Archives mensuelles : avril 2009


Sommes-nous encore capables de vivre ensemble ? Pouvons-nous dépasser les frontières, abattre les cloisons, pour oublier, le temps d’une soirée, les cases et les chasses bien gardées ? Pouvons-nous ressentir à nouveau le plaisir de faire la fête pour la positionner comme un acte politique créatif en ces temps incertains ?

Pourquoi Berlin et pas nous ?

C’est samedi soir.  Tous les théâtres de la capitale allemande ont ouvert leurs portes de 19h à 1h du matin pour proposer toutes les ½ heures, un extrait d’un spectacle à venir ou passé. Loin des plaquettes sur… lire la suite


Fallait-il explorer la danse brésilienne à Berlin? Alors que l’affiche du festival « Move Berlim » donne à voir un corps métis musclé et figé dans une posture, proche de son imagerie habituelle, les quatre représentations auxquelles nous assistons sont autant de tentatives bien faibles pour contredire ces clichés.

D’abord, Denise Stutz. Elle parle portugais et les sous-titres sont en allemand. Qu’importe. La dame sait où elle veut emmener son public jusqu’à braquer la lumière sur lui pour réclamer son attention. Encouragé par son regard chaleureux et sa voix douce, on… lire la suite

Ils nous arrivent de Slovénie. Avec eux, le  théâtre est « fun ». Ils se présentent comme performeurs et nous applaudissent déjà, accueillants et séducteurs pour créer la confiance. Après ces quelques préliminaires « amoureux », « Four deaths » peut se poursuivre.

En fond de plateau, un grand écran vidéo projette à tour de rôle la photo de quatre artistes européens exceptionnels  (Pina Bausch, Tim Etchells, La Ribot et Marina Abramovic). Pour chacun d’eux, un comédien met en scène leur agonie, leur disparition. Entre l’image du « disparu »… lire la suite

Notre feuilleton printanier se poursuit. Toujours à « Komm’n’act », jeune festival européen  et marseillais, nous cherchons l’étincelle, sans nous laisser éblouir inutilement.

Le concert musical d’un duo épatant (Eduardo Raon, Inês Jacques), venu du Portugal, a créé la surprise au Théâtre des Bernardines. Le titre de leur spectacle, « she is not french, he is not spanish » en dit long sur leurs intentions: ne surtout pas se fier aux apparences. Il a beau jouer avec une harpe, cela ne l’empêche pas de se servir… lire la suite

La naissance d’un festival est souvent émouvante, surtout à Marseille, où le paysage culturel composé  d’îlots est loin de former un archipel. « Komm’n’act » est un drôle de nom et l’on ressent déjà sa filiation avec le « KunstenFestivalDesArts » de Bruxelles, manifestation pluridisciplinaire qui puise sa dynamique dans les ressorts d’un monde complexe. À Marseille, les apostrophes font office de liens tandis qu’à Bruxelles, la déclinaison linguistique de l’art en flamand et en français unit coûte que coûte. Marseille sera capitale européenne de la culture en… lire la suite

En entrant dans la salle, elle vous regarde pour ne perdre aucun spectateur de vue. Cette femme a l’écoute à fleur de peau. La scène est si petite qu’elle est quasiment acculée à ce mur sombre face à ce public si nombreux venu à Montevideo, espace de création contemporaine niché à Marseille. Nous l’envahissons comme si nous poussions la scène pour la réduire à une cellule de prison. Elle, c’est Sabine Tamisier. Sa robe rouge tranche avec la noirceur du lieu : « Casa nostra », monologue poétique sur l’amour,… lire la suite

Pour sourire un peu…Ces photos sont celles de la Médiathèque du Cannet, ville UMP des Alpes-Maritimes, dont le Maire Michèle Tabarot se fait une haute idée de la culture. Merci à Evelyne Biausser pour sa promptitude à photographier l’état de nos institutions culturelles dans le sud de la France !

Pascal Bély

www.festivalier.net



François Chaignaud et Cecilia Bengolea sont appréciés du Théâtre du Merlan de Marseille. Trois de leurs créations y sont présentées en moins d’une semaine. Les honneurs d’une Scène Nationale sont au mieux un beau pari sur l’avenir, au pire une stratégie de communication où la forme prime sur le fond.  La première « Pâquerette » avait fait le plein d’audience à Berlin et Paris ainsi que sur les blogs de critique. Leurs « stratégies de pénétration » avaient pourtant provoqué un débat un peu mou parmi les spectateurs et… lire la suite

Il nous reste le théâtre, quoiqu’il arrive.

En quittant le Théâtre Universitaire Antoine Vitez d’Aix en Provence, nous sommes sereins, sûrs d’avoir été respectés, considérés comme des sujets échappés d’une société médiatique et politique qui ne sait plus nous parler sauf à nous abreuvoir de considérations stratégiques et d’incantations à consommer toujours plus. La metteuse en scène Marie-José Malis et sa compagnie « La Llevantina » ont présenté « Le prince de Hombourg » de Heinrich von Kleist dans ce petit théâtre au coeur d’une université… lire la suite


Pour le Théâtre du Merlan, situé au nord de Marseille, « comment, entre refoulement et exhibitionnisme, représenter le sexe » ? Le théâtre, espace chaotique par excellence, pourrait donc s’emparer du sujet, pour proposer une troisième voie, « lever le voile » et « aller à la rencontre de l’imprésentable ». C’est à l’auteur et metteur en scène Pierre Meunier avec « Sexamor » que revient la responsabilité de répondre aux programmateurs du Merlan lors d’un cycle sur le sexe (sic).  Leur créativité est sans limites pour attirer vers eux… lire la suite

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