Archives mensuelles : octobre 2006

Au Théâtre du Gyptis de Marseille, ce n’est pas la foule des grands jours pour le spectacle de Nacera Belaza, « Le pur hasard » qui clôture la 9e édition du festival Dansem. On pourrait s’interroger sur ce choix de programmation très pointu qui éloigne un peu plus le public habitué des festivals de l’été.
Il faut avoir le goût du risq
ue pour s’aventurer sur le terrain de cette chorégraphe. Lors du dernier Festival Montpellier Danse, sa création «Un an après »,  m’avait laissé perplexe. Et pourtant, je suis… lire la suite

C’est une chorégraphie venue d’ailleurs, de l’autre bout de la planète, d’un pays dont je ne connais pas les habitants. Ce soir, le Théâtre des Salins de Martigues projette d’ouvrir notre regard sur la danse : l’ « Australian Dance Theatre » dirigé par Garry Stewart présente «Held».
En arrivant, je suis interpellé par le dispositif scénique : quatre danseurs (punk ? mauvais garçons et filles d’un quartier underground?) posent pour une photographe dont les clichés sont diffusés sur deux grands écrans amovibles. On se croirait dans une publicité pour l’Oréal.
Ce n’est… lire la suite

Elle nous regarde, prend une carabine, prête à la diriger vers nous. D’un mouvement gracieux, elle pointe son engin vers le plafond et tire. Une statuette religieuse tombe à terre. Ouf, nous sommes sauvés. Sofia Asensio, danseuse venue de Barcelone, peut commencer à « étudier les mystères de la sainteté » à partir d’un personnage ignorant, qu’elle incarne, « c’est-à-dire quelqu’un qui croit encore aux mystères ».
« Santa Sofia, el solo d’una ignorant » est un ovni chorégraphique, proposé dans le cadre du festival Dansem à Marseille. Sofia Asencio… lire la suite

En 2005 sortait un album beau, sensible, intemporel : « Neighbourhood » de Manu Katché avec la présence prestigieuse de Jan Garbarek. Je l’ai longtemps écouté en boucle : le matin pour poser un pied à terre, le soir pour apaiser mes divagations ! Son concert à Aix en Provence ne pouvait échapper au Tadorne. Après coup, ce concert a glissé pour ne laisser que ces modestes lignes…
En arrivant, je ressens comme un décalage entre les dorures de ce théâtre à l’italienne et le jazz, entre ce public un peu « guindé » et l’énergie communicative… lire la suite

Il y a des soirées où Le Tadorne doit s’accrocher à son siège pour ne pas voler dans les plumes. Certains « chorégraphes » ont semblent-ils pris le parti de se faire plaisir au détriment de l’art qu’ils sont censés servir. « La surface de divagation » de Montaine Chevalier et d’Elodie Moirenc présentée dans le cadre du festival « Dansem » à Marseille est de ces oeuvres que je préfère enterrer au plus vite. Cinquante-cinq minutes de divagation artistique qui auraient pu être un beau spectacle si ses concepteurs n’en avaient oublié le… lire la suite

Chaque mois d’octobre à Marseille se déroule un festival pour le moins atypique. «Dansem» diffuse des créations au croisement de la danse et de la performance du bassin méditérannéen dans des lieux parfois improbables. Ce soir, le nom de code du rendez-vous («Les bancs publics») sonne comme une invitation alléchante! J’ignore cette salle et pour cause. Nichée au cœur du quartier de la Belle de Mai, elle est une scène d’expérimentations culturelles. Ce festival se positionne donc clairement sur la recherche artistique ; comme le souligne un spectateur fumant… lire la suite

Je suis à côté d'une vieille dame, debout, pour applaudir à tout rompre : elle sourit, moi aussi ; elle crie «bravo», je tape des pieds. En sortant de La Criée, nous sommes côte à côte pour remonter le quai du Vieux Port de Marseille. Comme si nous étions d'anciennes connaissances, nous nous remémorons « Guerre et Paix » de Léon Tolstoï créée par Piotr Fomenko. Cette mise en scène rend heureux : elle semble avoir été imaginé pour cela.
Pourtant, le contexte est tragique. Nous sommes en 1805 et Napoléon… lire la suite

Il me faut tenir jusqu’au bout. Je suis fatigué après cette journée de travail intense : accompagner le changement en ces temps de repli sécuritaire n’a rien d’évident dans des institutions en quête de projet. Partir d’Aix pour le Théâtre d’Arles relève d’un exploit physique et intellectuel. Et pourtant, je file droit pour assister à «La Favola Esplosa» du chorégraphe italien Giogio Rossi dans le cadre du Festival de Danse, Dansem. Miossec avec son magnifique dernier album me tient éveillé…
Sur scène, un petit théâtre avec de jolis… lire la suite