J’ai rendez-vous à

La Chartreuse pour voir la pièce de Louis Castel sur la vie de l’écrivain franco – américain Raymond Federman. Ici aussi, on fait appel à la vidéo pour soutenir le propos artistique. Soit. Je ne suis pas sur que cela apporte une quelconque valeur ajoutée mais puisque la pluridisciplinarité est à l’affiche de ce festival…

Jeune, Federman  a échappé à la rafle du Vel d’Hiv’ puis a émigré au USA pour faire carrière dans l’armée et devenir plus tard écrivain et professeur d’Université. L’épisode de la rafle ne sera pas évoqué par Louis Castel qui préféra « mimer » le style ironique et distancié tant au niveau verbal que non verbal de Federman. Il y a dans le jeu de Castel et sa mise en scène un déni de mémoire, une absence totale de distanciation si bien que l’arrivée du vrai Federman sur scène à la fin du spectacle jette un trouble : a quoi rime donc ce double « je » ?

Au final, la création de Louis Castel manque de profondeur et de sens. Est-ce à l’image de la littérature de Federman ou du cru 2005 du Festival d’Avignon. Peut-être les deux…

 

A lire le bilan du Tadorne sur le festival d’Avignon 2005.

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