Archives mensuelles : octobre 2009

 

C'était au KunstenFestivalDesArts à Bruxelles, au printemps dernier. Le metteur en scène américain d'origine coréenne, Young Jean Lee, présentait « The Shipment ». Au Festival d’Automne, vous goûterez l'humour « noir » de cette ?uvre qui déstabilise avec subtilité nos représentations sur le racisme. À ne pas manquer. C'est au Théâtre de Gennevilliers du 4 au 8 novembre. La critique est à lire ici.

C'était au KunstenFestivalDesArts à Bruxelles au printemps 2008. Nous étions conviés dans une friche industrielle pour « Je meurs comme un pays » de Dimitri Dimitriadis,… lire la suite


Ce soir, sur la scène du Centre Georges Pompidou, je me suis étendue, par terre ; j'ai fermé les yeux, et je me suis laissée emporter par une étoile. Stars like flees joue pour la première fois en France dans le cadre du Nouveau Festival.


La composition de ce groupe new-yorkais est variable, tout comme l'objet musical qui est offert. Ce soir six musiciens : harpe, violon, guitare, batterie, chant, piano et une atmosphère unique, faite de bricolages sonores et vocaux.

Comment décrire ? La référence serait réductrice, mais elle permet de… lire la suite

« Si on est heureux, mieux vaut pique-niquer qu'aller au théâtre » déclarait Krzysztof Warlikowski à Télérama en juillet dernier. En ce dimanche ensoleillé,  les rues de Paris embaument d'odeurs d'automne, mais nous sommes quelques-uns à préférer la petite salle du Théâtre de la Coline pour « le père tralalère », création collective de la compagnie « d'ores et déjà », mise en scène par Sylvain Creuzevault. Alors que nos campagnes souffrent, le bonheur n'est momentanément plus dans le pré. L'est-il pour autant sur cette scène ? Qu'importe, ce théâtre-là rend serein… lire la suite

Avec la représentation du « Malade imaginaire » de Molière, Alexis MOATI réussit à bousculer les idées préconçues d'un public scolaire souvent réticent à l'égard du théâtre, n'y voyant qu'un lieu désuet, où sont présentés des « classiques » figés et immuables. Ici, il devra s'en affranchir pour s'éveiller à une forme «participative » inédite.

 En conviant les spectateurs à s'asseoir sur la scène, la compagnie « Vol Plané » joue la proximité public-acteur. Effaçant la frontière du dehors et du dedans, le cadre s'ouvre pour nouer une autre relation avec le public. Les… lire la suite

photo extraite de la galerie de photos de Heidi Kuisma

En octobre, en fin de journée, les rues d'Avignon sont calmes. L'événement crée par Le Centre de Développement Chorégraphique  d'Avignon (« Les Hivernales ») n'y change rien. Pour fêter l'arrivée  de son jeune directeur (Emmanuel Serafini)  et le début de la saison 2009-2010, le public a rendez-vous à l'extérieur du centre pour assister à la performance d'Antoine le Ménestrel. L'homme s'agrippe à cette façade verticale face à une trentaine de spectateurs amassés le long du trottoir.… lire la suite

À trois mois d’intervalle, trois chorégraphes ont posé un acte artistique fort dans un contexte de perte du sens qui n’épargne pas la danse. Lors du dernier Festival d’Avignon, le Canadien Dave St Pierre avec «un peu de tendresse bordel de merde »  questionnait le lien amoureux, malmené par nos sociétés globalisées où presque tout se marchande. Début octobre à Nîmes, Anne Teresa de Keersmaeker avec « The Song » nous projetait dans un espace ouvert, loin des conventions, pour stimuler nos imaginaires dans un… lire la suite

C'est une semaine turbulente, dans un climat de persécution et de décadence qui enveloppe tout le pays. La peur s'immisce partout, les barrières se dressent, le népotisme s'invite au plus haut niveau de l'Etat, l'argent infiltre les lieux du savoir, les commentaires sur les sites internet des journaux concernant Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, sont d'une violence inouïe. La société du spectacle et du jeu, érigée en propos artistique à la Biennale d'Art Contemporain de Lyon, entame sa descente aux enfers. Il ne manque plus qu'à installer nos… lire la suite

 

« Les témoins ordinaires » de Rachid Ouramdane est actuellement à l’affiche du Festival d’Automne à Paris jusqu’au 18 octobre 2009. Rendez-vous au Théâtre de Genevilliers pour une ?uvre rare, fragile, complexe. Retour sur cette pièce vue au dernier Festival d’Avignon.

« Les témoins ordinaires » vous traverse et tisse sa toile avec la dernière création de Maguy Marin,  « Description d’un combat ».  Il y a chez ces deux chorégraphes, l’impérieuse nécessité de donner la parole à ceux qui ne l’ont plus. Avec eux, la danse a un… lire la suite

Dans un temps très réduit, un festival nous aide à ressentir notre époque, à repérer les processus émergents de la création à l’image d’ACTORAL, festival international des arts et des écritures contemporaines de Marseille. Après une semaine, on à l'étrange impression que les propositions s'« institutionnalisent » et que l'on pourrait les retrouver dans les programmations parallèles des grands théâtres.  On aurait aimé être transporté, déplacé ; percuté; nous sommes juste légèrement décalé, parfois surpris. Cela signe-t-il l'inquiétante paralysie des programmateurs à l'heure de la réduction des budgets et de la précarisation croissante… lire la suite

Imaginez une poule sur scène. Deux spectacles. Une symphonie riante. Une soirée de festival. Un caprice. Cherchez l’intru.

Peut-on faire parler le corps par le rire? La chorégraphe Antonia Baehr relève le défi avec sa performance qui fait actuellement le tour des festivals de création contemporaine, dont Actoral à Marseille. Qu'il soit de complaisance, gêné, moqueur, sarcastique, diabolique, le rire est communication et prolonge nos corps. Il reflète notre surmoi et nourrit le lien social.

Le rire d’Antonia Baehr est joué grâce à différentes partitions « musicales » écrites par ses amis… lire la suite

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