Dans quinze jours, j’y serais. Tout est prêt. Je recompte mes places. Tout y est. J’ai même loué un appartement pour la circonstance. Comme un performeur, je mesure la distance, j’évalue les ressources et mille idées se bousculent.


Dans quelques jours, débutera le Festival d’Avignon. Beaucoup de spectacles et de festivaliers, mais quels chemins de traverse prendre ? Depuis 2005, j’ai beaucoup écrit sur ce que je voyais sur scène. En 2009, c’est le moment d’aller à la rencontre de mes « pairs », d’écrire sur les ?uvres à partir des ressentis des spectateurs. De faire ce pas de côté régénérateur. Plusieurs éléments du contexte me guident vers ce travail :

  • Le public est pour moi une masse uniforme d’abonnés des saisons théâtrales, de consommateurs, de lecteurs anonyme du blog. Pour reprendre une expression chère au  philosophe Bernard Stiegler, j’ai besoin de m’approcher de la « figure de l’amateur éclairé ». Je suis « le Tadorne ». Et vous ?
  • Les deux festivals (In et Off) imposent au public un clivage. En me  privant d’une telle reliance, je me coupe d’une réalité complexe et de la possibilité de faire des rencontres et des liens. Cet été, je chercherais avec vous à mettre en résonance les ?uvres du « In » et du « Off ». Exercice délicat, mais stimulant. Vous me suivez ?
  • Le lien fragile entre les institutions et le public a besoin d’être régénéré par une parole dont il faut bien une tribune pour qu’elle soit entendue. C’est pourquoi, le blog www.festivalier.net souhaite être au c?ur du festival, au c?ur de la relation des publics et des spectacles vus. Plus qu’un espace dédié à la critique, le moteur élémentaire de la vie du blog durant le in et le off, entre vous et moi, est celui d’appréhender nos cadres de réception et de faire évoluer les représentations au terme des échanges que nous entretiendrons. Vous y croyez ?
  • A la rentrée, j’animerais des débats au Théâtre des Salins de Martigues (Scène Nationale, drigée par Annette Breuil) entre spectateurs pour que la parole du public ne soit plus confisquée par des experts intimidants. Pour cela, j’ai besoin de m’immerger, de ressentir le lien que j’aurais à créer dès septembre. Je peux puiser en Avignon les ressources de ma créativité. Vous m’aidez ?
  • Quelques jours après Avignon, je vais bloguer au Festival « Mens alors!« , lieu d’échanges et de création entre artistes et publics dans l’Isère. Cela tombe plutôt bien, non? Vous venez?
  • Dès le mois de novembre, la Ville d’Aubenas (07) met en ?uvre une formation-action pilote destinée aux professionnels du social, de la culture et de l’éducatif.  Ma mission sera d’accompagner ces acteurs vers la culture et de créer avec eux les conditions du décloisonnement. Avignon me permettra d’aller à la rencontre d’artistes et de spectateurs pour qui l’affranchissement des cases est le moteur de leur projet. Vous en êtes ?

Voilà, c’est écrit. C’est engagé. Je ne serais pas tout seul. Diane Fonsegrives, Laurent Bourbousson (contributeurs pour le blog) seront là. Nous allons tenter une ?uvre collective. Marie-José, Bernard, Igor, Elsa, Martine, Christian, Guy, Jérôme, et bien d’autres seront aussi présents pour donner l’énergie qu’une telle démarche a besoin.

 

Et que vive le mouvement créateur libérateur !

Pascal Bély

 

 

Prochain épisode : nos lieux du rendez-vous.

 


 

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