Guillaume Vincent

Depuis quelques années, seul le Festival Off permet de voir des œuvres en forte résonance avec le contexte: elles font lien entre les spectateurs et posent une parole, des gestes, une esthétique sur des enjeux qui finissent par nous dépasser. Deux pièces méritent d’être reliées même si le thème abordé pourrait les cloisonner.

« Le prochain train » d’Orah de Mortcie est « un conte sur nos liens à l’ère du numérique ». À première vue, traiter la question alors que nous ne sommes qu’au… lire la suite

Qu’un festival ne soit plus populaire, qu’il ne me permette plus de m’inscrire dans un mouvement, est inquiétant. Sur toute la durée de cette 66ème édition, j’ai vu 38 spectacles pour un coût total de 1850 € (830€ de places et 1020€ de location d’appartement). Seulement neuf d’entre elles m’ont éclairé, enthousiasmé, tourmenté. Respecté, j’ai eu envie d’écrire. Passionnément. Neuf, soit moitié moins que les années précédentes. Neuf soit vingt-neuf propositions où j’ai, au mieux erré, au pire sombré dans le néant.

Cette proportion est inquiétante et signe une… lire la suite

Après une semaine au Festival d’Avignon, une évidence s’impose: le théâtre français que l’on m’a proposé est en crise et porte les stigmates d’un système culturel sans vision qui s’enferme dans un entre soi parisien terrifiant. Nous sommes très loin des créations allemandes, flamandes et d’Amérique du Sud qui percutent, embarquent les spectateurs dans un jeu où le corps rivalise avec le texte au profit d’un propos. Ce que j’ai vu à Avignon est profondément mortifère, ancré dans un théâtre où la forme, les effets visuels prennent le pas sur… lire la suite