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  • : Au gré des spectacles, le blog culturel (théâtre, danse, expositions) de Pascal Bély, spectateur nomade basé à Aix en Provence.
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"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.


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La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.


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Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.


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Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.


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Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.



Mardi 2 octobre 2007 2 02 /10 /2007 22:33

C’est au premier étage de “la maison éclusière”. Nous sommes au “Printemps de Septembre" à Toulouse, manifestation d’art contemporain qui accueille la jeune génération d’artistes français. C’est un choc. Trois petites pièces, quelques tableaux accrochés sur des murs blancs. Je m’assois à terre en croisant les jambes. Une médiatrice me fait remarquer ma posture, identique à celle de l’enfant sur la toile de Katharina Ziemke. Trouble. Puissance introspective de l’art.
20070922013.jpg Il y a du sang, ce liquide vivant si cher à Jan Fabre, plasticien flamand. Il imbibe la toile, lui confère une intériorité troublante, où les personnages semblent se dévoiler, quasiment nus. L’aspect céramique, loin de figer, produit du mouvement. Entre vie et mort, Katharina Ziemke crée l’espace résonant. Artiste exceptionnelle. Plus qu’un printemps. Une hirondelle.

 

502-Dewar-Gicquel1-web.jpg Daniel Dewar et Grégory Gicquel signent l’une des oeuvres majeures de ce printemps. Des hippopotames, s’étalent et s’effritent, sculptés dans une terre encore humide. Ces animaux s’enchevêtrent et créent le rythme de l’émulation alors que la base de la sculpture s’émiette comme autant de certitudes inadaptées au monde global. C’est le glissement, le mou, les rondeurs de l’animal qui produisent la force de remodeler par le chaos. La glaise fait référence à ce sens tactile qui transforme la réalité, non à partir de matières solides, mais à partir du lien. Plus nous avançons dans cette œuvre, plus nous sommes de la même matière que ce chaos-là. L’envie de toucher, de marcher sur cette terre, nous rend subitement capable d’aller dans le glissant et l’incertitude. En faisant référence à la transversalité, Daniel Dewar et Grégory Gicquel créent l’interdépendance entre eux et nous. Eric qui m’accompagne ne s’y trompe pas. Assis face à l’œuvre, nous échangeons sur ces hippopotames en nous projetant dans des sublimes ouvertures.
Les hirondelles, en ligne sur le dos des animaux, préparent leurs envolées au-delà des frontières.



Pascal Bély
www.festivalier.net

Daniel Dewar, Grégory Gicquel et Katharina Ziemke dans le cadre du "Printemps de septembre" jusqu'au 14 octobre 2007.

Prochaînement: Déconstruisons au Printemps de Septembre de Toulouse...



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