Raimund Hoghe

Étrange journée…Le festival Montpellier Danse peut nous réserver une belle surprise en fin d’après-midi et nous propulser plus tard dans une ambiance plombée d’une petite fête entre amis chez Monsieur l’Ambassadeur.

À 17h, Phia Ménard se prépare. Tout autour, le public prend place sur des coussins ou dans les gradins. Je m’assois près d’elle, comme une évidence. Tel un artisan pêcheur avec son bonnet sur la tête et son manteau pour tous les temps, elle découpe des sacs plastiques. Ont-ils été pêchés en Méditerrannée, là où ils prolifèrent jusqu’à menacer… lire la suite

Nous voilà rassemblés. Quasiment pas un bruit dans la salle, même pas une toux qui étrangle, quand bien même « cela ne passerait pas ». Avec le chorégraphe allemand Raimund Hoghe, il règne toujours une atmosphère de recueillement, de concentration et d’introspection: sa mise en scène travaille nos lâcher-prises pour puiser dans nos souvenirs le mouvement fondateur à l’origine de notre lien à la danse. Il lui faut donc du temps, trois fois plus qu’à l’accoutumée. Ce soir, il nous gratifie de trois heures autour du chorégraphe  Dominique Bagouet.… lire la suite

Dans le hall du Théâtre Universitaire Paul Valéry, une spectatrice attend. Elle semble avoir rendez-vous avec le chorégraphe allemand Raimund Hoghe qui, chaque année ici, renverse, bouleverse le public. Je m’approche d’elle ; nous échangeons quelques informations sur la météo locale, et l’environnement du théâtre. Nous abordons la vie culturelle à Montpellier. À ce moment précis, la danse nous sépare : elle la découvre au cours de ce festival. Les mots trébuchent, et l’intimidation la submerge. « Je n’ai pas les mots pour parler de danse… lire la suite
Raimund Hoghe est l’artiste « associé » du Festival Montpellier Danse. Invité quasiment chaque année, le public lui réserve un accueil tout à la fois chaleureux et distant. 2008 ne déroge pas à la règle avec deux propositions, aux antipodes l’une de l’autre.
« Boléro Variations » restera l’un des grands moments du Festival. Pendant plus de deux heures, nous sommes guidés pour changer notre système de représentation sur l’une des musiques les plus mythiques du répertoire, le « Boléro » de Ravel avec pour certains, la danse de… lire la suite
Pourquoi la dernière création de Raimund Hoghe a-t-elle à ce point déçu les festivaliers d’Avignon ? J’y ai pourtant retrouvé le talent, la délicatesse, et la créativité de ce chorégraphe exceptionnel. Je le connais depuis 2004, date à laquelle il présentait face au public bouleversé de Montpellier Danse, « Young people, Old Voices ». En juin dernier, «  Meinwärts «  provoquait la sidération. Depuis, il y vient chaque année comme un rendez-vous ritualisé avec les Montpelliérains. Je me sens familier de son univers fait d’objets posés sur… lire la suite
A Thierry.
Raimund Hoghe est de retour à Montpellier Danse. Je l’avais quitté en 2004 avec « « Young People, Old Voices » puis en octobre 2005 sur ARTE avec « Cartes postales ». Depuis, je n’ai cessé d’y faire référence dès que j’évoque la danse engagée. Raimund Hoghe transforme sur scène tout ce qu’il touche comme si sa petite taille et sa bosse dans le dos renvoyaient notre vulnérabilité et notre force. La précision de ces gestes, sa lenteur, son lien aux objets dessinent … lire la suite

C’était dimanche soir à 20h15 sur ARTE. Alors que la moitié des téléspectateurs regardent Sarkozy sur TF1 utiliser la misère d’une partie de la population à des fins personnelles et vomir sa haine de la différence, ARTE diffusait un magnifique film de danse, « Cartes postales » du chorégraphe Raimund Hoghe avec Lorenzo de Brabandère, son danseur fétiche. J’ai découvert pour la première fois Raimund Hoghe, disciple de Pina Bausch et…bossu, au festival « Montpellier Danse » en 2004. « Young People, Old Voices«  avait duré 3 heures. Le… lire la suite