"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Pour leur
cinquième année à la Direction du Festival d'Avignon, le tandem Vincent Baudriller et Hortense Archambault a reçu les félicitations de la presse et d'une partie du public sur la
cohérence de leur programmation. Ils ont pris de l'assurance, nourris des échanges avec les artistes qu'ils associent à leur réflexion. Ils nous avaient invités à « traverser » le
festival, à mettre en résonance les œuvres pour en dégager le sens global. Première démonstration.
Stanislas Nordey avec « Das System » (photo) a séduit un public de gauche nostalgique toujours prompt à dénoncer, mais a profondément agacé ceux qui
croient à autre chose qu'aux discours belliqueux contre Bush et la mondialisation. Quant à Lola Arias et Stefan Kaegi avec « Airport Kids », ils nous ont donné une vision bien réduite du monde globalisé en recourant à un procédé éthiquement
contestable : faire parler des gosses de riches comme des adultes. Belle forme pour propos un peu creux. Même constat avec le collectif Superamas qui avec « Empire (art et politics) » s'est ridiculisé (comme l'an dernier d'ailleurs) à vouloir accuser les empires actuels tout en
utilisant les ficelles identiques d'un système qu'ils dénoncent. Consternant.
Politique le Festival d'Avignon ? Oui, quand il interroge nos modes de
pensée, déplace notre regard. À défaut de proposer une vision, certains artistes ont évoqué le pouvoir dans toute sa complexité en revisitant la mythologie, en introduisant les technologies
d'aujourd'hui, en rendant poreuse la distance entre spectateurs et acteurs. J'ai parfois eu l'impression de lire un livre d'histoire pour repenser totalement ma conception du pouvoir. Le Belge
Guy Cassiers avec « Atropa » et « Wolfskers » (photo) est devenu maître en la matière : décrypter les rouages du pouvoir actuel, avec les outils d'aujourd'hui
(vidéo, images de synthèse) et les engrenages d'hier. Convainquant même si cela n'a pas empêché certains raccourcis et une difficulté en entrer dans une scénographie très complexe où le
surtitrage du néerlandais vers le Français n'a rien arrangé. Thomas Ostermeir aura provoqué enthousiasme et malaise en nous proposant un « Hamlet », miroir saisissant de nos lâchetés et de nos égocentrismes.
Ivo Van Hove est allé plus loin avec « Les Tragédies Romaines » en immergeant le spectateur dans les rouages actuels du pouvoir ou politique et médiatique forment
un tout pour le moins troublant. Convié sur la scène, le public a expérimenté une place inhabituelle pour appréhender Shakespeare autrement. Un théâtre assurément postmoderne, stimulant et
ouvert. La révélation de ce festival.Ps: à lire prochaînement, la deuxième partie du bilan par le Tadorne.
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Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

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