Pour la troisième année consécutive, j’ai pris un abonnement au Théâtre du Jeu de Paume – Théâtre du Gymnase. Un exemple quel’axe Aix en Provence – Marseille peut marcher quand on connaît la difficulté qu’ont ces deux villes pour ce doter d’un réseau ferroviaire digne d’un pays européen…J’ai donc assister au concert de Marianne Faithfull au Gymnase le 7 octobre 2005. Le public  est relativement âgé  et heureux de retrouver la  "dame".  J’ai quelques albums de Faithfull, plus par curiosité que par fidélité à sa carrière. Le concert présenté à Marseille est d’excellente tenue: tout est calibré, rien ne dépasse et le rock  vu par Faithfull ne fera lever la salle qu’en fin de concert. Cela tombe bien, je suis fatigué ce soir là après une journée de travail mouvementée. Le tout donne une impression d’ennui comme si le décor quelque peu passéiste du théâtre donnait au rock un sacré coup de vieux.
Quelques jours après, me revoilà à Marseille pour assister à la pièce de Pierre Ascaride, mise en scène par sa soeur, Ariane ("Inutile de tuer son père, le monde s’en charge"). Le contexte ce jour-là à Marseille est particulièrement pesant: grève à la SNCM, dans le métro et les bus.  En me rendant fatigué au théâtre (les kilomètres à pied, ça use, ça use…), je ne me sens pas d’humeur à supporter les pantalonnades marseillaises…J’ai quête de sens, de rêve, d’utopie…! Inutile…
Pierre Ascaride est seul sur scène pour nous conter sa famille (de fous??). Sa souffrance sur scène est visible (comme si les plaies du père autoritaire décédé il y a quelques années étaient toujours à vif); il se dégage de la mise en scène et du jeu d’Ascaride un pathétisme gênant. Le public  rit, applaudit à toutes ses farces marseillaises. Je me sens voyeur, pas du tout à ma place…
Ariane Ascaride échoue là où Philippe Caubère excelle: faire rire sérieusement! "Inutile de tuer son père, le monde s’en charge" s’engage sur la voie d’un règlement de comptes familial, pathétique qui  laisse peu de choix au public: rester pour assister à la chute d’un artiste ou quitter le théâtre au bout d’une heure pour ne pas cautionner cette farce marseillaise au mauvais gout de "théâtre – réalité".
La nostalgie, cela commence à devenir ennuyeux après Avignon 2005!
Pour la troisième année consécutive, j’ai pris un abonnement au Théâtre du Jeu de Paume – Théâtre du Gymnase. Un exemple que  l’axe Aix en Provence – Marseille peut marcher quand on connaît la difficulté qu’ont ces deux villes pour ce doter d’un réseau ferroviaire digne d’un pays européen…

J’ai donc assister au concert de Marianne Faithfull au Gymnase le 7 octobre 2005. Le public  est relativement âgé  et heureux de retrouver la  "dame".  J’ai quelques albums de Faithfull, plus par curiosité que par fidélité à sa carrière. Le concert présenté à Marseille est d’excellente tenue: tout est calibré, rien ne dépasse et le rock  vu par Faithfull ne fera lever la salle qu’en fin de concert. Cela tombe bien, je suis fatigué ce soir là après une journée de travail mouvementée. Le tout donne une impression d’ennui comme si le décor quelque peu passéiste du théâtre donnait au rock un sacré coup de vieux.
Quelques jours après, me revoilà à Marseille pour assister à la pièce de Pierre Ascaride, mise en scène par sa soeur, Ariane ("Inutile de tuer son père, le monde s’en charge"). Le contexte ce jour-là à Marseille est particulièrement pesant: grève à la SNCM, dans le métro et les bus.  En me rendant fatigué au théâtre (les kilomètres à pied, ça use, ça use…), je ne me sens pas d’humeur à supporter les pantalonnades marseillaises…J’ai quête de sens, de rêve, d’utopie…! Inutile…
Pierre Ascaride est seul sur scène pour nous conter sa famille (de fous??). Sa souffrance sur scène est visible (comme si les plaies du père autoritaire décédé il y a quelques années étaient toujours à vif); il se dégage de la mise en scène et du jeu d’Ascaride un pathétisme gênant. Le public  rit, applaudit à toutes ses farces marseillaises. Je me sens voyeur, pas du tout à ma place…
Ariane Ascaride échoue là où Philippe Caubère excelle: faire rire sérieusement! "Inutile de tuer son père, le monde s’en charge" s’engage sur la voie d’un règlement de comptes familial, pathétique qui  laisse peu de choix au public: rester pour assister à la chute d’un artiste ou quitter le théâtre au bout d’une heure pour ne pas cautionner cette farce marseillaise au mauvais gout de "théâtre – réalité".
La nostalgie, cela commence à devenir ennuyeux après Avignon 2005!

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