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A Berlin, point de bling – bling, si peu de 4×4.
Depuis quatre jours, je n’ai pas vu un seul policier dans la rue.
Alors que je flâne dans les allées, je ne suis jamais agressé par une publicité murale. Le mobilier de Jean-Claude Decaux ne fait pas l’esthétique des rues.
À peine êtes-vous perdu, qu’un Berlinois vient vous aider.
Lorsqu’un agent contrôle votre billet dans le métro, il vous présente d’abord sa carte professionnelle.
Dans les théâtres, le hall est souvent une agora où chacun a son verre de vin à la main, quitte à le déguster dans la salle. Pas de responsable de relation avec le public en vue, car tout le monde est responsable. À peine le spectacle terminé, votre voisin vous demande ce que vous en avez pensé. Autre détail : il n’y a pas de saison avec politique d’abonnement. Le programme est trimestriel pour laisser place à l’imprévu, à l’émergence.
Ici, pas d’arrogance. L’argent manque et cela se ressent. Berlin est au c?ur de l’Europe et symbolise les valeurs de la postmodernité : primauté à l’écologie, à la paix, à la défense des droits de l’homme, à la culture, à la relation ouverte. Barack Obama ne s’y est d’ailleurs pas trompé lors de sa tournée européenne en juillet dernier, offrant un discours mobilisateur devant 200 000 berlinois.
Dans ce contexte, saluons un nouveau blog (Berlin sur scènes) : celui de Stéphanie Pichon, journaliste française exilée à Berlin. Elle nous propose l’actualité du spectacle vivant. On ne se privera pas de lire ses articles si précieux pour rêver et imaginer qu’un jour, nous puissions tous devenir des françaisallemands.


Pascal Bély
www.festivalier.net

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