Animal presque, Homnimal, Homme dans tous ses états quoi qu’il en soit. Bien joli costume beige doublé rouge, chemise rouge en accord, le garçon s’est habillé pour la parade. Il va nous la jouer quarante cinq minutes durant et nous séduire avec force de talent et d’humour.

Fabrice Ramalingom a bien observé ses semblables et s’est bien observé, il a semble t-il atteint une distance suffisante pour  ouvrir la voie de nos traces mnésiques avec une belle tendresse. Il visite dans une gestuelle magnifique une foule d’attitudes que mâle déploie pour imposer sa « virilité » ; il distord avec malice et finesse l’attitude, le genre et le corps imposés. Il moque avec un bel aplomb l’usage du non que l’on acquiert en grandissant et qui égare le oui dans l’ombre des sentiers de nuit.

L’homme est un loup pour l’homme car il oubli le singe, c’est bien pourtant de l’arbre qu’il est descendu avant de courir l’asphalte. Avec une douce poésie Fabrice Ramalingom nous le prouve en image. L’homme peut alors être tendre et inviter à lâcher les armes quand il sait s’habiller de lui-même, le corps à nu et s’habiter assez fort de ses traces pour mieux se reconnaître et être reconnu.

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Donc, n’ayons crainte d’être vu à un spectacle estampillé jeune public, il y a toujours un enfant qui sommeille en nous et qui lui n’a pas oublié le singe. Et puis m’est avis que certains passages risquent de donner de drôles d’idées aux petits…

Bernard Gaurier – www.festivalier.net

« Comment se Ment  » de Fabrice Ramalingom -Théâtre du CDC- Les Hivernales d’Avignon –  13H00 du 11 au 23 juillet

Une vidéo en ligne ici.

Crédit photo: Eric Boudet

 

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