Quelle agréable surprise cette soirée des Hivernales à la Salle Benoït XII, avec Karine Ponties, chorégraphe belge, pour « Mi non Sabir » !
Quatre danseurs tchèques sont sur scène : tous en petite tenue dont un avec une serviette autour de la taille. Devant nos yeux ébahis, ce quatuor va se livrer à un exercice burlesque, où près du sol et des corps, ils vont modeler leurs rapports humains.
Il faut les voir s'emboîter les uns dans les autres pour avoir le leadership, se montrer terriblement puérils lorsqu'ils veulent individuellement montrer leur talent, faire preuve de tendresse et de solidarité lorsqu'un des leurs flanche. Le public s'amuse ! Pour ma part, j'ai du mal à stopper mon fou ? rire quand l'un des danseurs se cache dans une boite : se moque-t-il  de la danse contemporaine (comment ne pas penser à Christian Rizzo) ?
Si Karine Ponties offre un regard amusé sur le collectif masculin, c'est toujours avec respect et tendresse. Bien sur, il n'y a rien de révolutionnaire dans le propos ; ce qui surprend, c'est le ton décalé, l'énergie de ce quatuor, les gestes chorégraphiques qui donnent aux corps des hommes une consistance si fragile?
Ce spectacle est le bienvenu : il donne au projet « Trans Danse Europe » une vivacité, loin des froides propositions vues jusque là (William Petit, Compagnie Nomadi). L'Europe, plus que jamais, a besoin de se rapprocher de nous. Que la danse puisse y participer montre à quel point cet art est toujours en résonance avec le contexte.

Comme dirait Hugues, mon acolyte de la soirée, la danse est ce qu'il y a de plus rock and roll aujourd'hui. Affirmatif !

A lire sur la danse en Europe:

1) Les réseaux Européens de Danse au Festival de Marseille; une forme olympique?

2) Le bilan des »Hivernales d’Avignon 2006″ par le Tadorne!

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