Archives mensuelles : août 2009

Le Festival d'Avignon est un espace de rencontre où l'on échange sur le théâtre sans techniques d'approches ! Lors de la représentation de « Ciels » de Wajdi Mouawad, j'ai osé interpeller Martine Aubry sur la défaite des socialistes aux élections municipales partielles d'Aix en Provence (je passe sous silence sa réponse?sidérante) ? Le même soir, j'ai questionné Leïla Chaid, représentante de la Palestine à Bruxelles, sur les raisons de son absence dans les médias français. Décidement, la file d'attente abat bien des hiérarchies.

Il en va tout autrement de deux lieux… lire la suite

Comment une idée folle, celle de créer un festival de la photographie,  naît -elle dans une petite ville comme Arles, que rien ne prédestinait à l'image? On suppose bien des hypothèses : le délire d'un pari, l'amitié, l'histoire, la politique, mais au final, c'est une forte volonté de fous bien pensants et pas des moins connus, de vivre la photo intensément. Cependant, à l'époque, la jeunesse n'ambitionnait pas la force de l'âge. On parlait du moment présent, de rencontre parce que l'on était d'abord entre amis. On évoque Lucien Clergue (… lire la suite

Sur la route des vacances, une halte aux RIP, comme on dit en Arles?

 

 

 

Paolo Nozolino

L'?il d'un certain Henri Cartier Bresson ? L'environnement y est beaucoup plus rude, plus métallique et ferré par sa contrainte sociale. L'espace d'une seconde, je retrouve la puissance du cliché Santa Clara pris en 1936 (photo de droite), où la force de l'image devient pieuse et biblique. C'est tout cela que l'on retrouve dans le travail de Paolo Nozolino. Et j'y ai cru à ce noir si noir,… lire la suite

Cette année, on n'habille pas les vieux murs des entrepôts désaffectés de la Sncf du chic de l'an passé. Lorsqu'on descend les escaliers vers ces lieux, un vent chaud souffle sur le désert de l'endroit. Les pans de ruines, d'ordinaire habillés, baillaient du néant de traces graphiques ou spatiales invitant à entrer. Cette année, pas de tenture, pas de photos d'accueil, juste le portrait géant d'une grand-mère édentée, tentant de nous souhaiter la bienvenue. On épure. A moins que l'ironie ne soit de mise.
Marchez tout droit. Prenez un ticket.… lire la suite

Le Festival de Mens dans l'Isère a donc invité « Le Tadorne » pendant une semaine à jouer le rôle du spectateur-critique. Inscrit dans un programme composé de concerts, de bals, d'ateliers, de ballades et de déambulations, j'avais rendez-vous quotidiennement avec les festivaliers pour écouter leurs ressentis sur les différents spectacles proposés. Posté dans différents cafés à des heures improbables, je n'ai vu  personne. Il a donc fallu déambuler.

Pierre Quenehen, le directeur du festival, promeut « l'échange et la création », « la culture et le lien… lire la suite

Au festival « Mens Alors ! », un mot ne cesse de revenir dans les conversations entre bénévoles : « hébergeur » ou « hébergé ». En effet, il n'y a qu'un seul hôtel, un camping et quelques chambres d'hôtes. Pour loger l'afflux de festivaliers, les habitants proposent de les héberger. Sur Google, ce mot a perdu toute son humanité. On « héberge » des images, un blog, on « stocke des documents ». Plus loin, on peut même « héberger son fournisseur d'identité », voire préférer un « hébergement mutualisé… lire la suite

Le festival « Mens Alors ! » est une grande famille. Depuis sept ans, les liens ont eu le temps de se créer. Aujourd'hui, elle nous montre son plus beau bijou : le château de Montmeilleur,  à trois kilomètres de Mens, généreusement mis à la disposition du festival par ses propriétaires. De 15h à 1h du matin, concerts, lectures, petites formes musicales se succèdent. On prend le temps de flâner et de contempler le magnifique paysage de montagnes qui entourent le site. Mais un château ne rassemble pas, il émiette les… lire la suite

À la fondation Maeght parmi les pins et le soleil de la côte, mon imagination vogue à l'âme de Joan Miró. Ce lieu fut son espace de travail, d'inspiration et de réflexion. Deux cent cinquante ?uvres y sont exposées dont certaines pour la première fois. L'opportunité poivre la curiosité. Il s'agit donc de découvrir un environnement de création lié intimement à Joan Miró et d'en révéler l'alchimie inventive.  Tout le monde a dans le coin de son imagination une ligne rouge, bleue ou noire extraite d'une toile de Miró,… lire la suite

Déjà deux journées dans ce festival niché au creux des montagnes, et l'étrange impression que « Mens Alors ! » nous travaille, nous festivaliers et artistes. Ici, tout acte artistique semble fragile, en tension permanente parce qu'en interaction avec « la » représentation que nous nous en faisons.

Photo de Francis Helgorsky – Festival Mens 2008.

Quand le public vient chanter « nos chansons préférées » avec la chanteuse Anne-Laure Poulain et doit se mêler avec les personnes âgées de la maison de retraite de l'Obiou, la scène prend une… lire la suite

Au total, le Tadorne a vu vingt spectacles dans le festival « Off » d'Avignon, trente dans le  « In ».

Dans le « off », chercher une ?uvre parmi les 1000 proposées demande du temps pour tisser les liens entre les structures dignes de confiance (Théâtre des Halles, La Manufacture, le Théâtre des Doms, les Hivernales, la Fabrik'Théâtre) et les metteurs en scène déjà chroniqués sur le Tadorne ou ailleurs. Petit bilan impossible.


Quand Le « off » fait  son commerce.

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Comme dans le « In » avec Christophe Honoré… lire la suite

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