Archives mensuelles : février 2007

Je pensais avoir tout vu dans la grossièreté et la légèreté artistique au cours de ces Hivernales. C'était sans compter sur deux événements qui signent la fin d'une époque (l'actuelle direction de ce festival) et l'arrivée d'une autre (l'absence de la culture dans le débat politique). Sur ce dernier point, rendons hommage aux Hivernales de ne pas polluer la Cité des Papes avec ces considérations « prises de tête ».

Tout commence à 19h30 par une conférence du chorégraphe Jean Gaudin (l'auteur du très superficiel « Fluxs.2 » et accessoirement squatteur du… lire la suite

Le chorégraphe et danseur Denis Plassard propose « DeRôles » au Théâtre des Hivernales. La scène est minuscule, plongée dans le noir, qu'un jeu de lumière éclaire au gré des métamorphoses d'un couple. Cela dure cinquante minutes et les changements de garde ? robe nous aident à percevoir le sens des mouvements. C'est ennuyeux et sans aucun intérêt artistique dans le paysage chorégraphique actuel. Denis Plassard a sûrement imaginé les déambulations de ce couple sur une grande scène. Par un effet de papier-calque dont il est seul à connaître le… lire la suite

Le Festival nous donne rendez-vous à la Maison Jean Vilar pour « U.I.A.R une intense action restructurante ».  Le titre sonne comme une publicité pour un produit cosmétique dont nous serions les heureux acheteurs, chanceux spectateurs que nous sommes de cette édition édifiante des Hivernales ! Andréa Sitter, telle une one woman show, se propose de revisiter l'histoire de la danse sur des musiques de Schubert, Jimi Hendrix et Tom Waits. Avec un seau rouge rempli de tomates cerise, elle joue des épisodes à la fois classiques et contemporains de la… lire la suite

Pour reprendre une expression chère à Savigny sur son blog, « on aurait aimé pouvoir en dire du bien ». « Holeulone » de Karine Ponties nous vient de Belgique. Aux Hivernales de l'an dernier, elle nous avait enchantés avec « Mi non Sabir », danse groupale décomplexée, poétique et drôle où Jaro Vinarsky, danseur thèque talentueux, avait ému. On le retrouve cette année au c?ur de la démarche transdisciplinaire de Karine Pontiès au croisement de la chorégraphie, de la littérature et du film vidéo.

Le sujet est complexe, car il s'agit d'entrer dans… lire la suite

Les Hivernales d'Avignon accueillent dans leur théâtre, la compagnie Jean Gaudin pour « fluXs.2  – maquette». La scène est dépouillée et seule une vidéo d'animation projetée sur les murs fait office de décor. Les coulisses sont visibles comme gage de transparence et la scène déborde vers les gradins, vers l'entrée et les sorties. Ils sont quatre à déambuler tels des personnages d'un vieux film d'animation (leurs costumes trois-pièces sentent bon la naphtaline). Leurs gestes sont saccadés, accentuant le burlesque de leurs déplacements. L’écriture chorégraphique dépouille la relation groupale, à l'image d'individus… lire la suite

Le spectacle est fini. Je me prends le visage entre les mains. On allait se « marrer » paraît-il. « I Want to go home » de Guilherme Botelho devait nous étonner avec tous ces danseurs venus de Suisse !  C'est une pièce « sur la bête qui dort en nous, dans laquelle il s'agit de renverser le cours Prozac des choses ».  Le sujet est tellement tendance en ces temps où les théories comportementalistes visent à cataloguer définitivement l'individu en proie aux doutes, refusant le rationalisme et cherchant son autonomie.

Six danseurs sont donc sur scène,… lire la suite

« Elle est quand même masculine », dit-elle à son amie en sortant du Théâtre d'Arles. Cette remarque idiote d’une spectatrice est une réponse à la provocation. « Regarde Maman, je danse » de et par Vanessa Van Durme dérange. Quoiqu'elle fasse, elle sera toujours la bête étrange. Elle a pourtant le cran de mettre en scène sa vie: du petit garçon belge qui se rêvait en fille, au travesti qui se prostitue,  à l'homme opéré à Casablanca, à la femme mariée avec un prisonnier espagnol. Elle l'exprime avec des… lire la suite

À peine entré dans le Théâtre d'Arles que nos papilles sont chatouillées. Au fond de la scène, un cuisinier prépare le repas. Une table est dressée pour accueillir deux invités qui vont déguster en direct ces plats mitonnés avec délicatesse, face à un public attentif et envieux. La pièce a été créée en 1988 à partir du scénario « My dinner with André », film de Louis Malle, sorti en 1981, où André Gregory et Wallace Shawn jouaient leur propre rôle. Vingt-cinq années plus tard, deux compagnies d'Anvers s'associent pour rejouer sur… lire la suite

Le Merlan, Scène Nationale à Marseille, poursuit ses vagabondages dans l'attente de la rénovation de sa salle. Le rendez-vous est pris au petit Théâtre de  la Criée pour « Taxidermie » classée sous le thème « laboratoire ». Un chorégraphe (Martin Chaput),et un anthropologue (Martial Chazallon) se sont unis pour ce projet où la recherche sur quatre villes (Mexico, Montréal, Maputo et Marseille) s'articule à l'intime à partir d'objets récoltés dans chacune d'entre elles. Ce soir, Marseille se mêle à l'Afrique comme en témoignent les  vêtements et les… lire la suite

« Mains d'?uvres » est un lieu culturel ouvert, accueillant, niché à Saint Ouen. Il nous propose, à l’occasion du Festival « Faits d'hiver », un feuilleton en douze épisodes ( « Je ne suis pas un artiste ») concocté par Geisha Fontaine et Pierre Cotreau. Cela commence à 19 heures pour ne finir qu'à 7 heures du matin. Entre temps, dans le cadre du projet avec le festival, j'ai l'opportunité de mener quelques entretiens avec les spectateurs. Eric Boudet, le photographe de danse, peut projeter ses instantanés de la performance dans… lire la suite

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