Archives mensuelles : juillet 2006

L'arrivée de Frédéric Flamand à Marseille à la suite de Marie ? Claude Pietragalla était une ouverture intéressante pour que je m'intéresse à ce chorégraphe. À l'automne dernier, j'ai subi « La Cité Radieuse » dans un contexte défavorable pour porter un regard distancié sur la ville de Marseille (grève dans les transports).
La présence de Flamand au Festival de Marseille pour « Métapolis II » est donc une occasion de l'approcher avec de meilleures intentions. Peine perdue. Je n'aime pas cette danse-là. Elle ne m'apporte strictement rien. La forme… lire la suite

À la lecture de la présentation du spectacle, je comprends que Nacera Belaza, chorégraphe en résidence au Blanc – Mesnil, a vécu une période de repli sur elle-même. Ce qu’elle en écrit est intelligent : « Être danseuse et chorégraphe sont pour moi deux postures indissociables. Le point de vue de l’une alimente celui de l’autre, si je vois « clair » dans mes pièces c’est parce qu’aussi je suis à l’intérieur. J’ai souvent la sensation de les construire du dedans et du dehors. Mon espace de travail, lui, a toujours été un… lire la suite

Le Festival Montpellier Danse nous invite à découvrir Radhouane El Meddeb, jeune chorégraphe tunisien, mais aussi comédien dans son pays et en France auprès de Jacques Rosner. Deux de ses créations nous sont proposées : « Pour en finir avec moi » et «Hùwà» qui, à l'instar de Nacera Belaza, traduisent une recherche personnelle.
«Pour en finir avec moi» est un solo dansé par Rahouane El Meddeb. C'est un homme plutôt rond, loin du physique d'un danseur occidental. Sa danse, minimaliste, est d'une… lire la suite

Au studio des Ursulines, Rita Quaglia et Lluis Ayet sont sur scène pour évoquer leur voyage à Jérusalem en compagnie d’un photographe. Comment faire part de ce voyage en articulant la danse et la photographie et faire ainsi ressentir toute la complexité de cette ville ? Comment relier  le langage du corps avec celui des images ? Ce joli défi esthétique est en parti réussi. La scénographie est de toute beauté lorsque les deux danseurs bougent des panneaux où sont projetés des éclats de photo. Cette mise en espace nous immerge dans… lire la suite

En mars 2005, Jerôme Bel avec «The show must go on» provoquait un joli séisme au Théâtre des Salins de Martigues en interrogeant, par la provocation, les raisons pour lesquelles nous venions le voir 
En juillet 2005, le Festival d'Avignon positionnait le public dans un autre rapport à l'art théâtral en proposant des ?uvres métaphoriques et des performances. Le débat « texte ou pas » clivait la presse nationale. 
En mai 2006, Le KunstenFestivaldesArts de Bruxelles poursuivait cette dynamique en invitant le spectateur à repenser le rationalisme pour… lire la suite

Le Corum de Montpellier est un bâtiment imposant. La dernière création d'Anne Teresea de Keersmaeker « D'un soir un jour » s'est moulée dans l'architecture de ce lieu dédié à la danse et aux orchestres symphoniques. Le résultat au bout d'une heure quarante est pour le moins décevant.

« D'un soir un jour » n'a pas la hauteur, la légèreté de ses deux précédentes oeuvres « Raga for the Rainy Season (musique d'un raga indien)  et « A love supreme » en hommage au jazz. Les musiques de Debussy, de… lire la suite

Wolfgang Amadeus Mozart et Emanuel Gat ont donné rendez-vous au public du Festival de Marseille pour « K 626 ». Celui-ci, comme tout spectacle, s'inscrit dans un contexte : le match de football France ? Espagne en huitième de finale, un public composé au quart de salariés invités par leur entreprise à se cultiver un peu entre deux brainstormings sur l'évolution du marché des chemises bioniques. Si le premier perturbe un magnifique solo par ses hurlements déchaînés, le deuxième n'hésite pas à regarder le match sur son portable et à applaudir mollement pour… lire la suite

J'ai fait un voyage. Dans le site merveilleux de Châteauvallon, trois musiciens, un chanteur pakistanais, deux sculptures de silicone sont au sol. Ils sont deux chorégraphes pour danser « Zero Degrees » : l'un est indien, Akram Khan, l'autre est l'enfant prodige belge des Ballets C. de la B., Sidi Larbi Cherkaoui. Avec eux  commence le voyage du Bengladesh vers l'Inde. Tout à la fois semblables et différents, ils dansent leurs mimétismes, leur conflit, leur réconciliation. C'est un voyage dansé comme un conte. Nous sommes alors des enfants capables d'observer leurs péripéties… lire la suite