Dimanche 2 avril 2006
7
02
/04
/Avr
/2006
11:14
14
♥♥♥♥♥♥ « Aphorismes géométriques » commence. Comme en août 2005, je suis littéralement happé par ces quatre danseuses. Le quatuor
émerge tout au début ; elles se cherchent ; je les suis ; les corps se touchent, s’évitent ; je les sens. Puis une à une, elles disparaissent pour mieux nous revenir. J’assiste alors à 4 solos
époustouflants. De la femme en colère à celle qui souffre, de la femme sensuelle à celle qui accouche, de la femme caresse à celle qui fait mal, de la femme masculine à celle qui s’effondre, de
la femme enfant à celle qui assume, de la femme stressé à celle qui paresse…De la femme à celui qui la regarde…Elles me regardent ; m’invitent ; je résiste. Puis, elles reviennent ensemble ; se
soutiennent les unes des autres avec des mouvements lents comme un lien solidaire, solide. La lumière est devenue orange comme un coucher de soleil ; les mouvements deviennent alors
indestructibles ; elles me relient. Cette lenteur, cette beauté du geste donne à ce quatuor une force qui fait face à ce monde si violent, si masculin. Je baisse la garde ; je sors de mon carré
pour me faire tout rond. La lumière s’éteint sur l’œuvre de Michel Kelemenis.
Avec elles, il pourrait parcourir le monde. Pour
l’éclairer.
Pascal Bély - www.festivalier.net
je travaille avec michel kelemenis, c'est moi qui vend les spectacles et je viens de lire votre article sur votre blog à propos de la soirée de samedi soir. et je voulais vous dire que les oeuvres majeures ont le droit d'être présentées dans les lieux mineurs. c'est même leur devoir d'ouverture aux autres.
en tout cas, merci pour vos impresions sur ce spectacle. ça fait du bien.
à bientôt,
marie tardif
L'idée qu'une oeuvre majeure puisse se jouer dans des endroits plus confidentiels ne me choque pas. Suis-je pour autant obligé à deux reprises de voir ce magnifique spectacle dans des lieux qui ne sont pas fait pour cela! Je reste persuadé qu'il faut presque un noir total pour apprécier la complexité des mouvements de Michel Kelemenis. Or, j'ai du supporter à la Penne sur Huveaune un eclairage permanent des issues de secours d'une salle faite plus pour acceuillir un bal musette qu'un spectacle de danse. Il faudra m'expliquer pourquoi les "Aphorismes gémoétriques" sont absentes des grandes salles et des festivals de 2006. Pourquoi cette confidentialité? Est-ce un choix stratégique de votre part? Si tel est le cas, il ferme bien plus qu'il ouvre vu le faible nombre de spectacteurs présent samedi soir.
Permettez-moi de voir grand pour cette oeuvre grandiose.
Il est quand même surprenant que les "Aphorismes géométriques" soient absentes de la programmation du Pavillon Noir pour la saison 2006-2007. Rendez-vous donc à AMartigues pour le 5 décembre!
Concernant vos déplacements, je comprends vos difficultés. Il peut y avoir une ouverture avec le co-voiturage. Si vous habitez Aix, vous pouvz consulter ma programmation sur ce blog (colonne de gauche). si certains spectacles à Martigues ou Cavaillon vous interessent, laissez moi un message sur mon mail.
Très cordialement.
Pascal Bély
pascal.bely@free.fr
Rarement lu un article aussi beau sur la danse.
Où puis-je voir ce spectacle?
Merci pour votre commentaire. Jamais une chorégraphie n'aura à ce point libéré mon écirture.
La compagnie Kelemenis n'a pas de site. Ci-joint leur adresse email pour connaître les dates de la tournée:
compagnie.kelemenis@wanadoo.fr
A bientôt.
Festival ArtDanThé, Vanves
13 mars
Le Cuvier de Feydeau, Artigues-près-Bordeaux
27 avril
Désolée, avec un peu de retard, trois courts extraits videos ... quel dommage...
http://perso.orange.fr/lacastine/pages/2006_besame_mucho.htm