Partager l'article ! Au Festival d'Avignon, « Battuta » de Bartabas tourne joyeusement en rond.: En 2003 au Festival d'Avignon, Bartabas avait choqué de ...
En 2003 au Festival d'Avignon, Bartabas avait choqué de nombreux professionnels et spectateurs au sujet de la crise des intermittents. Replié
dans son Théâtre Équestre, il était apparu méprisant, autoritaire et loin des réalités économiques et sociales. Sa création d’alors « Loungta, les chevaux de vent » ne fut
jamais montrée. J’en garde envers l’homme un ressentiment. Seul l’artiste peut me faire oublier ses paroles.
Trois ans plus tard, je me rends au Domaine de Roberty, près d’Avignon, pour « Battuta » . Le
chapiteau est bondé ; le public survolté applaudit à tout rompre. Le dispositif scénique est de toute beauté : au centre, un puits de lumière d’eau descend. Sur chaque côté de la piste,
un orchestre : l’un joue une musique classique, presque mélancolique ; l’autre est une fanfare venue de Moldavie. Pendant tout le spectacle, ils se répondent comme dans un dialogue où
le blanc et le noir, la vie et la mort s'affronteraient! Bartabas nous invite au voyage: une population nomade va d’un territoire à l’autre. Elle emmène avec elle roulottes, chevaux et des
familles en complète recomposition. Le mariage modifie les équilibres et nous voyons sous nos yeux comment les liens entre individus peuvent changer la donne. J’assiste à une course poursuite
entre le père, ses amis et l’homme qui épouse sa fille.
Vos prises de bec