Elle a pour elle la Cour d’Honneur, une excellente réputation de chorégraphe et un public à priori acquis ! Mais voilà, tout s’effondre avec « Frères et sœurs » dans un contexte de défiance à l’égard de la Direction du Festival d’Avignon.

Ce dimanche soir est morose ; la cour n’est pas au complet et je sens un public démotivé à l’égard d’une création tant décriée par la presse. Il y a de quoi…Le thème de la fratrie est complexe pour chacun d’entre nous ; Mathilde Monnier aurait pu nous parler, nous émouvoir. Or, elle s’enferme dans une vision violente articulée autour du pôle amour – haine. Tout au long du spectacle, je cherche une émotion (je suis d’une famille de 7 enfants) ; mon corps est statique et je m’étonne d’être aussi absent. Les danseurs se donnent mais semblent en dehors du message (énigmatique) de Mathilde Monnier.

Je quitte la Cour…Karolina, Peggy, Eric et Mathilde venus motivés sont dépités. Le débat s’engage avec d’autres spectateurs mais la fatigue s’installe…

Une soirée où notre groupe cherchera une dynamique à l’image de la fratrie de Mathilde Monnier. Tout est vraiment lié !

Pascal Bély, Le Tadorne

 

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