Archives mensuelles : juillet 2006

Ci-dessous, une deuxième selection d’articles du Festival d’Avignon 2006. Pour voir les photos et l’article en taille normale, cliquez sur le titre.

Au Festival d’Avignon, «Faut qu’on parle!»…plus fort.
Hamid Ben Mahi est un danseur de hip – hop. Né en 1973, il a vécu pendant dix ans dans la cité des Aubiers à Bordeaux. Associé au metteur en scène Guy Alloucherie, il nous propose, à partir de sa vie, une tranche d’histoire contemporaine. Sur la petite scène de la Chapelle des Pénitents Blancs, un écran vidéo trône au milieu… lire la suite

Ci-dessous, une première selection d’articles du Festival d’Avignon 2006. Pour voir les photos et l’article en taille normale, cliquez sur le titre.

De Bruxelles à Avignon: Alain Platel, le transe-frontalier des festivals.

Le KustenFestivaldesArts nous invite à l’heure des Vêpres, un dimanche, au Théâtre National de Bruxelles, pour « VSPRS », la nouvelle chorégraphie d’Alain Platel. Celle-ci sera présentée au Festival D’Avignon en juillet 2006. Après Bach (« Lets op Bach »), Mozart (« Wolf »), Platel intègre Monteverdi revisitée par Fabrizio Cassol, compositeur et musicien « éclectique » de la scène… lire la suite

« En 1988, Adriano Sofri, ancien dirigeant de Lotta Continua, fut accusé par un repenti d’avoir commandité l’assassinat du commissaire Calabresi 16 ans plus tôt. Après une dizaine de procès entachés d’irrégularités, d’incohérences et de manipulations, il fut condamné à 22 ans de prison avec deux de ses camarades. Recours juridiques, manifestations de solidarité, publications, spectacles, appels divers et demandes de grâce n’y ont rien fait : enfermé dans la cellule nº 1 de la prison de Pise, Sofri n’en sortira qu’en 2015. Il aura alors 73 ans. Pas… lire la suite

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il y a d'abord un décor le plus original jamais vu jusqu'à présent : six alcôves, un dispositif bi-frontal et un plateau style pop-rock des années 70. Je suis au Cloître des Carmes pour « Pluie d'été à Hiroshima » du metteur en scène Éric Vigner. En réalité, deux oeuvres nous sont proposées l'une après l'autre : « Pluie d'été » et « Hiroshima mon amour » de Marguerite Duras.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Après «Au monde», mise en scène subtile et recherchée, je suis enthousiaste à l’idée de voir «Les marchands», la deuxième oeuvre de Joël Pommerat proposée au Festival d’Avignon. La forme et le fond changent radicalement, mais sa vision transversale reste.
C’est l’histoire de deux amies. Elles vivent dans la même tour d’un immeuble de trente étages. L’une est l’employée d’une grande industrie, l’autre est orpheline et mère d’un petit garçon. Celle-ci rêve de travailler dans cette usine, mais échoue à toutes ses tentatives. Elle… lire la suite
J’ai découvert Joël Pommerat, jeune auteur et metteur en scène. Il  présente pour la première fois au Festival d'Avignon, deux pièces de son répertoire : « Au monde » et « Les marchands » vues à quelques heures d'intervalles, par ce samedi caniculaire. C'est un univers théâtral qui positionne le spectateur au centre d'une réflexion globale sur la famille et la société de consommation.
« Au monde » est la proposition la plus réussie. La plus troublante aussi. Celle qui résonne chez chacun de nous, car elle évoque un système connu… lire la suite
Ce dimanche après-midi, la température est devenue folle sur Avignon (39°). Je lis sur le visage des festivaliers la fatigue liée à cette canicule historique. Dans ce contexte, « Gens de Séoul » tombe très mal. C'est une pièce japonaise d'Oriza Hirata, surtitrée et mise en scène par Frédéric Fisbach.
Sur une petite scène, en dispositif bi-frontal, seize comédiens jouent la vie d'une famille japonaise installée en Corée. Nous sommes en 1909 et la ville de Séoul s'apprête à être totalement annexée par le Japon. On se croirait dans… lire la suite
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Il est 22h30 au Cloître des Célestins. La chaleur est étouffante. Comme si de rien n'était, Dirk Roofthooft se prépare dans un coin de la scène. Il porte une veste en laine. Il rappe sa voûte plantaire en émettant des petits grognements. La lumière s'éteint sur le public. Cet acteur exceptionnel découvert l'an dernier avec Jan Fabre, va bouleverser le public avec un monologue de plus d'une heure trente. « Rouge décanté » est adapté du livre éponyme autobiographique de Jeroen Brouwers « qui raconte les deux années passées… lire la suite

Le thème du voyage, de l'imaginaire est au c?ur de cette 60e édition du Festival. Joseph Nadj n'a pas pu me faire décoller avec le trop hermétique «Asobu ». Malgré le souffle de ses machines, François Verret, ne m'a pas donné le billet aller pour « Sans retour » (il fallait bien que je case ce jeu de mots facile !).
Michel Laubu et son « Turak Théâtre » n'ont pas mieux réussi avec « Depuis hier. 4 habitants ». Pourtant, le lieu s'y prête. Nous ne sommes qu'à… lire la suite
 

 

Deux pièces d'Edward Bond mis en scène par Alain Françon sont proposées en cette journée caniculaire de vendredi. « Chaise » et « Si ce n'est toi ».

La première nous convie dans un huit clos où une femme cache depuis vingt-six ans Billy. Elle l'a recueillie en 2051 alors qu'il était abandonné dans la rue. De peur d'être repéré par le Bureau des Enquêtes sociales, Billy n'est jamais sorti de ce deux pièces. Il a l'âge mental d'un adolescent qui passe sa journée à s'inventer un monde imaginaire… lire la suite