Archives mensuelles : juin 2006

Comme beaucoup d’Aixois, j’attendais depuis longtemps cet événement : « Cézanne en Provence » au Musée Granet. Pour éviter une foule prévisible, j’avais réservé en nocturne à partir de 21h. Le contexte autour de cet exposition est loin d’être léger. Le concert de musique classique prévu au pied de la Sainte Victoire le 5 juillet en hommage à Cézanne affiche complet alors que les places pour les Aixois sont réduites à la portion congrue. La colère dans la population est perceptible, reprise par l’opposition municipale qui n’en attendait pas tant pour… lire la suite

Montpellier Danse est une manifestation culturelle unique. Pour s’en convaincre, il fallait voir mercredi dernier, les visages rayonnants des chorégraphes venus de Turquie et d’Israël, heureux d’être produit par ce festival. J’étais content d’être français et européen au moment où les lois Sarkosy font honte  « au pays des droits de l’homme ».
Au théâtre du Hangar, il fait une chaleur étouffante (« notre mission n’est pas de payer la climatisation de ce théâtre » dixit la Surveillante Générale de Montpellier Danse…consternant). Ces mauvaises conditions ne facilitent pas la concentration du spectateur… lire la suite

Cela commence par une mauvaise plaisanterie. Il est 20h20. Dans l'attente de voir la dernière création du chorégraphe italien Emio Greco, « Hell » (l'enfer en français), le public de Montpellier Danse installé dans le beau Corum, a droit à un amuse-bouche. Ils sont six à danser sur des tubes pop-rock. C'est plaisant cinq minutes. Mais il est 20h45 et l'enfer a déjà commencé. Pas de doute, ce sont les danseurs de Greco qui nous offrent cette chorégraphie vulgaire et insipide. Est-ce une provocation ? Toujours est-il qu'un bruit violent vient… lire la suite

Après « Letters from Tentland Return to sender » joué au Théâtre de Grammont, me voici au Théâtre du Hangar, au c?ur de Montpellier pour assister à « Mort et moi » de la chorégraphe marocaine Bouchra Ouizguen, installée à Marrachech. C'est un solo pour le moins étrange, entre Orient et Occident, entre danse et non-danse, entre désirs d'ouverture et « une éducation forte qui maintient à l'état de virginité ». Couchée à terre, elle danse avec une table, tour à tour prison, meuble pour s'élever, se cacher. Les gestes sont… lire la suite

Pouvais-je m’attendre à cela ? Je pressentais que la chorégraphie d’Héléna Waldmann (« Letters from Tentland Return to sender ») dansée par six femmes sous une tente (métaphore du tchador) pouvait me surprendre. Je ne pensais pas que la danse pouvait être à ce point un acte politique, une démarche quasi psychanalytique.
« Letters from Tentland » était à l’origine jouée par des Iraniennes, mais le gouvernement ayant eu vent des critiques véhiculées par le spectacle, a ordonné le retour des danseuses. Pour ne pas abdiquer face à ce pouvoir totalitaire, Hélèna… lire la suite

Il est 17h30 au Studio Bagouet. Assis à une table dans l'attente de mon premier spectacle dans le cadre de Montpellier Danse, je feuillette « Les Inrocks » (bel article sur le journal Libération?je lis donc Libé dans les Inrocks !). Arrive un homme qui entreprend la conversation : « N'êtes-vous pas fasciné par le corps de ces danseurs ? Leurs prouesses physiques ne sont-elles pas étonnantes ? ». Certes, mais la danse se distancie de plus en plus de cela, lui répondis-je, quelque peu lassé par ce type de débat. Il… lire la suite

A l’heure où les festivals de l’été commencent à peine, Le Tadorne doit prévoir ses futures migrations pour la saison 2006 – 2007. Les plans de vol arrivent progressivement et quelques choix s’imposent. Petit tour d’horizon de quelques réjouissances à venir en plusieurs chapitres…Pour débuter, deux nouvelles escales font leur apparition dans le paysage du Tadorne.

Les Aixois l’attendaient. Le public du feu festival « Danse à Aix » aussi (avec peut-être moins de bienveillance !). Le Pavillon Noir, lieu dédié à la danse et géré par Les Ballets Preljocaj ouvre… lire la suite

Ce devait être une soirée entre amis au Festival de Marseille. Ce devait être émouvant, surprenant, dans la continuité des trois précédents spectacles programmés depuis le 8 juin. Mais d'édition en édition, le Festival de Marseille poursuit ses mauvaises habitudes. À vouloir transformer le Parc Henri Fabre en lieu de mondanités pour public d'entreprises, le Festival s'éloigne de sa mission de guidance vers des territoires inconnus. En programmant « Perfect Gems » par le Ballet Royal de Flandre, la soirée frôle la caricature, avec ce questionnement qui ne me quitte… lire la suite

C'est un peu gênant. Des amis vous offrent une place pour la nouvelle production des Arts Sauts, « Ola Kala ! » et à la fin du spectacle, vous leur lancez : «Je suis consterné ». En écrivant cet article, j'ai bien conscience d'aller à contre-courant de mes amis et du public marseillais qui n'ont pas hésité à applaudir chaleureusement ces « Sauts » dont j’ai cherché le sens.

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« Ola Kala ! » est programmé dans le cadre du Théâtre du Gymnase. Je m'attends donc à voir… lire la suite

Il fallait quand même oser ! Programmer «A-Ronne II » au Gymnase, lieu du conformisme théâtral, a de quoi décoiffer même les perruques les mieux amarrées. Je n’aime pas ce lieu : on y est la plupart du temps mal assis et son public est l’un des plus impolis que je connaisse. Cela explique pourquoi je m’y sens si souvent oppressé. Le public du Festival de Marseille semble différent ce soir pour cette pièce crée en 1996 par Ingrid von Wantoch Rekowski basé sur l’œuvre "d’A-Ronne" du compositeur Luciano… lire la suite
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