à la décision de la Municipalité d’Aix en Provence d’accorder une subvention globale aux Ballets Preljocaj.
Ci-joint ma réponse à l’équipe de "Danse à Aix":
"Depuis 1997 jesuis un fidèle spectateur de "Danse à Aix". C’est grâce à vous et aux BalletsPreljocaj que je me suis ouvert à la Danse (j’avais 33 ans à l’époque!). Cet été, j’ai décidé d’ouvrir un blog pour m’ouvrir aux autres, me mettre en lien. Je n’imaginais pas à sa création que je serais capable d’écrire un article aussi négatif sur l’édition 2005. Vous savez à quel point je n’ai pas approuvé le projet artistique de cet été… Je savais à la fin du Festival que "Danse à Aix" changerait. Face à la droite (…) il fallait unprojet artistique plus ouvert, plus en lien et surtout en réseau avec LesBallets Preljocaj. Cet isolement vous a été fatal ences temps où la culture n’a pas bonne presse. Avec ou sans Preljocaj, votre festival était menacé (…). J’ai souhaité ce rapprochement avec le CDN. Je suis par contre désolé sur la manière dont cela semble se jouer. Je vous soutiens dans votre désir légitime d’être respecté. Cela n’enlève en rien la pertinence de ce projet, prélude d’un renouveau pour votre équipe (est-ce possible?) et pour les spectateurs.  A très bientôt lors de la prochaine édition de "Danse d’Alentours" en décembre 2005. J’y serais…Fidèle à votre équipe et à la danse. Trèscordialement."

A lire sur le même sujet, les specatacles de "Danse à Aix" edition 2005:

La Mairie d’Aix en Provence déshabille la danse".

"Danse à Aix, les Faux pas de l’édition 2005".

Danse à Aix: le renouveau?

Danse à Aix : petit enterrement entre amis…

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Michel Kéléménis, magnifique géomètre à "Danse à Aix"

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L’ADAMI et Roser Montllo Guberna enterrent "’Danse à Aix".

"Danse à Aix" cherche les talents!

Xavier Lot et Bienvenue Bazié boulversent "Danse à Aix"

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Danse à Aix: le renouveau?

La messe est-elle dite pour le festival "Danse à Aix"? Lors du bilan de l’édition 2005, je souhaitais une autre programmation pour2006 et un  partenariat avec les Ballets Preljocaj. Libération a publié samedi un cahier spécial sur Aix en Provence. L’image d’Aix ne sort pas grandit des différents reportages sur "la ville d’eaux et d’art"(c’est bien la première fois que Libé publie un bilan aussi désastreux sur une ville!). J’ai tout de même retenu une bonne nouvelle: "Danse à Aix" sera piloté par les Ballets Preljocaj. "C’était la seule chance de survie de ce festival" dixit Nicole Saïd, Directrice déléguée du Ballet. Ouf, je respire! 2006 pourrait être l’année du renouveau…pour la danse à Aix en Provence. Pour le reste,…encore trois ans à supporter "la honte de la droite" (dixit François – Xavier de Peretti, UDF, au sujet de l’équipe municipale UMP actuelle).
A voir:Le site des Ballets Preljocaj.

A lire sur le même sujet:

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Au Théâtre du Gymnase, la nostalgie n’est plus ce qu’elle etait…

