Archives mensuelles : juin 2009

 


Cet article a été écrit en avril 2006, à mes débuts de « spectateur blogueur ». Ce fut une révélation.

Il s'est donc passé quelque chose au Théâtre du Merlan en ce dimanche après-midi pour qu'aujourd'hui ma tête divague, pour qu'il soit si difficile de me centrer sur une tâche.
Il s'est donc passé quelque chose pour qu'encore une fois la danse y aille de son joli travail sur mon inconscient.
En ce lundi opaque, il y a l'image de cette femme magnifique et de sa jolie… lire la suite

Montpellier. Ville inaccessible en cette journée de départ en vacances. Il nous a fallu trois heures pour atteindre la cité Gély où une chapelle trône au coeur de ce quartier populaire. Le contraste entre le centre ancien flamboyant, les nouveaux immeubles surgissant de terre pour accueillir les arrivants et cet îlot est saisissant. Tel un sanctuaire de la danse, nous entrons pour découvrir la dernière création de Mathilde Monnier, « City Maquette », interprétée par 60 amateurs répartis en plusieurs groupes (enfants de sept à huit ans,… lire la suite

Il faut oser se perdre dans la zone d’entreprises de la ville Apt à la recherche de la Fondation Blachère, lieu d’art contemporain africain. Oser pour se laisser surprendre par le contraste : au c?ur de ces bâtiments industriels, un bus est posé là. Il déborde de partout. Signe d’une époque devenue folle : il nous faudrait peut-être prendre le temps de poser nos valises.

On entre, persuadé qu’il va se passer quelque chose. Une intuition. L’exposition « Animal Anima» va bel et bien chercher l’animalité qui est en nous.… lire la suite

C’est un triomphe. Un tonnerre d’applaudissements. Le public de Montpellier Danse, après s’être lâché dans les plis et replis orgiaques de Blanca Li quelques jours auparavant, reprend ses esprits pour admirer la tête haute et le regard fier, l’immense Israel Galván. On en oublie vite le titre : « El final de este estado de cosas, redux ». Incompréhensible. La feuille de salle précise un peu mieux l’intention: c’est une lecture très personnelle sur le texte biblique de l’Apocalypse, « unique manière de comprendre un… lire la suite

L’écoute est profonde. Le public est sur un fil, en équilibre, prêt à tomber parce que la hauteur donne le vertige. Nous le regardons, le suivons pas à pas, pour ne perdre aucun geste, n’égarer aucun mot. Aurions-nous peur pour lui ? A-t-il peur de nous alors que nous attendons tant de cette rencontre pour peupler notre imaginaire de mythes et de héros ? Tandis que le temps de la catastrophe habite les propositions chorégraphiques acutelles,  aurions-nous paradoxalement besoin  de ressentir celui de la fragilité ?

Le chorégraphe Angelin Preljocaj incarne le texte… lire la suite

Dans quinze jours, j’y serais. Tout est prêt. Je recompte mes places. Tout y est. J’ai même loué un appartement pour la circonstance. Comme un performeur, je mesure la distance, j’évalue les ressources et mille idées se bousculent.


Dans quelques jours, débutera le Festival d’Avignon. Beaucoup de spectacles et de festivaliers, mais quels chemins de traverse prendre ? Depuis 2005, j’ai beaucoup écrit sur ce que je voyais sur scène. En 2009, c’est le moment d’aller à la rencontre de mes « pairs », d’écrire sur les ?uvres à partir des… lire la suite

Au cours de cette journée à Montpellier Danse, une ?uvre s’est posée là, sans crier gare. Après le raffut médiatique de la chorégraphe Blanca Li (à 20h avec « Le jardin des délices ») et le choc de Bouchra Ouizguen (à 18h avec « Madame Plaza »), Herman Diephuis se glisse à 22h pour « Ciao Bella ». Cinq femmes habillées de couleurs sombres avec deux bancs installés sur une grande scène, dessinent une ?uvre dont on n’est pas loin de penser qu’elle fera date dans l’édition 2009 du festival.… lire la suite

Blanca Li peut être fière d’elle. Le Corum de Montpellier lui fait un triomphe. Mes voisins  se lèvent pour une standing ovation.  Autour de moi, nous sommes quelques-uns à ne pas croire à ce mirage : la danse soulève une foule.

Blanca Li ne manque pas d’inspiration au sujet du tableau « le jardin des délices » de Jérôme Bosch. L’enfer, c’est le téléphone portable. Fallait y penser. Le paradis, ce sont les fraises qui nous rendent gagas à l’image du « gnangnan » qui structurent bien des discours. L’enfer dans le paradis… lire la suite

C’est un choc esthétique et émotionnel. Quatre femmes, assises là, face à vous, viennent subtilement vous chercher pour revisiter la danse contemporaine. Vous voilà presque nu, sans aucune référence sauf celle où tout aurait commencé. Une heure a suffi pour retrouver le lien originel avec l’art le plus fragile qui soit. C’est la renaissance du spectateur tout comme celle de la chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen qui ose écrire : « je refais l’apprentissage de la danse : je suis partie à des milliers de kilomètres pour apprendre… lire la suite

Acte 1: Au Festival Actoral à Marseille, en octobre 2008, par Pascal Bély

En entrant dans la salle, on nous distribue une bouteille d’eau. «Nous allons avoir chaud», nous prévient-on. «Warm» de David Bobée sur un texte de Ronan Chéneau dégage une chaleur torride, eu égard au nombre de projecteurs latéraux qui illuminent la scène. Le présentateur nous informe que cette pièce s’inscrit dans un cycle sur « Les écrits du cirque » qui devrait aboutir en 2013 par la création de la biennale des Arts du Cirque.… lire la suite

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