Archives quotidiennes : 10 juillet 2011

Il marche dans le noir. On serait tenté de le suivre des yeux. Seulement trente secondes: c’est juste le temps qu’il nous faut pour passer de la lumière du jour au noir de l’incertitude et entrer dans « les rêves » d’Ivan Viripaev, mise en scène par François Bergoin. Celui-ci apparaît au fond du plateau, assis sur un canapé rouge. Il est seul, juste accompagné de quelques livres et d’un poste à musique d’où l’on entend un rock sensible et envoûtant (Janis Joplin, Kurt Cobain, Jim… lire la suite

« Le suicidé» de Patrick Pineau à la Carrière de Boulbon est l’un des spectacles d’ouverture de la 65ème édition du Festival d’Avignon. Celui-ci prend soin de préciser sur sa page Facebook qu’il ne faut se fier au titre : «« Le Suicide » est une pièce terriblement drôle, une comédie féroce et loufoque !». Les communiquants sont décidément toujours bien intentionnés pour ne pas perturber notre confort.

Nous sommes propulsés dans l’ère soviétique, de celle des appartements communautaires, du poids… lire la suite

Cette oeuvre est un plat si indigeste qu’elle pourrait vous faire vomir. «La paranoïa», texte du dramaturge argentin Rafael Spregelburd, mise en scène par Martial Di Fonzo Bo et Elise Vigier est  une «pièce montée» avec tant de «crèmes» et de moyens qu’elle finit par provoquer du dégoût. La lecture des coproducteurs est si longue qu’elle donne elle aussi le tournis.

Et pourtant, quel scénario ! Nous sommes 5000 ou 20000 ans après J.-C, époque où les humains n’ont plus le monopole de la raison.… lire la suite

À chaque Festival d’Avignon, une oeuvre me sidère, colonise pour longtemps ma mémoire. Le metteur en scène Arthur Nauzyciel avec «Jan Karski (mon nom est une fiction)» offre au public d’Avignon une adaptation du roman «Jan Karski» de Yannick Haenel. Ce résistant polonais et catholique fut le témoin de la plus grande tragédie de l’histoire de l’Humanité : l’extermination des juifs du Ghetto de Varsovie. Tel un «messager», il partit à la rencontre des puissants, dont Franklin Roosevelt. En vain. «L’antisémitisme technocrate» a eu raison… lire la suite