Pour la troisième année consécutive, j’ai pris un abonnement au Théâtre du Jeu de Paume – Théâtre du Gymnase. Un exemple quel’axe Aix en Provence – Marseille peut marcher quand on connaît la difficulté qu’ont ces deux villes pour ce doter d’un réseau ferroviaire digne d’un pays européen…J’ai donc assister au concert de Marianne Faithfull au Gymnase le 7 octobre 2005. Le public  est relativement âgé  et heureux de retrouver la  "dame".  J’ai quelques albums de Faithfull, plus par curiosité que par fidélité à sa carrière. Le concert présenté à Marseille est d’excellente tenue: tout est calibré, rien ne dépasse et le rock  vu par Faithfull ne fera lever la salle qu’en fin de concert. Cela tombe bien, je suis fatigué ce soir là après une journée de travail mouvementée. Le tout donne une impression d’ennui comme si le décor quelque peu passéiste du théâtre donnait au rock un sacré coup de vieux.
Quelques jours après, me revoilà à Marseille pour assister à la pièce de Pierre Ascaride, mise en scène par sa soeur, Ariane ("Inutile de tuer son père, le monde s’en charge"). Le contexte ce jour-là à Marseille est particulièrement pesant: grève à la SNCM, dans le métro et les bus.  En me rendant fatigué au théâtre (les kilomètres à pied, ça use, ça use…), je ne me sens pas d’humeur à supporter les pantalonnades marseillaises…J’ai quête de sens, de rêve, d’utopie…! Inutile…
Pierre Ascaride est seul sur scène pour nous conter sa famille (de fous??). Sa souffrance sur scène est visible (comme si les plaies du père autoritaire décédé il y a quelques années étaient toujours à vif); il se dégage de la mise en scène et du jeu d’Ascaride un pathétisme gênant. Le public  rit, applaudit à toutes ses farces marseillaises. Je me sens voyeur, pas du tout à ma place…
Ariane Ascaride échoue là où Philippe Caubère excelle: faire rire sérieusement! "Inutile de tuer son père, le monde s’en charge" s’engage sur la voie d’un règlement de comptes familial, pathétique qui  laisse peu de choix au public: rester pour assister à la chute d’un artiste ou quitter le théâtre au bout d’une heure pour ne pas cautionner cette farce marseillaise au mauvais gout de "théâtre – réalité".
La nostalgie, cela commence à devenir ennuyeux après Avignon 2005!
Pour la troisième année consécutive, j’ai pris un abonnement au Théâtre du Jeu de Paume – Théâtre du Gymnase. Un exemple que  l’axe Aix en Provence – Marseille peut marcher quand on connaît la difficulté qu’ont ces deux villes pour ce doter d’un réseau ferroviaire digne d’un pays européen…

J’ai donc assister au concert de Marianne Faithfull au Gymnase le 7 octobre 2005. Le public  est relativement âgé  et heureux de retrouver la  "dame".  J’ai quelques albums de Faithfull, plus par curiosité que par fidélité à sa carrière. Le concert présenté à Marseille est d’excellente tenue: tout est calibré, rien ne dépasse et le rock  vu par Faithfull ne fera lever la salle qu’en fin de concert. Cela tombe bien, je suis fatigué ce soir là après une journée de travail mouvementée. Le tout donne une impression d’ennui comme si le décor quelque peu passéiste du théâtre donnait au rock un sacré coup de vieux.
Quelques jours après, me revoilà à Marseille pour assister à la pièce de Pierre Ascaride, mise en scène par sa soeur, Ariane ("Inutile de tuer son père, le monde s’en charge"). Le contexte ce jour-là à Marseille est particulièrement pesant: grève à la SNCM, dans le métro et les bus.  En me rendant fatigué au théâtre (les kilomètres à pied, ça use, ça use…), je ne me sens pas d’humeur à supporter les pantalonnades marseillaises…J’ai quête de sens, de rêve, d’utopie…! Inutile…
Pierre Ascaride est seul sur scène pour nous conter sa famille (de fous??). Sa souffrance sur scène est visible (comme si les plaies du père autoritaire décédé il y a quelques années étaient toujours à vif); il se dégage de la mise en scène et du jeu d’Ascaride un pathétisme gênant. Le public  rit, applaudit à toutes ses farces marseillaises. Je me sens voyeur, pas du tout à ma place…
Ariane Ascaride échoue là où Philippe Caubère excelle: faire rire sérieusement! "Inutile de tuer son père, le monde s’en charge" s’engage sur la voie d’un règlement de comptes familial, pathétique qui  laisse peu de choix au public: rester pour assister à la chute d’un artiste ou quitter le théâtre au bout d’une heure pour ne pas cautionner cette farce marseillaise au mauvais gout de "théâtre – réalité".
La nostalgie, cela commence à devenir ennuyeux après Avignon 2005!

