"Visa pour l'image" à Perpignan du 28 août au 12 septembre.
La Biennale de la Danse à Lyon du 4 septembre au 10 octobre 2010.
Le Festival ACTORAL à Marseille du 25 septembre au 13 octobre 2010.
Le Printemps de Septembre à Toulouse du 24 septembre au 17 octobre.
Le Festival d'Automne à Paris du 9 septembre au 31 décembre.
Les Hivernales
d’Avignon accueillent dans leur théâtre, la compagnie Jean Gaudin pour « fluXs.2 - maquette». La scène est dépouillée et seule une
vidéo d’animation projetée sur les murs fait office de décor. Les coulisses sont visibles comme gage de transparence et la scène déborde vers les gradins, vers l’entrée et les sorties. Ils sont
quatre à déambuler tels des personnages d’un vieux film d’animation (leurs costumes trois-pièces sentent bon la naphtaline). Leurs gestes sont saccadés, accentuant le burlesque de leurs
déplacements. L'écriture chorégraphique dépouille la relation groupale, à l’image d’individus qui se croisent dans un hall de gare ou une rue piétonne. C’est parfois drôle si l’on accepte de se
placer au quatrième degré. Le reste du temps, c’est ennuyeux comme une vidéo surveillance d’un quai du métro. Puis tout bascule quand une danseuse prend par la manche une femme assise au premier
rang. Elle l’invite à entrer dans cet univers loufoque, comme si elle devait endosser le rôle d'un film de Jacques Tati. Elle n’a pas le choix et c’est une prise d’otage à laquelle nous
assistons. Grâce à elle, le groupe va se former. C’est avec elle, qu’ils vont aller jusqu’au bout, c'est-à-dire la faire monter sur scène. Tout nous est donné à voir (son ventre, une partie de
ses fesses,…). Le rire nerveux du public masque la gêne provoqué par un tel passage à l'acte. La danseuse ne renonce pas : elle doit assurer le spectacle. La femme subit, sans
broncher. Je l’imagine partir; je me vois quitter ma place et protester. Mais la pression est trop forte.
« FluXS.2 – maquette » est une œuvre surréaliste, pas drôle du tout, à la limite de l’acceptable. Et pourtant, je ressors de
cette expérience vide, nullement contrarié comme si leur univers n’était que le leur. Le projet de Jean Gaudin a « toujours manifesté le souci de la relation au public ». Ce
sera sans moi.
Pascal Bély
www.festivalier.net
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Le projet du Tadorne pour
Marseille 2013

Vos prises de bec