Dimanche 2 avril 2006
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♥♥♥♥♥♥ « Aphorismes géométriques » commence. Comme en août 2005, je suis littéralement happé par ces quatre danseuses. Le quatuor
émerge tout au début ; elles se cherchent ; je les suis ; les corps se touchent, s’évitent ; je les sens. Puis une à une, elles disparaissent pour mieux nous revenir. J’assiste alors à 4 solos
époustouflants. De la femme en colère à celle qui souffre, de la femme sensuelle à celle qui accouche, de la femme caresse à celle qui fait mal, de la femme masculine à celle qui s’effondre, de
la femme enfant à celle qui assume, de la femme stressé à celle qui paresse…De la femme à celui qui la regarde…Elles me regardent ; m’invitent ; je résiste. Puis, elles reviennent ensemble ; se
soutiennent les unes des autres avec des mouvements lents comme un lien solidaire, solide. La lumière est devenue orange comme un coucher de soleil ; les mouvements deviennent alors
indestructibles ; elles me relient. Cette lenteur, cette beauté du geste donne à ce quatuor une force qui fait face à ce monde si violent, si masculin. Je baisse la garde ; je sors de mon carré
pour me faire tout rond. La lumière s’éteint sur l’œuvre de Michel Kelemenis.
Avec elles, il pourrait parcourir le monde. Pour
l’éclairer.
Pascal Bély - www.festivalier.net
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Par Tadorne
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Publié dans : DANSE
Vos prises de bec