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CALI se perd de la scène à l’’écran.

 
 
Il m'arrive de jeter un ?il sur ma télévision. Cet objet m'indiffère souvent tant ce qu'il projette est de piètre qualité! J'apprécie trop le spectacle vivant pour me laisser attirer par des contenus superficiels et si peu créatifs (à l'exception d'ARTE).Ce soir, au hasard d'un zapping aussi délirant que ma migraine, j'ai eu la désagréable surprise d'apercevoir CALI. C'est un magnifique homme de scène et je me souviens encore de sa prestation au Théâtre de Draguignan le 23 novembre 2004. Son dernier album («Menteur ») doit sortir dans les prochains jours et CALI se sent obligé de faire la promotion de sa tête de gondole. Voir cet artiste se fourvoyer de cette façon m'a poussé à laisser ce commentaire sur son blog :
« Cher CALI,Comment expliquez votre participation à cette  lamentable émission qu’est le “Grand Journal de Canal plus”. Vous sembliez gêné…moi aussi. Ce journal est un ramassis de potins, de clichés avec pour décor un public qui applaudit névrotiquement à tout va. Avez-vous besoin de tout cela? Vous avez votre public; il vous est acquit. La scène a fait de vous un bel artiste (j’ai encore  le souvenir merveilleux de votre concert à Draguignan en novembre 2004)… la télévision vous enlaidit. Bonne route.»

Cette lettre, publiée sur www.festivalier.net, sera référencée par les moteurs de recherche. La télévision vit de la publicité. A travers les blogs, rendons la monnaie pour que les artistes cessent d'être un produit. Faute de quoi, nous n'aurons pas fini de les télé?charger.

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Le festival de la chanson française à Aix en Provence: ça sent l’hiver…

Depuis  2003,  la mairie UMP – Sarkosienne dirigée par Mme Joissains Masini nous facilite l’entrée dans l’hiver avec « le Festival de la Chanson Française ». En bon festivalier, je ne pouvais pas passer sous silence cette manifestation haute en couleurs comme en témoigne le projet :

« L’idée forte de ce festival d’AIX en Pce et du Pays d’AIX, ville de ZOLA, écrivain et pamphlétaire, est de faire émerger de jeunes Auteurs Compositeurs Interprètes qui se produisent tout au long de l’année, dans la région et au-delà, privilégiant l’écriture »

Je vous laisse admirer la qualité littéraire de l’écriture publicitaire (Provence devient …Pce) ; elle  laisse présager de grands moments romanesques lors des « ateliers ». Après avoir mis Aix en Provence à la sauce Cézanne, voilà cette ville d’arts ( ?) mariée à Zola…Seule la fête de l’Humanité pourra rivaliser avec une telle ambition ! Jugez plutôt : Dany Brillant, Michel Delpech, Paris Combo, Enzo Enzo, Charlélie Couture. Ce ne sont que les têtes d’affiche mais vous aurez constaté la forte connotation « pamphlétaire » de cette programmation qui se produira au PASINO, lieu de l’argent et du paraître.

Alors bien sûr, il y a quelques artistes intéressants….enfin une… Pauline Croze qui se produira en première partie d’Olivia Ruiz (cherchez l’erreur…) alors qu’elle méritait à elle seule une soirée. 

Pour le reste, quelques artistes révélés par FIP (DE RIEN, Tom Poisson…ennuyeux…) mais cela ne saurait relever le caractère franchouillard de cette manifestation de proximité (elle se produit dans les différents villages du Pays d’Aix…vive l’intercommunalité à la sauce France d’en bas !).

Ce festival démontre son absence totale d’ambition et d’ouverture vers l’Europe et le monde. Existe-t-il une chanson française qui la distinguerait de la chanson espagnole ? La langue ne fait pas la différence, comme la danse ne saurait être clivée par rapport au théâtre (j’ai retenu les leçons du festival d’Avignon !!).

