Archives mensuelles : juillet 2006


Derrière ce titre, une inquiétude, des questionnements, une réflexion. Existe-t-il beaucoup d'?uvres qui autorisent une telle cogitation ? Cela dit, « Mnemoark » du Suisse Stefan Kaegi n'est pas  la « révélation » du Festival, comme le laisse entendre la rumeur. Il faudrait pour cela que l'art transcende les clivages. C'est loin d'être le cas avec cette oeuvre réductrice.
Ils sont cinq, âgés de plus de soixante ans, passionnés de modélisme. Ils ont reproduit la ligne de chemin de fer de leur canton, en Suisse. Ils sont accompagnés d'une comédienne et… lire la suite

Festival d’Avignon, le 13 juillet 2006,

Au Gymnase Aubanel, le metteur en scène Arthur Nauzyciel présente « Combat de nègre et de chiens » de Bernard- Marie Koltès. Assis au dernier rang, je suis surpris par cette scène très profonde et ce voile très fin qui la sépare du public. Nous sommes en Afrique sur un chantier de construction qui emploie de la main-d’oeuvre locale. Horn, le patron, est l’ami-amant de Léone. Ils arrivent d’un long séjour à Paris. Alboury cherche le corps de son frère mort mystérieusement sous les… lire la suite

La présence de Marcial Di Fonzo Bo au Festival d’Avignon est en soi un événement. C’est un grand acteur, aujourd’hui metteur en scène et membre du collectif « Le théâtre des Lucioles ». Mais surtout, il affirme son positionnement en programmant trois œuvres de Copi, « La Tour de la Défense », « Les poulets n’ont pas de chaises » et « Loretta strong ». Il rend ainsi hommage à cet auteur et dessinateur du Nouvel Observateur, décédé en 1987. Pour cela, Martial Di… lire la suite

En 2004, au Festival d'Avignon, « La chambre d'Isabella » du metteur en scène Flamand et plasticien Jan Lauwers fut un triomphe. En 2005, « Needlapb 10 » était une série d'idées de spectacles qu'il souhaitait expérimenter avec les festivaliers. Ce fut un bide même si le concept de laboratoire était intéressant. En 2006, Jan Lauwers nous propose « Le bazard du Homard » dont nous avions pu voir un (mauvais) extrait l'an dernier. De 15 minutes de cuisson, nous en prenons pour 1h30. Au final, un plat indigeste, mal… lire la suite

Je ne compte pas épiloguer très longuement sur cette pièce affligeante. « Mozart et Salieri. Requiem » mis en scène par Anatoli Vassiliev se joue dans le beau site de la Carrière de Boulbon. Un décor en carton pâte et une alcôve en plexiglas posent le cadre de cette pièce ringarde. Le spectacle est composé de deux parties. La première étant « la scène dramatique » Mozart et Salieri d’Alexandre Pouchkine où se joue la légende selon laquelle Saliéri empoisonne son concurrent. La deuxième est un Requiem de Vladimir Martynov. Ni l’une, ni… lire la suite

Hamid Ben Mahi est un danseur de hip – hop. Né en 1973, il a vécu pendant dix ans dans la cité des Aubiers à Bordeaux. Associé au metteur en scène Guy Alloucherie, il nous propose, à partir de sa vie, une tranche d’histoire contemporaine. Sur la petite scène de la Chapelle des Pénitents Blancs, un écran vidéo trône au milieu d’un mobilier des années soixante-dix. Je reconnais certains meubles de mon enfance et je ressens d’emblée une proximité avec cet artiste issu de la classe ouvrière. Il nous parle… lire la suite

J'attendais ce rendez-vous depuis si longtemps. L'univers du chorégraphe Josef Nadj fut une découverte il y a quelques années au Festival d'Avignon. L'an dernier, « Last Lanscape » et « Comédia tempo » m'avaient transporté dans un autre monde. Il a le talent incroyable de déconstruire pour reconstruire une nouvelle réalité.
« Asobu » au Palais des Papes est donc l’un des événements de la 60ème édition du Festival d’Avignon.
À la sortie, je suis vide. Rien ne vient, aucune image en particulier. Je suis perdu, bloqué. Que s'est-il donc… lire la suite

Ce samedi 8 juillet à 18h au Théâtre Municipal d’Avignon, je débute mon périple festivalier avec émotion, mais aussi avec une certaine appréhension : « Vais-je tenir la distance ? ». Pour me rassurer, j’ai rendez-vous avec Viviane de Muynck. J’ai souvent fait référence à « La chambre d’Isabella » sur ce blog ici et . Elle nous a manqué l’an dernier et ce n’est pas sa courte apparition en 2005 dans « Needlapb 10 » du metteur en scène flamand Jan Lauwers qui a pu calmer l’attente. Car Viviane De… lire la suite

Le Festival de Marseille, installé au Parc Henri Fabre, donne l’impression d’un camp retranché dans ce quartier chic. En effet, depuis l’an dernier, la Vieille Charité au coeur du Vieux Panier, n’est plus son lieu névralgique. Ce transfert a certes permis au Festival de se rapprocher symboliquement du Ballet National de Marseille dont le bâtiment jouxte le parc. Pour le reste, ce lieu confirme une tendance lourde depuis onze ans : le festival se coupe de la ville, privilégie la classe bourgeoise et les salariés des entreprises. L’observation du Parc, lors de… lire la suite

Cette semaine, j'ai assisté à quatre solos : « Érection » de Pierre Rigal au Festival de Marseille (programmé en Arles lors du festival « duos et solis » en mai dernier), Didier Théron (« Bartleby »), Yann Lheureux (« Fragments intimes ») et Hooman Sharifi (« We failed to hold this relaity in mind »).
Ces quatre solos sont interprétés par le chorégraphe. Ils n'occupent d'ailleurs pas la même place dans les festivals. À Marseille, « Érection » est programmé dans une petite salle du Ballet National loin des festivités… lire la suite