Archives mensuelles : janvier 2006

Comment écrire sur un spectacle qui deux jours après vous habite, sans savoir pourquoi ! Je revois la pièce, des images se télescopent. J'ai le sentiment de m'être plongé dans un autre univers, qui laissera des traces. Cette sensation est étrange?très intime?J'aurais pu en rester là?Mais « le Tadorne » a fait le pari fou d'écrire?
Ce samedi soir, au Théâtre de la Minoterie dans le cadre de « 
Marseille Objectif Danse », j'assiste à 21h à la chorégraphie de Jean-Claude Sanchez, « Le rêve de Jane ».  Après « Le… lire la suite

L’idée paraît séduisante : danser les mots d’une pensée chaotique, où nos idées ne riment à rien mais prennent sens dans la relation, où cohabite la vision de l’enfance et le regard de l’adulte. François Bouteau est donc sur la scène du Théâtre de la Minoterie pour "Le parlafon" dans le cadre de « Marseille Objectif Danse ». Derrière lui, César Bouteau, au balafon. Je sais, vous commencez à vous y perdre ! Le fils, le père ! « Le parlafon », le balafon ! Et encore, vous n’avez pas tout vu et… lire la suite

J'arrive au Théâtre de la Minoterie à Marseille pour poursuivre l'itinéraire des créations proposées par « Marseille Objectif Danse ». La jauge est petite (à peine 60 personnes) et pour cause?Le public doit se mouvoir pendant deux heures tous les quart d'heure, d'une scène à l'autre, du rez-de-chaussée à l'étage, d'un comédien à une comédienne, du théâtre, à la musique électronique, puis à la danse. Deux heures pour approcher la situation précaire des artistes (d'où la durée des six spectacles, des « CDD d'un ¼ d'heure »), trois ans après la crise… lire la suite

Il y a des chorégraphies qui peuvent marquer durablement la vie d’un spectateur. C’est souvent mystérieux comme processus et je n’ai pas fini d’être étonné sur ce qui peut m’émouvoir, là où d’autres seraient plus à distance. Depuis 1998, je découvre la danse…et chaque spectacle est pour moi un nouveau champ à explorer.
Samedi soir, j’étais donc curieux d’accueillir le langage chorégraphique de Geneviève Sorin au Théâtre de la Joliette à Marseille, pour « ¾ face ». Voilà donc 4 danseurs (deux hommes, deux femmes), 3 tabourets, une chaise pliante,… lire la suite

Souvenez-vous…En décembre dernier, la Direction du Théâtre des Salins de Martigues prévenait ses abonnés concernant « la Fausse Suivante » de Marivaux par Guillaume Vincent. Par précaution, Annette Breuil, la Directrice, nous prévenait que Guillaume Vincent avait « choisi une mise en scène effrontée où le baroque côtoie le grotesque sans jamais déflorer la langue de Marivaux ». Cette missive en novembre 2005 m’avait profondément agacé ; cette infantilisation du public trouvait une résonance particulière dans une société rongée par la peur. Deux mois plus tard, je suis donc prévenu! Je… lire la suite
En parcourant le journal « César », bimensuel régional sur l’actualité culturelle régionale, gratuit n° 228 du 11 au 25 janvier 2006, j’ai eu la désagréable surprise de lire sous la plume d’Agnès Freschel une critique de « One More Time » de Jean-Charles Gil, évoqué sur ce blog: « un placement classique, avec des pointes et en-dehors, allié à une énergie contemporaine et une construction abstraite, fondée sur la succession des lignes et des formes: le résultat est ébouriffant ». En résumé,… lire la suite
Ce mardi 10 janvier 2006 signe le jour des retrouvailles avec le public du Théâtre des Salins, avec mes escapades théâtrales et…Pippo Delbono! Au Festival d’Avignon en 2002, je me souviens avoir été profondément ému et bouleversé par trois spectacles de cet artiste hors normes («La rabbia» ; «Guerra», «Il silenzio»). En 2004, toujours au Festival d’Avignon mais à la Carrière Boulbon , «Urlo» m’avait laissé perplexe. Je me sentais à distance comme si l’immensité du lieu m’avait éloigné  du propos… lire la suite