De plus, ce festival a l’obscénité de proposer la tarification la plus élevée de la saison dans son domaine (entre 15 et 35 euros) quitte à brader les places au dernier moment comme l’an dernier pour le concert de Miossec (de 33 euros à 22 euros…Miossec a du apprécier la solderie!)

En un mot, voilà l’un des festivals :

– les plus chers de la saison.

– crée pour légitimer l’action de l’un des élus responsables à la culture, Mme Patricia LARNAUDIE (il n’y a en effet plus une délégation mais des compétences partagées entre plusieurs politiques proche de Mme Joissins…cherchez la cohérence),

Incapable de s’associer avec  "Les Correspondances de Manosque" (allant jusqu’à se produire cette année à la même période…un comble !) alors que le lien entre la chanson et le texte y est depuis longtemps affirmé. Cela promet lorsqu’il faudra définir une politique culturelle de territoire entre Aix et Manosque avec le projet ITER!

Vous l’aurez compris…gardons notre argent pour « la Fiesta des Suds » et pour « Les correspondances de Manosque » et fuyons ce festival  au message politique trouble par ces temps de repli.

A lire sur le même sujet:

La Mairie d’Aix en Provence déshabille la danse.

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Les Festivals: stop…et encore!

Le festivalier va donc prendre quelques jours de repos. Commencé le 1er juillet à Marseille, le périple s’est donc terminé le samedi 5 août à « Avignon Jazz Festival ». L’après festivals d’été continue…en voici le programme jusqu’à la fin septembre !
– Le concert d’Arcade Fire le 22 août 2005 à Nantes.
La Nuit du jazz le 10 septembre à Aix en Provence.
Les Correspondances de Manosque du 21 au 25 septembre 2005 avec une soirée carte blanche le 24 septembre à l’un des chanteurs les plus sensibles du moment, Florent Marchet.
– Le festival de danse « Dansem» à suivre à Marseille du 24 septembre au 16 octobre.
– Le 1er octobre, soirée de lancement de la saison 2005 – 2006 au Théâtre de Cavaillon.
– D’ici le 18 septembre 2005, j’irais faire une tour aux « Rencontres Photographiques » d’Arles.
– J’irai déguster l’exposition au Musée Cantini de Marseille sur  « Oscar Domínguez et le surréalisme – la part du rêve et du jeu » d’ici le 2 octobre.
– Le 29 août, je suis à Saint – Tropez pour le travail. Une halte à la Villa Noailles à Hyères s’impose pour voir notamment « Shadyshade » de Tom Pawlofsky. (http://www.villanoailles-hyeres.com/). Peut-être que Carine m’accompagnera ( ?!!)
Entre  toutes ces dates, quelques articles sur la programmation du Théâtre des Salins (Martigues), de L’Olivier (Istres), du Toursky (Marseille), de La Criée (Marseille), du Jeu de Paume (Aix en Provence).
Je n’exclue pas quelques envies d’écriture sur les nombreux coups de cœur et de gueule qui jalonnent la vie culturelle de ce pays !
Et pour finir provisoirement cette période festivalière, merci à mes fidèles lecteurs qui ont soutenu le projet de ce blog !
Merci donc à Peggy C., Carine F., Laetitia L., Fanny C., Sylvie M., Bernard G., Clotilde B-H, Hervé H., Olivier S., Eric B., Alain – Marc D., Smaïn K., Marie-José M., Karolina, Sabine L., Anne D., Béatrice A., Christiane G., Anne – Claire P, Carole C., Yohann J., Catherine M., Prune, Franck Dumoulin, Pascal Rambert (l’échec de sa pièce en Avignon a bousté mon blog !), Marina Abramovic (son succès  a bousté mon blog !),  le site http://theatre-danse.fluctuat.net pour avoir publié mes commentaires sur les spectacles d’Avignon, Pauline d’Hauthuille de « Danse à Aix » pour son assiduité à me lire, www.over-blog pour la qualité de leur référencement sur www.google.fr, le site de la vie culturelle locale www.kesakonet.com pour m’avoir référencé, le site www.cityvox pour avoir évoqué ce blog dans leur page locale d’Avignon, à Herma Auguste Wittstock, comédienne dont le site a recopié mon regard sur sa performance dans le cadre de « Brutal Education » de Marina Abormovic (http://www.hermaauguste.de/diary/authors/1-Jens)…
Et puis merci à tous les lecteurs anonymes !
Et vous quel est votre programme culturel d’ici le 31 décembre ? Quels sont vos rendez-vous incontournables ?

