Archives mensuelles : juillet 2006

Depuis quelques jours, la danse fait  une entrée remarquée  au Festival d'Avignon. Nous en faisions l'écho hier à propos de la Compagnie Kubilaï Khan Investigations qui  présentait le magnifique « Gyrations of barbarous tribes » au Théâtre des Hivernales. Le chorégraphe Franck Micheletti y dessine un nouvel espace de croisement des cultures, de pluridisciplinarité qui s'appuie sur la force d'un groupe métissé où quatre danseurs du Mozambique côtoient ceux de la compagnie. Ils nous ont donné avec enthousiasme des clefs pour sortir de l'isolement pour approcher autrement la différence

Dans… lire la suite


Pour la critique de »Faune(s)  » d’Olivier Dubois, c’est ici.


Hier, « Le Tadorne » m'a offert une journée à ses côtés au Festival d'Avignon.
En dépit de ses m?urs grégaires, le Tadorne demeure farouche et cultive l'indépendance.
J'apprécie donc tout particulièrement d'être son équipière pour la journée.
Première étape : le Théâtre des Hivernales. La Compagnie Kubilai Khan Investigations présente « Gyrations of barbarous tribes« . Une heure de danse?
Nous sortons et ne parvenons pas à nommer ce que nous… lire la suite

J'ai vu «Journal d'inquiétude» de Thierry Baë lors de l'édition 2005 du Festival «Danse à Aix» disparu depuis. Dans un contexte de repli du festival sur lui-même, ce spectacle avait renforcé un sentiment d’entre soi, dynamique mortifère.  La suite des événements m'a donné raison. Avec un peu de recul et dans le contexte d'Avignon, je serais moins sévère même si le côté nombriliste de l'?uvre continuerait sûrement  à m'agacer. Ci-dessous, ma critique de l'époque?

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«Thierry Baë arrive sur la scène du 3bisF, lieu de création artistique attaché au… lire la suite

C'est la première ce soir. L'ambiance est électrique. Les intermittents occupent la scène de la Cour d'Honneur du Palais des Papes. La majorité du public applaudit alors que mes voisins profèrent des insultes. Je me retrouve trois ans en arrière quand, en 2003, des spectateurs vengeurs s'en prenaient aux comédiens. Deux hommes en viennent aux mains derrière moi en ce traitant de tous les mots. La situation n'a pas bougé et les clivages sont de plus en plus forts. En cinq ans, L'UMP aura divisé ce pays comme jamais. Des… lire la suite

Après « Mozart et Salieri », spectacle ringard proposé par Anatoli Vassiliev à la Carrière Boulbon, je persiste pour assister à « Iliade Chant XXIII » dans ce lieu magique. C'est le récit de la vengeance d'Achille contre les Troyens, après la mort de son ami Patrocle. Le Roi Hector, assassiné, sera l'objet de cette vengeance. A l'issue de ces deux heures quarante, je me questionne toujours : comment définir ce théâtre ? Pourquoi ce metteur en scène me tient-il tant à distance? Tout est verticalisé, brutal, et cela fascine certains spectateurs… lire la suite

Depuis 2002, Pipo Delbono, acteur, auteur, metteur en scène italien est un habitué du Festival d’Avignon. Cette année-là, il présentait trois oeuvres de son répertoire («Guerra», «Il Silenzio» et «La Rabbia»). Je me souviens avoir été profondément bouleversé. En 2004, «Urlo » à la Carrière de Boulbon avait déçu. En 2006, « Le temps des assassins » joué au Théâtre des Salins de Martigues m’a confirmé dans mon intuition : le théâtre de Pipo Delbono fait partie de… lire la suite
Au c?ur du Festival d'Avignon, existe un petit havre de convivialité et de lien social. Il faut traverser le pont de l'Europe (tout un symbole), se rendre sur l'Ile de la Bartelasse et suivre la ligne droite. Elle nous mène à Contre Courant. Animée par la CCAS (le Comité d'Entreprise des personnels EDF ? GDF), cette manifestation joue la carte d'une programmation de qualité (Edward Bond, Marcial Di Fonzo Bo, Hamid Ben Mahi entre autres). Plutôt que d'être en concurrence, Contre Courant crée une complémentarité avec le Festival d'Avignon… lire la suite
 
Ce texte fut écrit dans les années soixante-dix par un auteur blanc et deux auteurs noirs dans le contexte de l'apartheid en Afrique du Sud. Peter Brook le met en scène avec deux acteurs magnifiques : Habib Dembélé et Pitcho Womba Konga. Cette pièce fait écho avec la situation française actuelle française. C'est une histoire de photos, de cartons, d’un papier.
Nous sommes à l'École de la Trillade, dans l'un des quartiers pauvres d'Avignon, traversé par une grande avenue. Je m'étonne qu'un bâtiment aussi laid et dégradé soit une école… lire la suite
 

J'ai fait une magnifique rencontre, de celle qui marque la vie d'un spectateur. En sortant, je ne me sens pas tout à fait pareil. J'ai envie de voir le monde différemment, je m'encourage à le penser autrement pour ne pas céder au catastrophisme ambiant qui voudrait réduire le regard et diminuer nos possibilités d'interventions. Ce spectacle, « Human », joué loin du tumulte avignonnais à la Chartreuse, est écrit et mis en scène par un poète, Christophe Huysman. Son dispositif scénique est en soi révélateur : c'est sa vision… lire la suite

  En 2003 au Festival d’Avignon, Bartabas avait choqué de nombreux professionnels et spectateurs au sujet de la crise des intermittents. Replié dans son Théâtre Équestre, il était apparu méprisant, autoritaire et loin des réalités économiques et sociales. Sa création d'alors « Loungta, les chevaux de vent » ne fut jamais montrée. J'en garde envers l'homme un ressentiment. Seul l'artiste peut me faire oublier ses paroles.
Trois ans plus tard, je me rends au Domaine de Roberty, près d'Avignon, pour « Battuta » . Le chapiteau est bondé ; le public survolté… lire la suite