Archives mensuelles : octobre 2010

« Les Petits mouchoirs« , le troisième et dernier film de Guillaume Canet va faire un carton.

Je ne suis ni Madame Irma ni Madame Soleil mais « Les Petits mouchoirs » sera un des grands succès public de cette année finissante. Pourquoi? Comme le dirait un intervenant du Centre de Formation et de Perfectionnement des Journalistes dont j’ai récemment reçu les préceptes : pour l’effet miroir. Parlez-moi de moi, il n’y a que ça qui m’intéresse!
La volonté de Guillaume Canet est de permettre… lire la suite

Mercredi 20 octobre 2010. 19h. Les ordures envahissent Marseille. Le mistral fait voler les sacs plastiques. La crise politique, sociale, morale est là, nulle par ailleurs. En marchant vers le  Théâtre des Bernardines, je ressens la révolte, mais aussi la soumission des Marseillais. Comme un cri mortifère.
« Tous tant qu’ils sont » de Suzanne Joubert, mise en scène par Xavier Marchand pourrait être une pièce sur Marseille tant les similitudes sont troublantes. Il y a ces sacs plastiques de toutes les couleurs posés sur le plateau, que… lire la suite

Le 10 octobre 2010 à Paris, le chorégraphe Philippe Lafeuille avec le collectif « Ensemble contre la peine de mort » organisait un flashmob sur le parvis du Centre Georges Pompidou. Un vidéaste « Matray » a filmé les répétitions de ce travail.

Le résultat est profondément touchant: il accompagne la chorégraphie percutante de Philippe Lafeuille par des mouvements de caméra qui amplifient le non-sens de la peine capitale encore pratiquée dans de nombreux pays. Ici une danse engagée, promue à partir de nos intelligences connectées,… lire la suite

Le Théâtre du Merlan est une Scène Nationale, dirigé par Nathalie Marteau. Situé au nord de la ville dans le centre commercial Carrefour, cet établissement culturel peine depuis quelques saisons à s’implanter dans le quartier comme en témoignent ses nombreux « vagabondages » et l’incohérence de sa programmation (voir l‘article à ce sujet du 12 juin 2009).

L’expression « vagabondage », empruntée au vocabulaire des travailleurs sociaux pour désigner ceux qui n’ont plus de domicile fixe, sert la politique de communication de ce théâtre.  Le territoire est ici… lire la suite

«Ce n’est pas de la danse, car ils ne bougent pas». Combien de fois ai-je entendu cette critique à la fin de tant d’oeuvres chorégraphiques dont celles de Maguy Marin? A plusieurs reprises, j’ai tenté la réponse : «l’immobilité physique peut créer le mouvement si le corps turbulent de l’artiste donne la parole au spectateur». Flop ou trouble ! Mais au-delà des arguments, c’est notre représentation du changement qui est en jeu : le mouvement visible, immédiat dont nous serions observateurs, et celui invisible à… lire la suite

Dans la feuille de salle du spectacle de Toshiki Okada, un bandeau blanc où est écrit : «  il faut prendre le risque de la création. Alain Crombecque(1).Merci Alain. L’équipe du Théâtre de Gennevilliers ». Étrange coïncidence. Lundi dernier, lors de la rencontre bilan avec les directeurs du Festival d’Avignon, une jeune spectatrice lança « je vous remercie de mettre le spectateur en état de risque ». Probablement une enfant de Crombecque…

Je connais Toshiki Okada. Je l’avais découvert au KunstenFestivalDesArts de Bruxelles en 2007.… lire la suite

C’est une voix qui résonne dans la salle Benoit XII : « je vous remercie de mettre le spectateur en état de risque ». Cette belle phrase est adressée à Hortense Archambault et Vincent Baudriller, actuels directeurs du Festival d’Avignon, dont le mandat se termine bientôt. À ce moment précis, nous sommes quelques-uns à ressentir ce qu’il nous est arrivé l’été dernier. Ces deux-là nous propulsent à chaque édition dans le risque et l’instabilité. Ils «accompagnent» le travail de certains spectateurs (dont votre serviteur) à se… lire la suite

Les Subsistances à Lyon savent séduire le public jeune. En titrant, « Hamlet version XXIè, un spectacle physique et intense, pour les temps présents », on s’amuse à lire entre les lignes. Autrement dit, un « Hamlet » loin du «théâââtre» de papa ! À voir le nombre de jeunes dans la salle, le pari est gagné. Qui plus est, le metteur en scène, David Bobée, n’a pas encore l’âge de raison requis en France (trente-deux ans!) et le rôle-titre est assumé par un jeune… lire la suite