Ce soir, c'est mon premier spectacle de tango. J'appréhende un peu cette danse (les clichés qu'elle véhicule sont assez loin de mes goûts culturels!). L'auditorium de Vaucluse est plein à craquer et le décor attire déjà l'attention des spectateurs: de vieux appareils (une télé noir et blanc, une tourne-disque), des planches de bois superposés qui font office de scène et un immense paravent aux motifs de vitraux d'église, métaphore d'un confessionnal ( ?). 6 danseurs, 5 musiciens et c'est parti pour 1 heure 15 de?bonheur !
Il faut les voir danser à deux, à trois, à 6 accompagnés par cette bande de musiciens qui n'hésite pas elle aussi à jouer les crooners. Le tango à l'heure du Brésil devient pièce de théâtre où les corps racontent des histoires d'amour au grand jour, d'autres plus cachées, parfois tendres, souvent violentes. La force de « Mimulus Companhia de Dança » est sa façon de nous parler par le tango, de nous permettre de s’identifier à travers leurs histoires d'amour, de ressentir avec eux cette danse incroyablement moderne; j’en frissonne! Puis le paravent se met à danser?Posé sur des roulettes, il sert à cacher comme un écran de cinéma où serait projeté en arrière fond ce que nous ne pouvoir voir sur scène?rendant la symétrie des deux couples parfaite. Ce paravent, métaphore d'un poids culturel, religieux, bouge et disparaît du décor pour laisser place à l'imagination, à l'émancipation des corps et donner au Tango sa légitime place parmi les arts de la danse.

« Mimulus Companhia », parce que sûrement brésilienne, a réussi ce merveilleux pari.

Le bilan des »Hivernales d’Avignon 2006″ par le Tadorne!

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