Et si vu du Festival d’Avignon, nous envisagions le scénario d’une tragédie grecque et sa mise en scène sur le plateau de la Cour du Déshonneur ?

Car pendant que la Ministre de la Culture, Fleur Pellerin, s’apprête à 19h à répondre aux sirènes de la communication et de la vacuité en inaugurant la plaque provisoire de « la rue du Village du OFF » à Avignon, un scénario se met en place, dans le pays où le théâtre et la démocratie sont nés.

Aujourd’hui, d’Avignon, renouons avec nos classiques grecs…

50,1% pour le non, 49,9% pour le « oui ».

Le scrutin est contesté par les partisans du « oui » qui dénoncent des fraudes massives et appellent à des manifestations dès lundi. Celles-ci dégénèrent en violences. Alexis Tsipras n’est pas en mesure de prouver que le scrutin n’est pas entaché d’irrégularités, mais il s’en fout, il est « de gauche », « démocrate », aux yeux des opinions publiques européennes qui ne remarquent même plus qu’il est félicité par Poutine et Marine Le Pen qui annonce qu’elle fera de même en 2017.

Il assure avoir la légitimité populaire pour renégocier et changer l’Europe, tout en sachant que c’est faux, car l’écart entre « oui » et « non » est insuffisant. La situation de blocage perdure : Merkel considère ce vote comme irrégulier et refuse de renégocier. Les jours passent. Le peuple grec est asphyxié. La tension monte, personne ne sait ce qui va se passer.

C’est précisément à ce moment historique là que François Hollande, prenant enfin la mesure de la situation, décide de faire cette chose inouïe : rien.

C’est à ce moment précis où Olivier Py, directeur du Festival d’Avignon, décide de changer l’en tête de l’éditorial du programme : de « Je suis l’autre » à « l’autre je est grec ».

Pascal Bély – Sylvain Saint Pierre – Tadornes

2 réponses à Avignon 2015 – D’Avignon, les résultats du référendum grec.

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