Archives mensuelles : octobre 2011

Elles sont face à nous, la rage au « choeur ».

Elles sont vingt-quatre pour constituer un centre de gravité qui finit par tourbillonner et m’emporter.

Elles sont polonaises, mais leur langue est celle du choeur

Elles sont nos mères, nos soeurs, nos femmes, nos amies.  

Elles sont une partie de l’humanité que nous continuons à dominer. 

Elles ont une chef de chorale, pas plus haute que trois pommes, qui met en musique, en chant, en chorégraphie, le manifeste féministe le plus percutant… lire la suite

Ce fut le succès du dernier Festival d’Avignon. Une oeuvre rare. Le Théâtre National de Chaillot à Paris l’accueille du 2 au 11 novembre 2011 avant une tournée jusqu’en février 2012 (Grenoble, Mulhouse, Douai, Orléans, Nantes, Luxembourg, Valenciennes).

Retour d’Avignon…

Cela devait arriver. Non que cela fut prévisible, mais attendu. Depuis quelques jours, il se trame un drame derrière les murs du Cloître des Carmes au Festival d’Avignon. Après «Au moins j’aurai laissé un beau cadavre» de Vincent Macaigne d’après «Hamlet» de William Shakespeare,… lire la suite

Depuis quelques saisons, la danse disparait peu à peu des programmations à Marseille et aux alentours, chacun déléguant la «tâche» au Pavillon Noir d’Angelin Preljocaj à Aix en Provence. Dans ce contexte, l’ouverture de Klap, Maison pour la Danse dirigée par Michel Kelemenis, est attendue. Pour qu’enfin, l’art chorégraphique se développe dans une ville qui fut, en son temps, si accueillante?

En ce jour historique du 21 octobre 2011, je suis invité à l’inauguration officielle. Au déjeuner de presse, les journalistes parisiens semblent saluer le projet : le… lire la suite

Le contexte de ce communiqué: iciLe spectacle dont il est question: ici.

Je veux pardonner ceux qui ont essayé par la violence d’empêcher le public d’avoir accès au Théâtre de la Ville à Paris.
Je leur pardonne car ils ne savent pas ce qu’ils font.
Ils n’ont jamais vu le spectacle ; ils ne savent pas qu’il est spirituel et christique ; c’est-à-dire porteur de l’image du Christ. Je ne cherche pas de raccourcis et je déteste la provocation. Pour cette raison, je ne peux accepter… lire la suite

Premier acte, premier choc, à la lecture des témoignages de spectateurs publiés sur Facebook et confirmés par la Direction du Théâtre de la Ville de Paris:

« Les premières représentations du spectacle de Romeo Castellucci «Sur le concept du visage du fils de Dieu» au Théâtre de la Ville, ont été gravement perturbées par des groupes organisés au nom de la religion chrétienne.  Leur demande d’interdiction du spectacle par voie de justice ayant été déboutée par une décision du Tribunal de Grande Instance en date du… lire la suite

La Tunisie vote demain.

Retour sur un temps fort du dernier Festival d’Avignon, présenté au Festival Sens Interdits ce soir à Lyon.

Ils sont parmi nous, avec nous. Acteurs de la révolution tunisienne dans tous les sens du terme, ils descendent peu à peu, tout en nous observant d’un léger sourire. A chacun son tapis rouge et ses palais. Pour Jalila Baccar, Fadhel Jaïbi et les dix comédiens, ce sera les marches de la salle de Montfavet. Ils descendent lentement pour mieux signifier que le changement est un… lire la suite

Hier soir, au Théâtre de la Ville de Paris, un groupuscule a interrompu la représentation de Roméo Castellucci, «Sur le concept du visage du fils de Dieu». Les CRS ont évacué la salle.

Je publie à nouveau ma critique écrite lors du Festival d’Avignon. Modeste contribution pour chasser, hors de nos théâtres, ces fous de Dieu.

 Je reste assis. Sidéré. Pas un mot. «Sur le concept du visage du fils de Dieu» de Roméo Castellucci est une épreuve. 20h10.  Je suis vidé

À mon arrivée, l’immense… lire la suite

Ce n’est pour l’instant qu’un chantier de création. Ce ne sont que quarante minutes. Le temps paraît si court avec Christiane Véricel et sa compagnie Image Aigüe. Pourtant, avec «La morale du ventre», elle signe l’une des réjouissances de la rentrée théâtrale. Ils sont sept sur scène : des adultes, des adolescents, des jeunes enfants. Amateurs et professionnels. Ils sont noirs et blancs. De France, de Sicile, de Turquie. Tout un théâtre de couleurs, de sons, de corps et de mots qui me percute comme autant de… lire la suite

«Le temps nous manquera» de Stéphane Gasc nous laisse un peu dépités. Sa fin brutale est à l’image de la disparition, thème central de cette oeuvre délicate sur le deuil. Deux personnages (un homme, une femme) évoquent le suicide du troisième (présent sur scène, mais silencieux). Ils l’ont aimé, ensemble et côte à côte. Le sujet est périlleux, convenons-en. Mais la compagnie l’Employeur l’aborde en adoptant un ton, un temps particulier, fait d’accélérations, de lenteurs et de flash-back. Nous sommes loin d’une oeuvre tapageuse, désireuse d’être dans le… lire la suite

À quelques jours de l’ouverture officielle de «Klap, Maison pour la Danse» à Marseille, son directeur, Michel Kelemenis, présente «Henriette et Matisse» créée pour la Biennale de la Danse de Lyon en 2010. À voir du 11 au 13 octobre, dans le cadre de la programmation du Théâtre Massalia.  Puis en tournée dans toute la France.

De la Biennale de la Danse de Lyonau Théâtre des Salins de Martigues, toujours ce même enthousiasme : enfants, parents et professionnels de l’éducation jubilent en découvrant l’univers… lire la suite
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