Aller voir Swan Lake chorégraphié par Matthew Bourne ? Avec un cygne dansé par une dizaine d’hommes ? La proposition était engageante.
Révéler son homosexualité à un jeune homme puissant et respecté par l’entremise d’un séduisant oiseau : l’interprétation du ballet classique était audacieuse.
Alors pourquoi tout gâcher en y intercalant des tableaux mimés convenus, où l’imagerie de l’Amérique des années cinquante est comme plaquée sur la musique de Tchaïkovski ?
Sans doute, pour en négatif, mettre en valeur le trouble et la beauté de ces moments où le ballet d’hommes-oiseaux vient tenter le jeune homme.
Sauf qu’on finit par attendre la venue des cygnes pour être transporté et par considérer que le reste du spectacle n’est que remplissage. Dommage que Matthew Bourne ne soit pas allé au bout de ses audaces.

Elsa Gomis.
Paris

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