Archives mensuelles : juillet 2008


Tim Walker

Il est à mon sens le fort de l’intérêt dans cet espace d’exposition. Il était la rencontre que je souhaitais faire en ce lieu et c’est avec beaucoup d’émotion que j’ai rencontré l’univers de Tim Walker. Dans notre société, il est extrêmement difficile d’être un homme subtil, d’oser afficher ainsi sa sensibilité si enfantine, soutenue par une capacité à l’émerveillement. Les femmes adorent. L’inquisiteur masculin s’avance sans engouement, mais vite se laisse happer dans les clichés. Ici, « la Belle au bois dormant« plus vrai… lire la suite

Une ambiance pesante dans ce petit appartement se fait sentir dès les premiers instants. Le père est là, devant nous. Il pourrait être celui du public, de mon voisin de salle, le mien. Il a chaud aujourd’hui. Il a fait une journée orageuse. Il s’assied sur son fauteuil, c’est dimanche. Il vit seul dans cet espace confiné. Tout comme sa tenue négligée, l’habitat l’est tout autant. Ses affaires sont éparpillées sur le sol par paquet. Entre le fils. Il se tient dans l’encadrement de la porte, l’observe, essaie de parler,… lire la suite

« Le Vieux Juif », « Les Marchands Ambulants » et « 74, Georgia Avenue » de Murray Schisgal, dramaturge américain, rassemblés pour l’occasion par Stéphane Valensi, me plonge, français, dans l’esprit de la communauté juive des États-Unis.
Les trois pièces évoquent l’exil, pose la question de l’identité et de la culture, vu par un réfugié juif qui a fuit le vieux continent, pour vivre son « eldorado » aux États-Unis.
Avec « Le Vieux Juif », Stéphane Valensi incarne ce vieil homme. Dès son apparition sur scène, je ressens… lire la suite
Qui n’a jamais rêvé d’un concert pop – rock, scénarisé comme une pièce de théâtre, avec des danseurs pour décupler la puissance émotionnelle de la musique? La transdisciplinarité en vogue chez certains chorégraphes et metteurs en scène semble laisser de marbre pour l’instant les chanteurs (à l’exception notable de Florent Marchet et Camille). Et pourtant, ce rêve, Mathilde Monnier et le chanteur Philippe Katerine le réalisent d’abord pour Montpellier Danse en 2006 puis pour le Festival d’Avignon en 2008. Ils clôturent ainsi leur tournée et mon périple de festivalier.… lire la suite
Cette « mouette » n’aurait jamais dû survoler le ciel d’Avignon. Claire Lasne Darcueil, metteuse en scène sur le papier en provenance de Poitou- Charentes, doit bien se douter que cela ne fonctionne pas, à voir le visage désabusé de ses comédiens et la mine déconfite du public. Nous venons de subir pendant plus de deux heures trente un jeu que même les plus petits conservatoires de région n’autoriseraient pas. Par respect pour les acteurs, nous n’avons manifesté aucune hostilité lors du salut final. Nous savons nous tenir. Et pourtant,… lire la suite
En mai dernier, le Théâtre du Merlan à Marseille, programmait « Je tremble (1) » de Joël Pommerat. A l’affiche du Festival d’Avignon, j’ai donc revu le (1) pour voir le (2). Joël Pommerat a de la suite dans les idées, mais semble s’égarer dans ce deuxième épisode très convenu et pour tout dire, sans intérêt majeur.
J’ai de nouveau rendez-vous avec lui, avec eux. Je les reconnais quasiment tous depuis notre dernière rencontre mémorable lors du Festival d’Avignon en 2006. Lui, c’est Joël Pommerat, metteur en… lire la suite

Je l’ai rêvé. Le Festival d’Avignon l’a fait.  Avec « Erase-E (X) parts 1,2,3,4,5,6« , un collectif d’artistes s’empare de la danse, du cinéma, du théâtre où chacun avec son puzzle crée une fresque dont les éléments s’assemblent sans s’additionner (« effacer n’est pas supprimer, mais reprendre, transfigurer » nous précise la note d’intention). Le regard du spectateur évolue, alors que ses neurones, trop longtemps enfermés dans des cases, se déploient pour plonger dans une troisième dimension.

Ce pari un peu fou a… lire la suite

Quittons un instant Avignon…Cap sur les Rencontres de la Photo en Arles où Diane Fonsegrive nous communique ses impressions. Clic – Clac. 

Qui n’a pas songé un jour, au détour d’une folie du futile, tomber dans la mode? Du chiffon, des accessoires, de jolies personnes, du glamour, surtout du glamour. Et si l’image, si brillante d’une fausse réalité, était tout simplement un monde réfléchi et construit, qui nous initie cette année en Arles à la création d’un univers, sous un oeil maîtrisé, celui d’un certain Christian Lacroix. Enfant… lire la suite

La danse au Festival d’Avignon serait-elle condamnée? Après le consensuel Jan Fabre, le spectaculaire «Sutra» de Sidi Larbi Cherkaoui, voici Emio Greco et son «(purgatorio) POPOPERA», oeuvre dont je cherche encore l’articulation avec le projet des Directeurs du Festival d’Avignon : « solliciter l’intelligence du spectateur…respecter sa liberté de regard face aux spectacles…résister aux tentations de simplification qui nous entourent ». La danse n’aura donc pas cet honneur de me rendre moins réducteur.
Et pourtant. Ils sont beaux ces six danseurs dans ce purgatoire… lire la suite
Le collectif Franco-Viennois Superamas salue de loin le public et balance une vidéo comme générique final d’«Empire (Art et Politics)« . Les spectateurs bougent à peine, passifs. Il ne manque plus que les popcorns ou la part de pizza, c’est selon les goûts, pour se croire devant la télévision. Vision terrible d’une absence totale de réactivité face à une proposition présentée comme subversive alors qu’elle n’est qu’un enfilage de fausses perles disponibles au rayon bobo du BHV. Il me revient d’expliquer cette métaphore, seul refuge pour le… lire la suite