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EN COURS DE REFORMATAGE

La cafard Suisse à “Danse à Aix”.

Dernier spectacle pour la 29ème édition de « Danse à Aix » au Théâtre de l’Archevêché où le Ballet du Grand Théâtre de Genève nous présente ses dernières chorégraphies. Le directeur, Patrice Poyet, nous remercie d’être venu si nombreux pour cette édition (sic), et nous promet un joli programme pour la 30ème l’an prochain. Aix en Provence va devenir très à la mode en 2006 avec l’année Cézanne et l’ouverture du Pavillon Noir des Ballets Preljocaj.
J’arrive à l’Archevêché dépité. Le spectacle de la veille a laissé des traces et ce n’est pas la réponse à mon article sur ce blog de Patrice Poyet par email qui change grand-chose. Mais le public est là et je suis réconforté par sa mobilisation début août alors que la ville semble s’endormir peu à peu.


Le Ballet nous présente « Slow Heavy and blue » de Carolyn Carlson. Sur une musique quelque peu lancinante de René Aubry, les danseurs, sans jamais se toucher, répètent inlassablement des gestes mécaniques pour mieux se transformer dès que le groupe se constitue. Une chorégraphie à voir en 3 D ! C’est joli.

 

 « Kiki la Rose » de Michel Kelemenis interprété par Bruno Roy prend le relais pour dix minutes. Me revoilà de nouveau plongé dans l’univers de Kelemenis pour la 3ème fois du festival (n’est-ce pas un peu trop ?). La grâce est toujours présente et cette danse est une orfévrerie. C’est joli.

 


« Loin » de Sidi Larbi Cherkaoui clôt la soirée. En fait, c’est pour ce chorégraphe marocain des Ballets C de la B. installé en Flandre que j’ai fait le déplacement. C’est un habitué du Festival d’Avignon où en 2003, il aurait du présenter « Foi ». Mais la crise sociale en avait décidée autrement. C’est donc ARTE qui pris le relais au printemps 2005 ! L’an dernier, toujours en Avignon, il nous avait présenté « Tempus Fugit ». J’avais aimé cette ode à la transmission entre générations même si j’avais regretté l’absence d’un fil conducteur très fort. J’ai le même regret pour "Loin" présenté à Aix. Dans un décor orientalisé, 22 danseurs nous montrent tout le talent du chorégraphe pour articuler des postures de la danse orientale, de la danse classique et européenne. Pour ce ballet installé à Genève, c’est une révolution ! D’ailleurs, les 22 danseurs n’hésitent pas à interrompre leurs duos pour nous raconter avec moult détails leur dernière tournée en Chine où ils ont du faire face aux cafards et autres méchantes bêtes. Si le Ballet change, le monde aussi selon Sidi Larbi Cherkaoui (cela, tout le monde s’en doute maintenant !).

 

C’est un monde lourd où la différence a du mal à s’entendre. Le dernier tableau où l’ensemble des danseurs forment un monticule où se lève un danseur est particulièrement belle (j’y ai vu une tente de réfugiés…). Cette scène ne pouvait qu’emporter "Loin" dans un tonnerre d’applaudissements! N’empêche, le discours me semble un peu creux et prendre le Ballet de Genève comme métaphore du changement est quelque peu paresseux.
Minuit 30…Le festival est terminé…Il y a des spectacles que l’on n’oublie pas. Ceux de ce soir sont mémorables le temps d’un été…Comme un amour passager. C’est joli.


A lire sur le même sujet:

le bilan de l’édition 2005 du Festival "Danse à Aix";

"La Mairie d’Aix en Provence déshabille la danse".