Archives mensuelles : décembre 2010

Après  Toshiki Okada en 2007 avec «Five days in March»,  puis Pippo Delbono en 2008 avec «Questo Buio Feroce» et  Maguy Marin en 2009 avec «Description d’un combat», c’est Angélica Liddel qui nous a éblouis en 2010. C’était au Festival d’Avignon. Du bilan de l’année 2010 publié sur le Tadorne, elle émerge comme l’un des plus grands chocs théâtraux de ces dix dernières années. «La casa de la Fuerza »  puis «Te haré invencible con mi derrota» … lire la suite

«Ce qui nous arrive au théâtre, c’est l’AUTRE. C’est la rencontre avec mon frère, ma soeur, mon semblable» – Ariane Mnouchkine – France Culture, 19 mars 2010.

Ce sont des rencontres inoubliables parce qu’elles sont à la croisée des chemins. Ces artistes du théâtre autobiographique m’ont marqué. Ils ont forcé l’écoute, le respect et le questionnement sur soi. La surprise a procuré l’enchantement tandis qu’un souvenir enfoui provoquait la douleur.

 

Alain Platel et Frank Van Laecke / « Gardenia » / Festival d’Avignon

Angelica Liddell, … lire la suite

En 2010, ils ont envahi la scène, avec démesure, comme une occupation pour faire face au déluge du laid et du bête.  Ils ont bousculé les codes de la représentation, les mythes, l’histoire pour nous offrir en spectacle nos névroses collectives et individuelles et nous donner notre part de rêve, car c’est elle qui préserve le processus de création des bouffons du roi. Petite sélection parmi 140 spectacles vus en 2010: dix oeuvres qui, sans être à la mode, sont d’une belle modernité. 

Pina Bausch / «Nelkein… lire la suite

En ces temps troublés où la mécanique tend à prendre le pouvoir sur le processus créatif, nombreux sont les artistes à nous avoir offert en 2010 une immersion dans l’immatérialité la plus totale. Peu ou pas d’histoire, comme s’il y avait urgence à laisser transpirer les corps d’effluves essentiels. Petite sélection sur les 140 spectacles vus en 2010…

Anne Teresa de Keersmaeker / « En atendant » /Festivald’Avignon

Cindy Van Acker / « Lanx », »Obvie », « Nixe », « … lire la suite

2010, année troublée, troublante: crise sociale, perte des valeurs, corruption au plus haut niveau de l’État, imbécillité médiatique. La liste est trop longue pour énumérer ce qui nous a plongés dans un abîme de médiocrité. Les artistes ont répondu présents pour décrire, dénoncer, parfois proposer. Ils ont mis en scène notre décadence, celle d’une civilisation qui maltraite. Petite sélection sur  les 140 spectacles vus en 2010…

Maguy Marin /  « Salves«  / Biennale de la danse de Lyon  
Hofesh Shechter / « Political… lire la suite

Ce sont mes dix chefs d’oeuvre sur près de 140 spectacles vus en 2010. Sept femmes, trois hommes qui ont osé chercher dans le chaos le plus indescriptible, les ressorts de notre (in)humanité. Dix chefs d’oeuvre où les arts se sont bel et bien croisés (pourquoi continuer à séparer le théâtre, la danse, la peinture et la performance?) pour conduire le spectateur dans ce qu’il ne peut atteindre seul. Ces dix artistes ont été les éclaireurs d’un voyage au bout de la nuit…

1)    Angelica… lire la suite

La compagnie Image aiguë, animée par Christiane Véricel, m’a convié à Palerme pour suivre pendant deux journées son travail. Ambassadeur culturel européen pour l’année 2010, la compagnie s’installe pour quelques jours dans plusieurs villes en Europe. Son chapiteau, c’est la toile du réseau qu’elle tisse depuis 1983, date de sa création. À peine arrivé, j’assiste à une réunion dans un centre social un peu particulier (« Laboratorio Zeta« ). Squatté pour accueillir majoritairement des sans-papiers venus du Soudan, le lieu est autogéré par des citoyens… lire la suite

« Le théâtre résiste mieux ? Oui, c’est le dernier lieu où des gens vivants ont face à eux des gens vivants » déclare le metteur en scène Claude Régy au journal Libération. Qu’en est-il du théâtre dans les écoles et les collèges? Qu’en est-il à Palerme où la Comagnie Image Aiguë de Christiane Véricel s’est posée pour une semaine afin d’animer des ateliers de théâtre avec les enfants? Quelle résistance leur proposer pour que le temps de l’humain reprenne ses droits face au rouleau compresseur de la… lire la suite

Calmement, mais sûrement, nos pas nous conduisent vers eux. L’événement est d’importance mais nous ne sommes pas tous là. Ailleurs, cela aurait été assurément complet. Pas ici. Et pourtant, nous sommes au Ballet National de Marseille. Rien n’y fait. Obsédés par le foot, les médias font-ils seulement attention à ce qu’il y a de plus fragile et de plus beau dans cette ville?

Car ce soir,  » Le(ur) sacre » par Thierry Thieû Niang et Jean-Pierre Moulères est un troublant moment de danse. Ils sont vingt et un… lire la suite

Nous voilà rassemblés. Quasiment pas un bruit dans la salle, même pas une toux qui étrangle, quand bien même « cela ne passerait pas ». Avec le chorégraphe allemand Raimund Hoghe, il règne toujours une atmosphère de recueillement, de concentration et d’introspection: sa mise en scène travaille nos lâcher-prises pour puiser dans nos souvenirs le mouvement fondateur à l’origine de notre lien à la danse. Il lui faut donc du temps, trois fois plus qu’à l’accoutumée. Ce soir, il nous gratifie de trois heures autour du chorégraphe… lire la suite

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