Drôle de fin ; drôle d’ambiance à 18h30 devant le Théâtre Municipal pour l’un de mes derniers rendez-vous avec le Festival. Certains spectateurs tentent (vainement) de vendre leur place pour « Le Roi du plagiat » de Jan Fabre. L’ambiance  à l’intérieur du théâtre est franchement morose et je ne me sens pas très à l’aise. J’ai l’impression que le public est abandonné ! C’est très étrange comme sensation…cela s’explique en partie par les violentes polémiques entre la Direction, les acteurs culturels et les journalistes sur le projet du festival ; débat auquel le public ne participe pas, me semble-t-il…

Je n’aurais pas du voir cette pièce. « L’empereur de la perte » suffisait à mon bonheur. En voulant nous présenter une diptyque, Jan Fabre se répète et se plagie…Mêmes effets comiques, même jeu d’acteur, même dialogue avec le public dans la salle… « Le roi du plagiat » n’est qu’une très pale copie de « L’empereur » : texte bâclé, pauvreté de la mise en scène, récit linéaire et fortes hésitations dans le jeu de Dirk Roofhooft. Pourtant l’idée est séduisante : un ange souhaite devenir « un singe bavard ». Seulement Fabre imagine cette transformation d’un point de vue physiologique (qui l’enferme dans des cloisonnements inutiles) alors qu’une métamorphose poétique aurait été la bienvenue pour donner à l’oeuvre de Jan Fabre une image plus consensuelle. Or, le public ressent un malaise quand l’ange refuse de devenir Allemand…Une spectatrice quittera la salle en hurlant « Monsieur, vous vous enfermez dans le populisme ». Malaise…Le public applaudira malgré tout la performance de l’acteur mais le propos est un peu juste pour figurer à l’affiche d’un festival de théâtre…

A lire le bilan du Tadorne sur le festival d’Avignon 2005.

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