Archives mensuelles : mai 2006

Elle fut à l’origine de ce blog lorsqu’elle m’a suggéré en mai 2005 d’écrire mes analyses sur les nombreux spectacles que je voyais. Un an plus tard, un « pass » à la main, elle arpente les lieux du Kunsten à Bruxelles pour se forger une idée sur la création contemporaine. Elle a d’ailleurs écrit pour le blog. Tout est lié?C’est donc avec Peggy que « Le Tadorne » commence une série d’interviews de spectateurs pour dresser le bilan des festivals. Elle inaugure celui du KunstenFestivalDesArts. Et puisque nous sommes sur un blog, c’est un… lire la suite

Pour cette dernière soirée, le KunstenFestivaldesArts de Bruxelles nous propose  « Lugares comunes » de Benoît Lachambre, chorégraphe originaire de Montréal. En 2004, au Festival d’Avignon, j’avais apprécié « Forgeries, love and other matters » mais qui avait laissé perplexe le public, déboussolé par sa danse conceptuelle !
Au Kunsten, le contexte est différent. Le public semble prêt à accueillir l’étrange, le décalé, le complexe. Ce soir, au Kaaitheater (le théâtre flamand de Bruxelles), l’ambiance hésite entre la morosité (il pleut dehors ; c’est le… lire la suite

 
  Mon initiation à l'univers métaphorique de Roméo Castellucci se poursuit. Après les deux derniers épisodes joués au Festival d'Avignon en 2005, Bruxelles et Berlin, qui m'avaient fortement impressionné, je décide de persévérer cette année au KustenFestivaldesArts de Bruxelles.
Ce metteur en scène italien s'est donné comme pari un peu fou d'écrire dans dix villes différentes une tragédie. Point de texte, tout est suggéré à partir de métaphores (lumières, personnages irréels, décors mobiles). Après un temps passé à Marseille, Castellucci nous présente le dixième épisode avec toujours le même… lire la suite
En arrivant à la Raffinerie de Charleroi, bel endroit dédié à la danse, nous sommes prévenus : « cette pièce est fragile ; il ne doit y avoir ni bruit, ni lumière. Les GSM doivent être impérativement éteints ». Une ambiance de recueillement règne dans la salle comme si personne n'osait bouger et parler. Sur scène, le rideau est comme en aluminium ; il nous renvoie notre propre image. La lumière baisse pendant qu'un grondement se fait de plus en plus sourd. Ils sont cinq, habillés en noir mais leurs… lire la suite
Les visites d'amis sont l'occasion de revisiter Paris et de découvrir les expositions du moment.
J'ai donc vu, en trois jours, « La force de l'Art » au Grand Palais, les photographies de Willy Ronis à l'Hôtel de Ville et « L'amour comment ça va? » à la Maison de la Villette.

L'exposition du grand Palais résulte de la volonté de Dominique de Villepin de réaliser des panoramas réguliers de la création contemporaine française. A la différence de « L'Enfance de l'Art« , une récente… lire la suite

Je mets les pieds pour la première fois dans ce joli théâtre parisien. « L’Athenée » accueille une production du sud (Théâtre National de Nice) pour une pièce qui divise les critiques : « Le bagne » de Jean Genet mise en scène par Antoine Bourseiller se joue pour la dernière fois après un mois de représentations. Le théâtre n’est pas plein et je suis installé au troisième rang. Ce détail a de l’importance. Bourseiller vient nous parler avant le début de la pièce. Il la replace dans l’histoire de Genet et… lire la suite

 
 
 

Voir deux solos de deux s?urs chorégraphes dans la même soirée est un contexte pour le moins atypique. Quand l'une fait partie de la célèbre compagnie flamande «La Needcompany » (Carlotta Sagna), l'autre vole de ses propres ailes (Caterina Sagna). Toutes les deux nous présentent au Théâtre d'Arles deux pièces aux noms pour le moins étranges : « Transgedy » et « Tourlourou ». Une centaine de spectateurs a fait le déplacement, heureux d'être là. Nous sommes loin d'un public d'abonnés?
Le premier, « Transgedy » de… lire la suite

Le KunstenFestivaldesArts à Bruxelles, c’est aussi la découverte de troupes aux moyens dérisoires issues de cultures lointaines, à 100 000 lieux de nos standards occidentaux. Ce fut le cas cet après-midi avec « Pression / Impro-visé_2 », du chorégraphe congolais Andréya Ouamba. Nous nous installons au Théâtre 140 pour un huis clos avec des danseurs sénégalais, sur quelques notes de musiques, deux caissons de bois, du papier journal, un abri modeste. On est loin du faste de Meg Stuart ou Bock&Vicenzi.
Ici, le corps se donne en spectacle. Une femme… lire la suite

Mais que vous a-t-on fait ? Deux heures de spectacle et seulement dix minutes dansées, dix minutes d’un même enchaînement repris inlassablement – cette transe, ce tremblement compulsif que vous affectionnez tant.
Que vous a-t-on fait pour que vous nous imposiez tant de frustration? Tout y est, tout est près pour deux heures de magie : les danseurs, la jambe galbée, le muscle saillant ; une superbe scénographie, un ensemble à l’esthétique maîtrisé. Mais non, c’est la frustration encore et toujours, je m’impatiente, mon voisin ne sait plus où mettre ses jambes, où poser… lire la suite


Certes, ce n’est pas la pièce du siècle. Elle n’a pas fait l’évènement du KustenFestivaldesArts de Bruxelles. Malgré tout, « Alice Bell » de la compagnie britannique « Lone Twin Theatre » a correctement rempli son rôle. En effet, j’attends d’un festival qu’il me surprenne, qu’il bouge les frontières, qu’il m’aide pour appréhender la compléxité de ce monde,
même avec légèreté. Pari réussi pour ce quintet britannique. Et pour couronner le tout, « Alice Bell » réussie pour la première fois à diviser Le Tadorne et Saisons, le blog scènes… lire la suite

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