?????? « Aphorismes géométriques » commence. Comme en août 2005, je suis littéralement happé par ces quatre danseuses. Le quatuor émerge tout au début ; elles se cherchent ; je les suis ; les corps se touchent, s'évitent ; je les sens. Puis une à une, elles disparaissent pour mieux nous revenir. J'assiste alors à 4 solos époustouflants. De la femme en colère à celle qui souffre, de la femme sensuelle à celle qui accouche, de la femme caresse à celle qui fait mal, de la femme masculine à celle qui s'effondre, de la femme enfant à celle qui assume, de la femme stressé à celle qui paresse?De la femme à celui qui la regarde?Elles me regardent ; m'invitent ; je résiste. Puis, elles reviennent ensemble ; se soutiennent les unes des autres avec des mouvements lents comme un lien solidaire, solide. La lumière est devenue orange comme un coucher de soleil ; les mouvements deviennent alors indestructibles ; elles me relient. Cette lenteur, cette beauté du geste donne à ce quatuor une force qui fait face à ce monde si violent, si masculin. Je baisse la garde ; je sors de mon carré pour me faire tout rond. La lumière s'éteint sur l'?uvre de Michel Kelemenis.
Avec elles, il pourrait parcourir le monde. Pour l'éclairer.

Pascal Bély – www.festivalier.net





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