La chorégraphe Dominique Brun entre alors en scène et c'est un Olivier Dubois tacheté de peaux de vache (fruit de mon imagination!) qui
interprète la chorégraphie de Vaslav Nijinski. Le public rit comme si le film de Christophe Honoré trouvait son prolongement : nos tennismen semblent encore jouer. La grâce d'Olivier Dubois est
troublante : ne serions-nous pas à cet instant précis des rapaces prêts à lui faire la peau ? De chaque côté, le bruit monte des gradins. Alors, pour calmer le jeu...
La toile de Bakst
s'effondre. La scène finale voit notre bel homme quasiment disparaître sous une tonne de fourrures. Du poil pour signifier la bête
humaine qui sommeille en nous. Quatre porte-manteaux tiennent en équilibre (précaire), enveloppés de longues capes en fourrure. Comme un taxidermiste, Olivier Dubois statufie nos quatre joueurs
de tennis, et met en jeu l'animal dans l'humain. Nous voilà enfin libérés d'une société qui a tout fait pour chasser l'aspect naturel de l'humain, afin de tenir droit sur nos pattes et
éventuellement dans nos bottes. Avec «Faune(s)», Olivier Dubois définit l'humanisme d'aujourd'hui : celui qui relie le corps et l'esprit, l'animal et le sociétal.| Revenir au sommaire |
Consulter la rubrique danse du site. A lire l'interview de Stéphanie Pichon d'Olivier Dubois en direct de Berlin où il évoque les réactions de la presse et du public en Avignon. . Olivier Dubois sur le Tadorne: "Pour tout l'or du monde" |
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