Archives mensuelles : septembre 2008

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A l’entrée du Théâtre Jean Le Bleu de Manosque, deux agents de sécurité surveillent. Métaphore d’une société qui n’accueille plus, même lors du pacifique festival « Les Correspondances ». Cette entrée en matière n’est rien à côté du concert littéraire, «Frère animal», écrit par Arnaud Cathrine, orchestré par Florent Marchet en compagnie des chanteurs Valérie Leulliot et Nicolas Martel. En ce dimanche soir, ils nous invitent au boulot, plus précisément à la SINOC (Société Industrielle Nautique d’Objets Culbuto), entreprise installée au fin fond… lire la suite
Il n’est pas facile d’évoquer l’art contemporain en France sans entendre une remarque amusée ou sarcastique. Mais rassurons-nous, la crise financière actuelle achève peut-être un cycle qui a trop longtemps réduit l’imaginaire à une fonction divertissante.
Écoutez plutôt cette phrase : « Là où je vais, je suis déjà ». Ce n’est pas un slogan creux. Ni le thème d’une programmation théâtrale. C’est une invitation, ouverte, chaleureuse, émouvante. Elle recouvre les affiches du Festival de création contemporaine, « Le Printemps de Septembre », à Toulouse. Ces mots résonnent encore, quelques… lire la suite

Diane Fonsegrives habite Avignon. Elle écrit pour le Tadorne. Des « Rencontres photographiques d’Arles » l’été dernier à l’exposition de Douglas Gordon actuellement à l’affiche en Avignon, je prends toujours beaucoup de plaisir à lire ses chroniques. Respirez, là voilà qui nous guide…
Pascal Bély – Le Tadorne.

Et si la gloire de se croire visionnaire n’était pas ? Et si la photographie était « Nous », aveugle et déconcentrée, née d’une angoisse de ne pas avoir vu l’instant, de l’avoir vécue sans en laisser de trace dans nos souvenirs… lire la suite

La résistance est là, au coin de la rue. La créativité aussi. Pendant que la Mairie UMP d’Aix en Provence organise « la fête des déplacements » pour nous faire croire qu’elle est à la pointe du développement durable, le cours Mirabeau est bloqué par un embouteillage monstre où paradent les 4×4 bling-bling. Alors que le haut du Cours fait la fête, le bas continue de circuler en bagnole comme si de rien n’était, à l’image d’une municipalité UMP qui ne voit pas plus loin que le bout de l’événementiel.… lire la suite
Malaise.
La culture de l’audimat gangrènerait-elle petit à petit le spectacle vivant, aidé par des tutelles qui financent tant que la plaquette est jolie?
Sollicité à plusieurs reprises par le Festival « Les informelles » pour assister à la soirée où sont proposés par moins de 25 créations (esquisses, expériences, …), j’invite quatre amis dans l’espoir de découvrir de nouveaux artistes et les soutenir dans un contexte politique particulièrement difficile.
En arrivant dans le magnifique bâtiment de « L’école de la deuxième chance » (cela ne s’invente pas !), on… lire la suite
Après le cru exceptionnel de 2007 où le photojournalisme avait dépeint les facettes de l’humain dans toute sa complexité, on ressort de l’édition 2008 abasourdi par autant d’images de guerre. Ce n’est plus l’horreur qui sature (le regard s’habituerait-il ?) mais le schéma répétitif que ces photos finissent par imposer : le culte du héros et de la victime, le clivage entre innocents et bourreaux. Sans minimiser la nécessité d’informer sur les guerres, un rapport de l’ONU précisait leur décroissance dans le monde. Pourquoi une telle avalanche à Perpignan? Voudrait-on… lire la suite

En septembre 2007, lors de l’édition « Visa pour l’image » de Perpignan, j’avais souligné l’excellent travail de
Véronique de Viguerie, auteure des photos controversées sur les Talibans publiées cette semaine par Paris-Match. En comparant ces clichés, je retrouve l’engagement de cette photographe à vouloir montrer ce que les médias refusent d’admettre : les Talibans ne détiennent pas seulement des armes. Ils utilisent aussi les outils de pression psychologique et médiatique sur les populations pour faire vaciller la démocratie. Il faut avoir une courte vue sur ces processus pour… lire la suite

Le Théâtre des Salins de Martigues retrouvera-t-il quelques couleurs ? La saison 2007-2008 lui a permis d’atteindre de beaux scores de fréquentation au profit d’une programmation très consensuelle, loin des formes artistiques en émergence en France et en Europe. 2008-2009 annonce la fin de la convalescence et le retour des Salins avec de beaux moments de bonheur. Annette Breuil, sa directrice, file la métaphore en reliant la programmation à une recette de cuisine. Petit tour de sept jolis plats goûtés ailleurs.

« Le silence des communistes » de Jean-Pierre Vincent devrait… lire la suite