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La lumière s’éteint. Un fort sentiment d’appartenance au monde m'envahit, indissociable de nos tissus humains, du corps des femmes. Elles sont quatre sur le plateau pour une danse généreuse, sensible et poétique. Elles tissent les liens qui les unissent, les différencient pour nous raconter leur histoire, leur nationalité. Elles nous promènent dans leurs steppes, dans leur désert, dans leur for intérieur.
Cette ode à la femme questionne la natalité, la filiation et l’héritage ancestral d’un univers qui nous composent. Nous sommes enfants de l’une, frère de l’autre. Avec le thème universel de la mère nourricière, nous sommes l'un et l'autre, moi et lui, ma culture et celle de l'étranger. Avec empathie, elles réussissent à refléter l'humanité dans sa diversité.
Loin du discours stérile et stérilisant, issue d'une politique politicienne, le chorégraphe Patrick Servius donne une vision de notre identité nationale. Enfant de la guerre, enfant de la misère, elles sont devenues femmes sur la terre d'accueil, avec leur héritage familial et culturel. Une belle leçon humaniste et tolérante dans ce théâtre de la Minoterie à Marseille qui s'est défendu lors de la rénovation du quartier de ne pas tomber sous les coups des grues destructrices. Un clin d'?il à l'heure des débats sur l'identité nationale.
Laurent Bourbousson – www.festivalier.net

« Tribut » de la Compagnie Le Rêve de la Soie a été joué à la Minoterie les 6 et 7 décembre 2009.

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