Archives mensuelles : juillet 2010

Ce texte est un poème dédié à Angelica Liddell pour son spectacle « La casa de la fuerza » qui a bouleversé tant de festivaliers. Il est à mettre en lien avec la critique de Pascal Bély. Ce texte est un cadeau. Au théâtre, à Angelica. A nous.

Angelica, on a envie de l’appeler Angelica L, comme on dit de Marguerite D. ou de toute héroïne.
Angelica L. est héroïque.
Elle incarne la Douleur, et la Douleur l’incarne.
Sa douleur rejoint celle de toutes les femmes.
Elle est… lire la suite

Las 3h30 de la mañana. Los espectadores ya no tienen mucha fuerza después cinco horas de esta obra de arte pictural, de un teatro coreográfico, agotados por tantas solicitaciones  visuales, auditivas e incluso olfactivas. « La casa de la fuerza » de la española AngélicaLiddel es un puñetazo, que nos precipita dentro de la crisis, la que habíamos olividado demasiado pronto.

Salvo que el teatro está aquí para reavivar las heridas porque todos somos hechos de esta materia. Esta noche, en el Cloître des Carmes, actores… lire la suite

Le nom du père, avec une rare constance depuis des lustres, se transmet de père en fils. Le fils lui-même, dans une égale logique de tragédie, devenant père.
Le tout s’orchestrant en fautes majeures et chacun fera, c’est dit, mieux que le précédent lorsqu’il endossera le costume. Que les fratries s’en mêlent et le drame prend de l’ampleur. La mère, de sa noble et malheureuse double place, regardant la scène en attendant la fin…inéluctablement…
Tout ça vous dit quelque chose?
Deux pièces du off vous proposent d’aller vous délecter du… lire la suite

Ils sont trois sur un plateau dépourvu d’effets. Deux danseurs et un guitariste. Deux âmes et un politique. Tels des énoncés de discours politiques, les accords joués par le guitariste résonnent dans les corps dansant leur état, leur passé et leur avenir. Lui, Idio Chichava, le noir, et son double, Frank Micheletti,  le blanc. Deux corps qui oscillent de manière différente, mais avec un but commun, nous raconter.

Tout commence dans la pénombre. Il bouge au centre du plateau. La faible lumière nous laisse l’entrevoir. Il est… lire la suite

Animal presque, Homnimal, Homme dans tous ses états quoi qu’il en soit. Bien joli costume beige doublé rouge, chemise rouge en accord, le garçon s’est habillé pour la parade. Il va nous la jouer quarante cinq minutes durant et nous séduire avec force de talent et d’humour.

Fabrice Ramalingom a bien observé ses semblables et s’est bien observé, il a semble t-il atteint une distance suffisante pour  ouvrir la voie de nos traces mnésiques avec une belle tendresse. Il visite dans une gestuelle magnifique une foule d’attitudes que… lire la suite

Il est le musicien, elle est la chanteuse. Ils sont M. Loyal, le gardien de cet immeuble. Ils sont italiens, ça se voit. Comme une marque de fabrique: lui, le bel italien, elle, la mode incarnée. La lumière s’étiole, la musique commence et la voix envoûtante de la chanteuse me berce et permet l’accès aux autres. Ils sont le pont qui nous relie au plateau. Ils sont les passeurs. Un balai de portes débute. Elles tombent, se relèvent, s’ouvrent. Juste le temps d’apercevoir les hommes et femmes qui vivent de… lire la suite

Au festival Off d’Avignon, le solo de danse se fait discret dans l’affichage orgiaque de la ville. Difficilement «vendable», c’est le bouche à oreille et la notoriété du lieu qui fait office de promotion. Thomas Lebrun jouit d’une excellente réputation. Remarqué dans le « in » avec «Parfois, le corps n’a pas de coeur», il présente au Off trois solis rassemblés dans le programme «Allone#3» qui permettent d’appréhender un propos chorégraphique complexe. En jouant sur les mots (Allone, alone, seul), le solo pour exprimer… lire la suite

Drôle de nom pour un gymnase : Gérard Philippe. La tête et les jambes ? Devant cette bâtisse de tôle, le Festival d’Avignon y a apposé une rangée de canisses : l’été contre l’hiver ? Étrange et agréable impression de ressentir la foule des spectateurs pour «un nid pour quoi faire» d’Olivier Cadiot et Ludovic Lagarde dans ce quartier résidentiel de la cité papale. Acte de résistance alors que la société française ne voit plus très bien où elle va…Je sais ce soir,… lire la suite

1973…aucun souvenir précis de cette année, sauf le Prix de l’Eurovision, Pierre Tchernia ou Cliff Richard.…Je m’en souviens encore. Le souvenir de Gérard Philipe, Vilar, Wilson, Terzieff et Maria Casarès en Avignon cette même année, est plus flou. La représentation des textes de Maïakovski dits entre autres, par Jean-Marie Winling dans son filet tel un acrobate qui hurlait son amour au Palais des Papes, me semble lointain tant l’incroyable charisme que dégageait à l’époque Patrick Juvet et sa tignasse peroxydée a marqué ma mémoire. Tout ces… lire la suite

C’est l’un des grands moments du début de ce Festival d’Avignon 2010. Bouleversant à plus d’un titre. « Gardenia » du chorégraphe Alain Platel et du metteur en scène Frank Van Laecke prouve, une fois de plus, que le Théâtre flamand sait décaler notre regard vers les « angles morts » de notre société. Vanessa Van Durme que nous avions tant aimée ici lors de son dernier spectacle, leur a soufflé une idée de départ: réunir sur scène de « vieux travestis qui dansent gaiement sur une musique… lire la suite