Archives mensuelles : décembre 2006

Les dix plus belles métamorphoses théâtrales.

1- « Combat de nègre et de chiens », par Arthur Nauziciel. Festival d’Avignon.
2- «Guerre et Paix» par Piotr Fomenko. La Criée. Marseille.
3- « Face au Mur » d’Hubert Colas. Théâtre du Gymnase. Marseille

4- « Psychiatrie/Déconniatrie » par Christian Mazzuchini. Théâtre du Merlan, Marseille.
5- « Au monde » de Joël Pommerat. Festival d’Avignon.
6- « Rouge décanté » par Guy Cassiers. Festival d’Avignon.
7- « Long life » par Alvis Hermanis… lire la suite




Les 11 oeuvres majeures de 2006


1- Michel Kelemenis, « Aphorismes Géométriques ». Festival « Danse à Aix » 2005 ; « Danse en Avril ». Aubagne / Théâtre des Salins de Martigues.
2- Joseph Nadj, Miguel Barcelo,
« Paso Doble ».  Festival d’Avignon.
3- Angelin Preljocaj,
« Empty Moves ». Pavillon Noir, d’Aix en Provence.
4- Sidi Larbi Chercaoui,
"Zero Degrees". Théâtre de Chateauvallon.
5- Alain Platel,
« VSPRS ». KustenFestivaldesArts de Bruxelles.
6- Russell Maliphant,
« Pusch ». Scène Nationale de Cavaillon.
7- Claude Brumachon,
« Icare ». Festival Les Hivernales.… lire la suite

Le Théâtre des Salins de Martigues offre son large plateau et deux soirées de représentations au metteur en scène Christophe Rauck. C'est un beau pari pour cette adaptation du « Révizor » de Nicolas Gogol qui déjoue tous les classements. Qu'ai-je donc vu ce soir ? Du théâtre ? Une comédie musicale dansée puisqu'on y chante ? Christophe Rauck crée un théâtre décomplexé à l'image de « Guerre et paix » de Piotr Fomenko présenté dernièrement à La Criée de Marseille. Je ressens ce « Révizor » en phase avec son époque où… lire la suite
 

 

 

Ce mercredi 20 décembre, le Pavillon Noir d'Aix en Provence accueille deux créations des Ballets Preljocaj : « Empty Moves (part I) » et « Noces ». Je me sens prêt pour cette soirée tant attendue : je n'ai jamais eu l'occasion de voir ces ?uvres en tournée en France. Toutefois, rien ne se passe agréablement dès que j'entre dans cet illustre bâtiment ! Prévu à 20h30, « Empty moves » débute à 21h15. Au préalable, nous avons droit à un discours humanitaire à la sauce culturelle de l'artiste plasticien… lire la suite

Les comiques sont partout. La chorégraphe Maguy Marin s'en était émue avec « Ha !Ha ! » , sa création  qui a fait scandale lors du dernier Festival Montpellier Danse. Elle fustigeait cette France qui rit de tout pour préparer l'arrivée du fascisme. «Ne pas se prendre la tête » semble être le slogan de nombreux cons qui, ici ou là, diffusent l'idéologie d'une société de consommation, modèle par excellence du bien-être. Malgré tout, je pars au Théâtre des Salins de Martigues pour le spectacle « comique » de François Morel, « Bien des Choses… lire la suite

Il est minuit et l’orage gronde au moment où je quitte le Théâtre de la Criée de Marseille. « Hamlet » de Shakespeare mis en scène par Hubert Colas fait l’effet d’un tonnerre dans le paysage paisible du théâtre français. Je ne ressens ni joie, ni colère après ces quatre heures quarante de spectacle, mais plutôt un état d’apesanteur comme si je regardais le théâtre avec un autre point de vue. Rarement mon attention a été à ce point infaillible ; j’ai scruté avec minutie le moindre… lire la suite

Comment le public du Pavillon Noir d'Aix en Provence peut-il applaudir à tout rompre une ?uvre aussi vide de sens ? Cela ressemble à un soutien amical envers un danseur longtemps collaborateur du chorégraphe marseillais Michel Kelemenis et qui était en résidence de création au 3bisF d'Aix en 2004/2005. Je ne fais donc pas partie du cercle.
Christian Ubl, avec « ErsatZtrip » me plonge dans un gouffre : comment écrire sur une esthétique qui ne veut rien dire ? Pour me sortir de cette impasse, je préfère revenir aux  intentions de… lire la suite

La danse me répare. Elle crée du sens, du lien. Elle me donne la force de regarder le monde à partir du mouvement et de la relation. Ce désir de danse me conduit à 19h30 au Pavillon Noir d’Aix en Provence pour assister à la chorégraphie de Richard Siegal. Pendant trente minutes, « First Draft / Opus 8 » va m’envelopper, me protéger et me suspendre. Et pourtant, je suis contraint de voir le spectacle debout, au fond du studio, car la désinvolture du Centre Chorégraphique fait asseoir les spectateurs… lire la suite